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Méthode d'inventaire de l'avifaune





Plusieurs méthodologies existent pour réaliser un recensement de l'avifaune dans un milieu. Certaines permettent un recensement quantitatif, d'autres qualitatif. Il s'agit notamment des IPA, des IKA, de la technique des plans quadrillés...


Indice Ponctuel d’Abondance (IPA)


L’Indice Ponctuel d’Abondance consiste pour un observateur à rester immobile pendant une durée déterminée pendant plusieurs minutes (5 à 20 minutes) et à noter tous les contacts avec les oiseaux (sonores et visuels).

Les points d’écoutes sont disposés de manière à ce que les surfaces suivies ne se superposent pas. Par conséquent, il est nécessaire de maintenir une distance minimum de 300m entre les points d’écoutes. En effet, la distance de détectibilité du chant des espèces varie en fonction des espèces : elle peut être de 300 mètres et plus pour des espèces comme les pics, et d’environ une centaine de mètres pour la plupart des passereaux.

Il est préférable de réaliser deux passages sur un même site d’observation. Le premier passage devra être réalise tôt au cours de la saison afin de détecter les nicheurs précoces et un autre plus tard dans la saison pour identifier les nicheurs tardifs. On retiendra pour chaque espèce la valeur maximale obtenue dans l’un des passages.

Cette méthode permet de déterminer les espèces présentes dans une zone donnée et leur densité dans cette zone. Les I.P.A. peuvent être convertis en densité «D» (nombre d’individus par unité de surface, conventionnellement fixée à 10 ha) selon l’équation : D = I.P.A. x C. «C» est un coefficient de conversion spécifique à chaque espèce, dont la définition, comme pour la méthode des I.K.A., nécessite des dénombrements simultanés sur plan quadrillé et par I.P.A.

Indice Kilométrique d’Abondance (IPA)


Cette méthode consiste à marcher dans un milieu donné en ligne droite sur une distance donnée en dénombrant tous les oiseaux vus ou entendus. On obtient ainsi un indice kilométrique d’abondance.

L’itinéraire prospecté doit être rectiligne, d’une longueur connue et comprise entre 500 et 1000 mètres. En-deçà de 500 m, les contacts sont trop peu nombreux ce qui introduit une cause d’erreur ; au-delà de 1000 m, il est difficile de trouver un milieu homogène. Les observations s’effectuent d’un seul côté de l’axe de progression, à une vitesse régulière (1 à 2 km/h) en marquant un arrêt tous les 20 mètres.

Comme pour la méthode des IPA, il est nécessaire de réaliser plusieurs passages afin de détecter à la fois les nicheurs précoces et les nicheurs tardifs. L’IKA doit être réalisé dans chaque milieu que l’on souhaite recenser.

Pour chaque dénombrement, les observations effectuées sont conventionnellement traduites en nombre de couples nicheurs selon l’équivalence suivante :
  1. un oiseau vu ou entendu criant : ½ couple
  2. un mâle chantant : 1 couple
  3. un oiseau bâtissant : 1 couple
  4. un groupe familial : 1 couple

L’exploitation des données consiste, pour chaque espèce, à diviser le nombre de couples obtenus par la longueur du trajet de dénombrement exprimée en kilomètres. Cet indice, l’IKA, est proportionnel à la densité. Celle-ci ne pourra être obtenue qu’en multipliant l’I.K.A. trouvé par un coefficient spécifique rendant compte de la distance à laquelle chaque espèce est « accessible » à l’observateur.


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Auteur

GB

Ingénieur écologue
Directeur de la publication
Responsable et fondateur de Conservation-nature.fr

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