La biodiversité : quand la nature se diversifie

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Définition : qu'est-ce que la biodiversité ?

Proposé pour la première fois en 1980 par le biologiste Thomas Lovejoy, le concept de diversité biologique, ou biodiversité, est plutôt récent. Elle est pourtant apparue voilà plusieurs milliards d’années avec la vie sur Terre, et s’est progressivement façonnée, modifiée au fil des millénaires, pour prendre le visage que nous connaissons aujourd’hui.

La biodiversité, c’est la diversité du vivant sur notre planète. Ce sont les multiples espèces végétales et animales dont nous faisons partie, avec leurs spécificités, leurs interactions entre elles et avec leur environnement. Des interactions qui permettent un échange continu de matière et d’énergie entre les différents constituants d’un même écosystème, et ainsi le maintien d’un équilibre dynamique dans le temps.

Entièrement dépendante de la variété des espèces qui la constituent, la richesse de la biodiversité est essentielle à la résilience des milieux naturels terrestres, marins ou aquatiques mais aussi à nos sociétés humaines qui profitent au quotidien de ses nombreux services. Depuis 1992 et le sommet de la Terre de Rio de Janeiro, sa préservation est devenue l’un des axes majeurs du développement durable.

Les différents niveaux d’organisation de la biodiversité

Notre planète accueille une diversité biologique époustouflante. Environ 1,7 millions d’espèces de plantes, d’animaux et de champignons ont actuellement été recensées, mais l’on estime qu’il pourrait en exister jusqu’à une centaine de millions. Et le chiffre grimpe à quelques milliards en prenant en compte les bactéries. Une seule cuillerée de terre en contient déjà 10 000 à 50 000 types différents.

Face à une variété aussi colossale, et pour faciliter la recherche, la biodiversité est généralement découpée en trois niveaux bien distincts.

diversité génétique

La diversité génétique

Il s’agit de la diversité du patrimoine génétique au sein d’une espèce ou d’une population. Ce sont les gènes qui déterminent la manière dont un organisme va grandir et développer des capacités qui lui seront propres.

Plus une espèce sera diversifiée sur le plan des gènes, plus il lui sera possible de s’adapter face aux évolutions de son environnement. La diversité génétique, en plus d’être la plus délicate à aborder parmi les niveaux de la biodiversité, est aussi très menacée aujourd’hui du fait de la disparition rapide de nombreuses espèces.

La diversité spécifique

La diversité des espèces est la plus simple à observer et la plus fréquemment étudiée. Il est question ici de recenser les espèces présentes dans un milieu, parfois à différentes périodes de l’année, afin d’en établir la richesse.

Les espèces ont un rôle spécifique à jouer dans leurs écosystèmes respectifs. L’augmentation ou la diminution d’une population sont des indicateurs facilement perceptibles de la santé d’un milieu naturel.

diversité spécifique
diversité écosystémique

La diversité écosystémique

Ce dernier niveau porte sur la répartition, le rôle et les interactions des espèces au sein d’un écosystème.

Le but étant à terme d’en savoir plus sur la manière dont les espèces s’affectent mutuellement ainsi que leur environnement, parmi la vaste diversité des habitats de notre planète.

Les éléments composants la biodiversité

Étroitement liée aux reliefs et aux conditions de vie offertes, la biodiversité est changeante et inégalement répartie à travers la planète. Les forêts tropicales et les prairies accueillent une vie bouillonnante par exemple, là où les déserts chauds et froids abritent une densité d’espèces plus réduite, quoique tout à fait étonnante.

De la même façon, les espèces animales et végétales se partagent entre les espèces sédentaires ou migratrices, annuelles ou saisonnières, et ainsi se façonnent les paysages. Dans sa vaste hétérogénéité, la biodiversité se partage entre trois composantes essentielles.

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La diversité des milieux naturels

Les 510 millions de km² de notre Terre abritent un patrimoine naturel tout à fait exceptionnel. Forêts tropicales humides, sommets rocheux, déserts brûlants cèdent tour à tour la place à des savanes sèches ou de vastes étendues de banquise ouvertes sur l’océan, et ainsi les paysages se font et se défont au rythme des saisons.

C’est à cette variété de climats, de reliefs, de températures que nous devons la diversité spectaculaire des espèces que nous côtoyons aujourd’hui. Une diversité qui s’est développée au fur et à mesure de plusieurs milliards d’années d’évolution et qui a forgé la richesse des écosystèmes de notre planète.

Dans ces milieux changeants dont nous faisons partie, nos activités humaines ont forcément une incidence sur le rythme de la nature et sur la biodiversité associée. Alors que beaucoup de ces trésors nous sont encore inconnus, il nous appartient désormais de repenser notre impact sur notre environnement au profit d’une cohabitation bien plus durable.

Les différents écosystèmes

Les plantes (la flore)

Situées à la base de cette chaîne alimentaire, les plantes font partie intégrante de tous les écosystèmes.

La biocénose se décompose en effet en trois grands groupes : les producteurs primaires, les consommateurs (les animaux) et les bioréducteurs (les micro-organismes) qui participent à la décomposition de la matière morte.

En tant que producteurs primaires, les végétaux puisent dans le sol, l’air et l’eau les éléments minéraux dont ils ont besoin pour fournir aux écosystèmes de la matière organique et des éléments chimiques essentiels à la vie. Un processus qui n’est possible que grâce à la lumière du soleil, par la photosynthèse.

D’autre part, les espèces végétales servent aussi de nourriture aux consommateurs herbivores qui eux-mêmes alimentent de nombreux consommateurs carnivores. Les plantes participent donc au maintien de l’équilibre du vivant dans tous les milieux terrestres.

Notre encyclopédie des plantes
les plantes
les animaux (la faune)

Les animaux (la faune)

Par opposition à la flore, la faune fait référence à l’ensemble des espèces animales caractéristiques d’une époque définie et d’un écosystème donné. Selon les zones géographiques qui lui sont associées, elle revêt des formes très diverses et varie au rythme des saisons qui accompagnent les migrations.

On fait généralement la distinction entre la microfaune, la macrofaune et la mégafaune, où l’on retrouve les animaux terrestres les plus imposants, mais aussi entre les espèces herbivores et carnivores. Émergent alors des relations de prédation, de symbiose ou de compétition.

Par leurs interactions et leur activité, tous contribuent à façonner leur habitat, assurant le maintien des conditions nécessaires à la vie dans tous les écosystèmes de la planète. Étroitement liée aux plantes, la faune est notamment essentielle à la survie de nombreuses espèces végétales, à travers le processus de la pollinisation.

Les animaux menacés sur notre planète

6 questions pour comprendre la biodiversité

Quel est le rôle de la biodiversité ?

Derrière sa valeur culturelle, récréative et esthétique, la biodiversité remplit également une multitude de missions essentielles au maintien de nos sociétés humaines et à la survie de tous les écosystèmes de notre Terre. Les services rendus, observables à bien des niveaux, touchent notamment à :

L’approvisionnement

En combustibles, en matériaux de construction mais aussi en nourriture tout particulièrement. Si les pays en développement dépendent le plus directement des ressources naturelles des forêts et des océans, c’est toute l’agriculture mondiale qui repose sur la richesse et les fonctions occupées par la biodiversité.

Ce sont les vers de terre ou les taupes qui participent à la fertilisation des sols, les chauve-souris qui débarrassent les cultures de leurs nuisibles, les abeilles et autres insectes qui contribuent à la pollinisation. Rien qu’en Europe, plus de 80% des cultures dépendent de la pollinisation effectuée par les insectes.

La régulation de l’environnement

Qu’il s’agisse du stockage du CO2, de la régulation du climat ou du ralentissement de l’érosion des sols… De la biodiversité dépend la résilience des écosystèmes face aux pressions extérieures.

La santé

Bien des avancées médicales ont été possibles grâce à la biologie et à la génétique des plantes, des champignons et des animaux. 

Près de 70% des molécules permettant la lutte actuelle contre le cancer ont été tirées des forêts tropicales. La théophylline, utilisée dans le traitement de l’asthme, provient des cacaoyers. Certains arbres présents dans les forêts d’Amérique du Nord produisent un composé essentiel dans la lutte contre les bactéries résistantes aux antibiotiques. 

En réalité, la vaste majorité de nos médicaments modernes dépendent de la bonne santé de la biodiversité. Et celle-ci est loin d’avoir livré toutes ses richesses.

Pourquoi parle-t-on de crise de la biodiversité ?

Avec environ 15 000 nouvelles espèces découvertes chaque année, le travail de recensement de la biodiversité est loin d’être terminé. En parallèle, les scientifiques estiment que le rythme actuel de sa disparition serait jusqu’à 1000 fois supérieur au rythme naturel d’extinction.

Et pourtant, le déclin des espèces est un processus naturel. La Terre a toujours vu l’apparition et la disparition d’espèces au cours de son Histoire, et la biodiversité a déjà connu plusieurs extinctions massives sous l’effet de périodes glaciaires, d’éruptions volcaniques massives et autres phénomènes naturels extrêmes. La différence avec la crise que nous connaissons aujourd’hui, et que certains apparentent déjà à une sixième extinction de masse, étant que celle-ci est bien plus rapide et presque exclusivement liée aux activités humaines.

Désormais,environ 40% de toute la production primaire de la planète, soit la matière organique produite par les plantes et sur laquelle repose la biodiversité, est consommée par l’Homme et son bétail. On estime qu’il ne resterait actuellement plus que 3% d’animaux sauvages, les humains et les animaux de ferme composant le reste. 

Le déplacement d’espèces d’un continent à l’autre sous l’effet des activités anthropiques a permis la multiplication d’espèces envahissantes dans des écosystèmes autrefois épargnés tandis que sept espèces d’abeilles, indispensables pour la pollinisation de nos cultures, sont déjà classées comme en danger critique d’extinction.

Un recul de la faune et de la flore qui s’observe y compris chez les espèces qui ne sont pas encore en danger immédiat d’extinction. Avec le risque croissant de mettre en péril une multitude d’autres espèces nécessaires à la production d’oxygène ou de nourriture par exemple, ou au maintien global d’une planète habitable pour nous tous.

70% des espèces de vertébrés ont décliné au cours du siècle dernier. Et, suivant le rythme actuel de la destruction des habitats naturels, près de la moitié de toutes les espèces du monde pourraient être menacées d’extinction avant la fin de ce siècle-ci.

Quel est l’état actuel de la biodiversité ?

L’érosion qui touche actuellement la biodiversité s’étend à toutes les espèces de tous les écosystèmes, sur tous les continents. Ce sont au total près d’un tiers des espèces de la planète qui sont aujourd’hui menacées et leur proportion est en constante augmentation.

L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature nous indique le déclin en cours de 40% des amphibiens, 33% des coraux, 31% des raies et des requins, 25% des mammifères, ou encore 14% des oiseaux. En parallèle, les milieux humides indispensables à l’approvisionnement en eau ont reculé de 35% depuis les années 1970, et les forêts tropicales pourraient avoir disparu d’ici à 70 ans si le rythme de la déforestation ne ralentit pas. Avec l’altération déjà visible de bon nombre de services rendus par les écosystèmes, tels que la production de ressources renouvelables et l’absorption du CO2. Les pays en développement y sont d’ailleurs particulièrement vulnérables.

La biodiversité en France 

Une multitude d’habitats naturels et d’espèces se partagent le territoire français, y compris dans les récifs coralliens d’outre-mer répartis dans les trois océans de notre planète. Diverses études ont cependant mis en évidence le mauvais état de conservation général de la biodiversité du pays, avec des situations très contrastées selon les régions et les espèces.

Parmi les grands perdants, les milieux ouverts herbacés tels que les prairies dont seuls 45% parviennent à maintenir un état de conservation favorable. Une proportion qui chute sous les 10% en ce qui concerne les zones humides et côtières.

Du côté de la faune, 18% des espèces observées étaient déclarées éteintes ou menacées au 1er février 2019, avec notamment un effondrement des populations d’insectes et le net recul de bon nombre d’oiseaux. Les grands prédateurs terrestres comme le loup et l’ours que l’on rencontre essentiellement en Provence Alpes Côte d’Azur, en Rhône Alpes ou en Auvergne tendent aussi à régresser face à la dégradation des milieux naturels. 

Or, ce sont eux qui contribuent largement à l’équilibre des écosystèmes qu’ils occupent, en régulant la présence des espèces herbivores.

Quelles sont les principales menaces sur la biodiversité ?

L’action des vagues sur les zones côtières, le vent, le déplacement des glaces ou l’alternance de périodes de gel et de dégel sont autant de causes naturelles pouvant expliquer l’érosion de la biodiversité. Mais c’est aux activités anthropiques que nous devons le déclin massif que nous observons aujourd’hui, à travers notamment cinq facteurs principaux.

La dégradation des habitats et des milieux naturels 

600 millions de personnes peuplaient la Terre au XVIIIe siècle. Nous étions 7,7 milliards en 2019. Et forcément, l’accroissement démographique s’est accompagné d’une exploitation accrue des ressources limitées de notre planète.

C’est au drainage des rivières et des zones humides, à la construction de routes et de bâtiments mais aussi essentiellement à la déforestation que nous devons la disparition des habitats naturels. Celle-ci se poursuit toujours à un rythme effréné avec la coupe de près de 13 milliards d’hectares par an dans le monde, notamment dans les forêts tropicales qui abritent pourtant une biodiversité d’une extraordinaire richesse. Décimées par les incendies ou pour laisser place à une dépendance massive  aux cultures de palmiers à huile et de soja, les forêts du bassin amazonien ont ainsi reculé de 12% au cours de la seule année 2020. Avec le risque de voir s’éteindre certaines espèces rares telles que l’ara hyacinthe, le dauphin rose ou le jaguar d’Amazonie.

Le braconnage et la surexploitation des ressources naturelles 

Sur terre comme en mer, trop peu de quotas de chasse et d’exploitation sont encore respectés à l’heure actuelle. La surexploitation de la faune et de la flore est directement liée aux besoins humains en nourriture, en vêtements et en médicaments mais aussi à la recherche d’animaux ou de produits rares, voire même au simple plaisir comme c’est le cas de la chasse sportive.

On estime que le commerce illégal d’espèces sauvages, que ce soit pour la viande de brousse, la fourrure, les organes et pour en faire des animaux de compagnie, générerait chaque année plusieurs milliards de dollars. Un marché presque aussi lucratif que les armes ou la drogue, et qui menace aujourd’hui quelque 9000 espèces terrestres, les défenses d’éléphants et les écailles de pangolin comptant parmi les produits les plus prisés.

Sous les eaux, ce sont 75% des stocks de poissons qui sont surexploités. La surpêche commerciale, associée aux nombreuses captures accidentelles, a ainsi fait passer certaines espèces telles que le thon rouge, le mérou, le flétan de l’Atlantique mais aussi le requin blanc parmi les espèces menacées.

L’introduction d’espèces invasives

On parle d’espèces invasives pour désigner les organismes animaux ou végétaux introduits volontairement ou accidentellement dans des écosystèmes auxquels ils n’appartenaient pas initialement. Avec la multiplication des échanges commerciaux terrestres, maritimes, ou via la pollution plastique des océans, bon nombre de ces organismes ont traversé la planète et se propagent désormais dans de nouvelles régions où ils causent d’importants déséquilibres dans la biodiversité locale. 

C’est le cas de la carpe asiatique par exemple, des porcs sauvages ou de la jacinthe d’eau, qui étouffent déjà les ressources dont dépendent d’autres espèces indigènes. On estime que les espèces invasives seraient ainsi à l’origine de plusieurs centaines d’extinction depuis le XVIe siècle.

Les pollutions 

Déchets, pesticides, déversements de pétrole, les pollutions auxquelles est confrontée la biodiversité revêtent de nombreuses formes. La multiplication des substances chimiques dans le sol, l’air et les eaux, en plus de nuire à une vaste quantité d’insectes et de petits mammifères terrestres, cause des dégâts considérables au sein des océans du monde. 

On pense notamment aux morts régulières par blessure, ingestion ou asphyxie d’une multitude de poissons, oiseaux et espèces marines confrontées à la pollution plastique, mais aussi à la prolifération d’algues toxiques et à la contamination de tous les maillons de la chaîne alimentaire, y compris à notre niveau.

S’ajoutent aussi les pluies acides, la pollution sonore et la pollution lumineuse qui ont poussé d’autres espèces vers le déclin en impactant le rythme de leur reproduction.

Le changement climatique

Le réchauffement climatique est à la fois une menace en lui-même mais aussi un facteur aggravant des autres causes de l’érosion de la biodiversité. 

À mesure que les températures augmentent sous l’effet de l’émission de gaz à effet de serre notamment, les habitats et les courants se modifient, les eaux montent, les sécheresses, les incendies, les inondations se multiplient, poussant les espèces vers la migration lorsqu’elles le peuvent, ou vers l’extinction. 

Des migrations d’une aire de répartition à une autre qui ne sont pas sans conséquences pour les espèces indigènes, et que les aménagements du territoire effectués par l’Homme rendent parfois impossibles. 

Le saumon du Pacifique par exemple, touché par le réchauffement climatique, est empêché de rejoindre certains des cours d’eau qu’il fréquentait à l’origine du fait de l’installation de barrages. Alors le saumon est en déclin, ce qui affecte les autres espèces qui en dépendent.

Quelles sont les espèces les plus en danger dans le monde ?

L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) répartit les différentes espèces entre « non évaluées »,« données insuffisantes », « moins préoccupantes », « quasi menacées », « vulnérables », « en danger », « en danger critique d’extinction », « éteintes à l’état sauvage » et « éteintes ». 

Après avoir perdu le tigre de Tasmanie ou la tortue géante Pinta, tous deux chassés jusqu’à l’extinction, le léopard de l’Amour, le gorille et le rhinocéros de Sumatra figurent aujourd’hui parmi les espèces les plus menacées, tout comme le marsouin vaquita, dont il resterait moins d’une douzaine d’individus à l’état sauvage.

Certains programmes scientifiques avancés tentent désormais d’empêcher la disparition totale d’une poignée d’espèces particulièrement vulnérables telles que le rhinocéros blanc du Nord dont on ne dénombre plus que deux individus, deux femelles, à travers le monde.

Quelles mesures pour préserver la biodiversité ?

S’il y a urgence à agir pour protéger la biodiversité, il n’est pas encore trop tard. Après les ambitions de la Convention sur la Diversité Biologique tracées en 2010, ou l’Accord de Paris sur le réchauffement climatique rejoint récemment par les États-Unis sous la présidence de Joe Biden, la prochaine conférence des Nations Unies sur la biodiversité qui se tiendra en octobre 2021 sera l’occasion de discuter de nouveaux objectifs. 

En ligne de mire notamment, une meilleure gestion des ressources offertes par la nature, et la mise en place de systèmes alimentaires mieux adaptés aux défis de demain.

Conservation de la faune et écotourisme 

Bon nombre d’organisations se consacrent aujourd’hui à la conservation de la biodiversité.

Avec la National Wildlife Federation, le Sierra Club ou le Jane Goodall Institute pour ne citer qu’elles, les aires protégées pour la vie sauvage s’étendent et les populations locales sont davantage sensibilisées aux menaces des écosystèmes qui les entourent.

En parallèle, l’écotourisme connaît un engouement croissant depuis quelques années. 

L’African Wildlife Foundation s’est ainsi associée au gouvernement rwandais pour protéger les gorilles de montagne en voie de disparition à travers des safaris animaliers. Safaris qui contribuent également à renforcer les économies locales et que l’on retrouve essentiellement en Afrique mais aussi en Asie. De quoi attirer davantage l’attention sur le sort préoccupant des éléphants, des pandas géants et des tigres du Bengale.

Élevage en captivité

C’est dans les années 1960 que les premiers programmes d’élevage en captivité ont vu le jour. Si tous n’ont hélas pas mené au succès, ils restent à l’heure actuelle l’un des recours privilégiés pour stabiliser les populations d’espèces menacées et pour les aider à croître de nouveau. 

Tandis que certains animaux sont destinés à passer leur vie en captivité, au sein de zoos notamment, d’autres seront progressivement réintroduits dans la nature. C’est le cas du mandrill et de l’okapi par exemple.

Préservation des océans

En mer, une poignée d’organismes tels que Sea Shepherd Conservation Society, Oceana et The Cousteau Society  participent aussi à faire la différence, en parallèle des initiatives globales prises par les États. Au-delà de la surpêche, les mesures portent aussi sur le blanchissement des récifs coralliens, la pollution plastique, la chasse commerciale et l’acidification des océans.

Quels gestes pour protéger la planète ?

États, collectivités, entreprises, c’est aussi nous, en tant que citoyens, qui avons un rôle à jouer dans la préservation de la biodiversité. Pour autant, pas toujours facile de savoir comment changer nos habitudes de vie. Il suffit pourtant de commencer par quelques gestes simples pour tendre vers un quotidien bien plus responsable. 

À la maison

J’entretiens mon réfrigérateur/congélateur

Si les appareils de froid sont très énergivores, il est possible de les rendre un peu plus vertueux.

On veillera par exemple à maintenir la température de notre réfrigérateur entre 0 et 4 degrés, et l’on évitera d’en ouvrir la porte trop régulièrement ou trop longtemps. Inutile également d’y placer les emballages cartonnés de nos produits, et pas question de réserver au frais des préparations encore chaudes qui entraîneraient une surconsommation d’énergie.

Un nettoyage régulier de la grille, ou un dégivrage du congélateur tous les 3 à 6 mois assureront également une meilleure durée d’utilisation et une consommation d’énergie mieux maîtrisée. Indispensable lorsque l’on sait qu’une couche de givre de 3 mm entraîne une surconsommation de 30 % !

Je privilégie les appareils électroménagers de classe A 

Créées en 1992, les classes énergétiques vont aujourd’hui de A+++ pour les appareils les plus efficaces énergétiquement à D pour les mauvais élèves. On compte généralement un différentiel de 20% entre chaque classe.

Je privilégie les lavages à 30°C 

De 1,3 kWh pour un lavage à 60°C, la consommation d’électricité dégringole à 0,4 kWh avec un lavage à 30°C ! Amplement suffisant pour les lessives quotidiennes et sans surdose de produit, les machines à laver ayant gagné en performances au fil des années.

Je répare ou je fais réparer avant de racheter 

Une fermeture éclair cassée, un grille-pain qui décide tout à coup de ne plus fonctionner… D’autres possibilités existent avant de se tourner vers l’option poubelle !

Réparer ou faire réparer ses objets s’inscrit pleinement dans le principe d’économie circulaire en permettant à la fois de limiter la production de déchets, d’économiser des matières premières et de soutenir les commerces locaux. 

Le recyclage interviendra en dernier recours, si la réutilisation n’est pas possible.

Je troque mes objets jetables contre des alternatives réutilisables

Grâce à la prise de conscience écologique observée ces dernières années, pratiquement tous les objets jetables du quotidien ont désormais leur équivalent réutilisable. 

Nos bouteilles et contenants en plastique cèdent la place aux gourdes en inox et aux boîtes de conservation en verre, les brosses à dents en bambou à tête interchangeable remplacent peu à peu nos brosses à dents traditionnelles, éponges et lingettes démaquillantes passent au lavable… Même les produits de beauté et nettoyants chimiques côtoient aujourd’hui leurs alternatives naturelles. L’occasion de se laisser aller à quelques découvertes ! 

Je privilégie le savon solide et les produits zéro déchet

Si le savon faisait déjà des merveilles dans les salles de bain de nos grands-mères, il revient largement sur le devant de la scène pour ses ingrédients plus naturels et son emballage réduit voire inexistant comparé aux gels douche. 

Depuis, shampoings, dentifrices ou déodorants ont aussi fait le pari du solide, et ça marche ! Des alternatives bonnes pour le corps et la planète mais aussi pour le porte-monnaie grâce à leur durée d’utilisation généralement supérieure aux produits classiques.

Je préfère les douches quotidiennes aux bains 

Là où un bain consomme jusqu’à 200 litres d’eau, une douche de 4 à 5 minutes n’en consomme que 30 à 80 litres. On pensera à couper l’eau le temps de se savonner, et l’on installera peut-être un pommeau de douche écologique qui aidera à réduire notre consommation de 50 à 60% de plus ! 

J’éteins la lumière en quittant une pièce 

Un geste encore loin d’être acquis et qui permet pourtant de faire de belles économies d’énergie. On en profitera également pour utiliser au maximum la lumière naturelle avant d’allumer.

J’installe des ampoules basse consommation

Les ampoules basse consommation durent 8 fois plus longtemps que les ampoules classiques, tout en consommant 3 à 5 fois moins d’énergie ! Celles-ci nécessitant toujours un peu de temps avant d’éclairer à pleine puissance, on évitera de les installer dans un lieu de passage où l’on préférera plutôt un éclairage LED.

Au jardin / au balcon

Je me mets au compost

Environ la moitié du contenu de nos poubelles est constituée de déchets organiques. 

En prenant exemple sur le processus de recyclage de la matière organique déjà observé dans la nature, il est possible de revaloriser ces déchets pour obtenir un engrais 100% naturel à disposer sur nos parcelles de terrain ou dans nos bacs à fleurs. On trouve aujourd’hui des bacs à compost de toutes tailles dans le commerce. 

Je consomme l’eau de manière raisonnable et intelligente 

Non chlorée et pauvre en sels minéraux, l’eau de pluie reste la meilleure option pour l’arrosage des plantes. On la récupérera à l’aide de bacs placés directement au bas des gouttières. Elle sera ensuite redistribuée par micro-irrigation ou via un système de goutte-à-goutte, pour un arrosage localisé plus efficace et plus économique.

J’évite l’utilisation de pesticides et de produits chimiques

Finis les herbicides et autres produits phytosanitaires que l’on retrouve à terme dans les eaux et les sols. On préférera le paillage pour éviter le développement d’herbes indésirables, les coccinelles pour venir à bout des pucerons, ou encore les coquilles d’œufs émiettées au pied des plantes qui feront fuir les nuisibles !

À l’heure du repas

Je couvre mes casseroles lors des cuissons

À l’intérieur d’une casserole couverte, la vapeur reste emprisonnée ce qui permet une augmentation plus rapide de la chaleur. Le temps de cuisson est ainsi réduit, et ainsi la consommation d’énergie diminue d’environ 30%.

Je réduis ma consommation de viande

Au-delà de la souffrance animale, la production d’un seul kilo de bœuf nécessite environ 20 000 litres d’eau et génère autant de gaz à effet de serre qu’un trajet de 60 km en voiture. Sans se lancer du jour au lendemain dans un régime 100% vegan ou végétarien, l’heure est à la découverte de nombreuses options végétales riches en goût !

Je cuisine de saison et favorise les produits locaux et bio

Il y a quelque chose d’anormal dans le fait de consommer des tomates toute l’année ou des avocats importés depuis l’autre côté de la planète à tous les repas. On s’autorisera de temps à autre une mangue pour se faire plaisir bien sûr mais s’il s’agit de respecter le rythme de la nature et de lutter contre la pollution, on se tournera vers les fruits et les légumes locaux au fur et à mesure de leur apparition sur les étals de notre primeur. Alors on patiente jusqu’à juin pour savourer ses fraises et l’on privilégie le bio qui nous garantit des méthodes de production bonnes pour la santé et pour la planète !

Je favorise le fait maison

Loin des plats tout prêts généralement trop gras, trop sucrés et trop salés, la cuisine maison est un excellent moyen de cuisiner de saison tout en limitant le gaspillage alimentaire et en faisant quelques économies. Parfaite également pour savoir précisément ce que l’on met dans notre assiette, on adaptera nos menus en fonction du temps dont on dispose, quitte à devenir des as du batch cooking. À vous les mijotés savoureux et les yaourts maison !

En déplacement

Je limite l’utilisation de ma voiture et favorise les transports en commun

Les transports sont responsables de 29% de la pollution atmosphérique en France et la voiture compte à elle seule dans 50 à 70% des déplacements quotidiens. En parallèle, le bus par exemple émet jusqu’à 35% de CO² en moins en emportant en un seul voyage un grand nombre de passagers tandis que le tramway s’étend à travers l’hexagone en étant à la fois propre et silencieux ! Pour de courtes distances, 5 à 7 km environ, il y a aussi le vélo qui se révèle plus rapide que la voiture et qui participera à nous maintenir en forme tout autant que la marche à pied.

Je cherche si possible des alternatives à l’avion

Responsable à elle seule de 2% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, l’aviation trône en tête des modes de transport les plus polluants. S’il serait difficile de s’en passer pour voyager à l’international sur de longues distances, on réfléchira à d’autres alternatives pour les trajets nationaux. Et l’on pourra compenser son impact carbone par toutes sortes de petits gestes quotidiens !

Je fais attention à ne pas laisser de déchet dans la nature

Les déchets abandonnés en pleine nature ne font pas que nuire aux paysages, ils polluent aussi les sols, l’air et les eaux jusqu’aux nappes phréatiques. On prendra soin de les rassembler dans un sac et de s’en délester à la prochaine poubelle pour continuer de profiter d’une nature intacte !

Dans les magasins

Je refuse le suremballage

Le premier rôle d’un emballage reste de protéger le produit qu’il entoure mais le suremballage que l’on observe aujourd’hui sert davantage une fonction marketing. Adieu portions individuelles, films plastiques et cartons en tous genres, miser sur des produits moins emballés permettra déjà d’alléger nos poubelles de 30 à 50%.

Je privilégie les achats en vrac

Fruits, légumes, céréales, viandes ou fromages à la coupe… Avec des filets et quelques bocaux rangés dans notre panier de courses, il est possible de dire adieu aux emballages tout en achetant la juste quantité et en faisant des économies ! 

Je repère les labels éco responsables

Pas facile de s’y retrouver entre les différents labels écologiques tant ils sont nombreux. Pour décrypter plus simplement les emballages et acheter en toute conscience, on s’efforcera de connaître et de comprendre certains labels fondamentaux. 

Le logo AB Agriculture Biologique par exemple, que l’on retrouve sur certains cosmétiques et produits alimentaires, garantit que 95% des ingrédients présents dans le produits sont d’origine naturelle tandis que tandis que le Point Vert indique que l’entreprise qui a mis le produit en vente participe au programme français de valorisation des déchets ménagers. Ce qui ne signifie pas que le produit est recyclable !

Je me renseigne sur ce que j’achète

Dans le même ordre d’idées, l’adoption d’une alimentation plus saine et plus équilibrée passera généralement par le décryptage des étiquettes.

On préfèrera ainsi les ingrédients naturels aux aliments transformés (contenant généralement des additifs) et les listes d’ingrédients les plus courtes possible sachant que tous sont mentionnés et classés selon leur abondance dans le produit fini.

On gardera aussi en tête que le marquage des œufs commence avec un chiffre compris entre 0 et 3, 0 désignant les œufs issus de l’agriculture biologique et 3 les œufs issus de poules élevées en cage.

Un rapide coup d’œil à l’origine du produit enfin (lieu de récolte, de transformation, pays d’élevage et d’abattage…) et ce sont nos assiettes qui gagneront rapidement en saveurs et en qualité !

Je découvre mes commerçants de proximité

Face aux grandes surfaces en recul progressif depuis quelques années, ce sont les commerces de proximité qui gagnent du terrain. En plus de favoriser le lien social, ils apportent un vrai dynamisme aux quartiers dans lesquels ils se trouvent tout en contribuant à la préservation de l’environnement. Un vrai gage de produits de qualité, qui donne envie de passer en cuisine ! 

J’offre des cadeaux immatériels

Puisque les objets s’entassent à la maison et qu’il n’y a au fond que les souvenirs qui restent vraiment, les cadeaux immatériels signent leur grand retour quelle que soit l’occasion. Cela peut être un soin dans un institut, une nuit insolite dans une cabane perchée, une place de concert ou une dégustation de vin au cœur d’un vignoble. Les plus créatifs pourront même s’essayer à la refonte complète d’un site web ou à la mise en place d’un petit concert acoustique, ce ne sont pas les idées qui manquent !

Je signe des pétitions

Agir en ligne en signant des pétitions ou en soutenant financièrement certains projets sera un moyen supplémentaire de faire pression sur les décisionnaires politiques et économiques. Il en existe de toutes sortes aujourd’hui, portant sur une espèce en particulier ou sur la biodiversité au sens plus large. 

À parcourir, à signer et à partager pour sensibiliser le plus grand nombre ! 

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