La poubelle bleue

La poubelle bleue est la poubelle « papier ». On y place tous les déchets recyclables tels que les papiers, les journaux, les publicités papier, les magazines, les prospectus… En effet, la quasi-totalité des papiers sont recyclables. Pourtant, en France, le taux de recyclage des papiers n’est que de 55%. La réunion des poubelles bleue et jaunes a pour but d’augmenter ce taux de recyclage en augmentant le taux de collecte. Bien souvent, les papiers sont jetés dans la poubelle noire, ce qui ne permet pas de les récupérer afin de les traiter correctement. Pourtant, un papier correctement recyclé peut avoir jusqu’à 7 vies et devenir du papier d’impression, du papier hygiénique ou du matériau d’isolation.

Environ 30 millions de Français sont concernés par le tri, soit près de la moitié de la population. Les ambitions gouvernementales prévoient de faire passer ce chiffre à l’ensemble des Français sur les prochaines années, en mettant des actions spécifiques en place telles que la simplification du tri. Cette simplification a pour but, comme son nom l’indique, d’inciter la population à recycler en rendant cette pratique plus intuitive et plus aisée au quotidien. Cela signifie qu’on trouve de moins en moins souvent la poubelle bleue, car elle est souvent supprimée au profit de la poubelle jaune : les papiers et les magazines rejoignent donc les autres emballages recyclables comme les plastiques et les emballages en carton. Cette simplification, qui a pour but d’augmenter la proportion de déchets recyclés, est à l’essai dans plusieurs villes de France, dont Paris. Les premiers résultats sont encourageants : les habitants recyclent mieux, et plus, lorsque les consignes sont simplifiées. On note par exemple une augmentation de 4 kg de déchets recyclés par an et par habitant, dont 2 kg de plastique et 2 kg d’autres déchets (verre, métal ou carton).

Les poubelles spécifiques

Outre le verre, le plastique et le papier, les Français jettent beaucoup d’autres objets qui ne sont pas forcément recyclable. Pour cela, ont été mises en place les poubelles spécifiques qui, comme leur nom l’indique, concernent les déchets qui ne sont pas quotidiens, et/ou qui nécessitent un traitement particulier en raison de leur haut potentiel de pollution. On compte par exemple parmi ces déchets spécifiques les piles et les petites batteries. Ces déchets doivent être collectés à part pour ne surtout pas être mélangés avec d’autres : en effet, ils sont très polluants s’ils se dégradent seuls dans la nature et risquent de contaminer les sols et les eaux. De plus, les piles et les batterie contiennent des ressources naturelles rares, telles que le fer, le nickel ou le zinc. L’extraction de ces ressources est en elle-même très polluante, c’est pourquoi il est préférable de les recycler pour éviter une nouvelle extraction. Ces métaux pourront aussi être réemployés dans l’industrie en formant des alliages à forte valeur ajoutée, comme le plomb ou le cobalt. Les boîtes de collecte de piles se sont multipliées partout en France, et il est désormais facile de trouver sur Internet le point de collecte le plus proche de chez soi.

La procédure est la même pour les appareils multimédia, comme les ordinateurs, les téléphones ou les ordinateurs. S’il n’est pas possible de les reconditionner pour les remettre en circulation (des entreprises se sont positionnées sur ce créneau et permettent de donner une seconde vie à ces appareils), il existe alors des points de collecte, souvent dans les grandes enseignes multimédia, pour les déposer. Cela évite que ces appareils se retrouvent dans des décharges à ciel ouvert, où ils mettront très longtemps à se décomposer en polluant fortement l’environnement. Pour d’autres déchets encombrants, comme les meubles ou l’électroménager, les mairies des communes mettent à disposition plusieurs ressources, comme la déchetterie ou le service des encombrants. Bien sûr, il est toujours préférable de se tourner vers des alternatives (réparation, troc, vente d’occasion) avant d’envisager une mise au rebut.