Qu’est-ce que le braconnage ?

La prise de conscience écologique a permis une certaine médiatisation de l’urgence climatique ou de l’impact négatif de nos déchets, mais la nature est aussi mise en danger de bien d’autres façons.

Le braconnage représente par exemple la deuxième plus grande menace pour les espèces, juste derrière la destruction des habitats naturels. Et le danger est d’autant plus grand que les bandes organisées se durcissent et se multiplient tandis que les politiques restent globalement insuffisantes.

Où ce braconnage risque t-il de nous entraîner ? Que peut-on faire concrètement pour limiter sa progression ? C’est ce que nous allons essayer de comprendre dans ce nouveau podcast.

Définition du braconnage

Le braconnage pour commencer, c’est l’action de chasser ou de pêcher de manière illégale soit en s’attaquant à des espèces protégées, soit en œuvrant sans autorisation et en utilisant des moyens non autorisés. À la différence de la chasse légitime à laquelle se livrent par exemple les populations autochtones dans les forêts tropicales pour se nourrir, le braconnage ne tient compte d’aucun quota de prélèvement de la faune sauvage.

Sont principalement menacés les éléphants d’Afrique, les rhinocéros, les grands singes et les félins, mais ce sont en tout plusieurs milliers d’espèces qui sont traquées à travers la planète pour leur peau, leurs cornes et pour servir d’animaux de compagnie.

Après la capture, un véritable trafic se met en place via un commerce illicite soutenu majoritairement par les populations les plus pauvres et par des réseaux mafieux de plus en plus organisés. Il faut dire qu’il y a beaucoup à gagner dans ce type d’économie parallèle, et que les sanctions sont en revanche très limitées.

Qui sont les braconniers ?

Finie l’image du chasseur en tenue coloniale parcourant la savane, le fusil à la main, les braconniers d’aujourd’hui opèrent dans des réseaux quasi professionnels. Ils ont recours à des kalachnikov ou des fusils à visée nocturne, et se déplacent en camion ou en hélicoptère, principalement à travers les continents africain et asiatique.

Avec près de 160 milliards d’euros de recettes générés chaque année, le braconnage s’est hissé à la troisième place des activités illicites les plus lucratives au monde, juste derrière le trafic de drogue et le trafic d’armes.

L’argent récolté sert ensuite en partie à financer des groupes armés comme Al-Qaida en Irak, ou les Janjawid au Soudan. Au total, 8 pays sont particulièrement reconnus pour être des moteurs majeurs de ce trafic : le Kenya, l’Ouganda, la Tanzanie mais aussi la Thaïlande, la Malaisie, le Vietnam, les Philippines et la Chine qui contribuent à entretenir une demande toujours croissante.

L’état des lieux

Chaque année, ce sont environ 600 millions de requins et poissons tropicaux, 56 millions d’animaux à fourrure, 6 millions d’oiseaux, 2 millions de reptiles et 30 000 primates qui sont exposés au braconnage et tués pour leurs écailles, leurs ailerons, leur fourrure, leur ivoire ou leurs cornes.

Parmi eux, le pangolin qui a marqué notre histoire suite à la pandémie mondiale. Il est en réalité le mammifère le plus braconné au monde, à la fois pour sa viande et pour ses écailles à partir desquelles on fabrique des bijoux.

En France, le commerce illégal de reptiles protégés a explosé dernièrement et près de 2 millions d’oiseaux, rouge-gorges, ortolans, petits passereaux en tous genres, sont braconnés chaque année. Une pratique relativement assumée d’ailleurs puisque l’État lui-même autorise le non-respect des lois concernant les espèces protégées, face à la pression des syndicats de chasseurs. Quant à la civelle, cette petite larve d’anguille d’Europe, si elle est aujourd’hui en danger critique d’extinction c’est parce qu’elle constitue un plat de luxe dans les pays asiatiques, et qu’elle subit un braconnage sans précédent.

Du côté de l’Afrique, plus aucune région n’est épargnée. Parmi les populations d’éléphants, les morts par balle sont désormais plus fréquentes que les morts naturelles et l’on estime qu’environ 3 rhinocéros meurent chaque jour. Il n’en resterait actuellement même pas 29 000 individus sur notre Terre.

Pour ce qui est des girafes, il aura fallu moins de 30 ans pour voir leur population diminuer de 40 %. Pire encore, au Kenya, un groupe de braconniers a tué l’unique girafe blanche femelle au monde, accompagnée de son petit. Il ne reste désormais plus qu’une seule girafe de cette espèce en Afrique.

Quant aux primates que l’on retrouve dans les forêts tropicales ou équatoriales du monde, quatre des six espèces de grands singes sont désormais classées «en danger critique d’extinction» dans la liste rouges des espèces menacées de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature. Le gorille de l’Ouest, le gorille de l’Est, l’orang-outan de Bornéo et l’orang-outan de Sumatra. Il faut dire que les populations de gorille à dos argenté ont déjà diminué de 50 % ces 20 dernières années. Les chimpanzés et les bonobos quant à eux sont classés parmi les espèces «en danger».

En prenant un peu de distance pour nous rapprocher des régions plus froides de notre planète, on constate que le braconnage a toujours cours puisque dans les régions arctiques, les ours blancs sont traqués pour leur peau. À ce rythme, on estime que leur nombre pourrait avoir diminué de deux tiers d’ici à 2050.

Quant à la faune sous-marine, les océans ne lui fournissent malheureusement que très peu de protection. Massacre de baleines par millions, trafic illégal de coraux pour la médecine ou la décoration, surpêche d’esturgeons pour soutenir le commerce lucratif du caviar, le braconnage touche un peu à tout sur la planète. Et forcément, plus l’espèce est menacée, plus elle coûte cher.

Les procédés

Les méthodes employées, elles, restent barbares dans tous les cas. Au-delà des armes à feu, on note aussi le recours à de l’eau empoisonnée durant les saisons chaudes ou à de simples pièges abandonnés sur les sentiers fréquentés par des tigres le plus souvent.

Une fois tombé dedans, l’animal passera parfois plusieurs nuits à se débattre jusqu’à l’épuisement avant d’être achevé d’un coup de bâton. De leur côté, la plupart des espèces capturées vivantes mourront avant d’avoir atteint leur lieu de destination, du fait des conditions de détention et de transport épouvantables.

Le business du braconnage

Le calvaire se poursuivra pour celles qui survivront au voyage. La viande d’animaux sauvages, aussi appelée viande de brousse, est devenue un mets haut de gamme en Afrique et en Asie, mais l’on s’arrache aussi les dents, les yeux ou les os de tigre censés soulager l’arthrite et le rhumatismes selon les croyances de la médecine chinoise traditionnelle. Le commerce de produits issus du tigre ou du rhinocéros s’était brièvement interrompu en Chine avant de reprendre de plus belle fin 2018.

On prête en effet aux produits issus de la faune sauvage de nombreuses vertus. L’ivoire des défenses d’éléphants permet de créer des bijoux et témoigne d’un certain statut social tandis que les cornes de rhinocéros réduites en poudre sont supposées soigner le cancer et les maladies cardiovasculaires. Résultat, un éléphant meurt toutes les 15 minutes dans le monde pour son ivoire, et la corne de rhinocéros se vend au marché noir à plus de 51 000 euros le kilo, soit plus que la valeur de l’or ou de la cocaïne.

Au-delà de la médecine traditionnelle et de la consommation humaine, c’est aussi le tourisme qui fait vivre le braconnage. Chaque année, de riches touristes venus d’Europe ou des États-Unis sont prêts à débourser plusieurs milliers d’euros pour avoir la garantie de tuer un lion. Alors pour satisfaire la demande, on crée des fermes où les lionnes enchaînent les portées et où les lionceaux ne seront élevés que pour être tués une fois adultes. Au final, l’Afrique compte aujourd’hui davantage de lions en captivité qu’à l’état sauvage. Et pourtant les prélèvements dans la nature s’intensifient encore, notamment parce que les chasseurs de trophées sont plus intéressés par les animaux libres que ceux élevés en captivité.

La fourrure quant à elle signe son grand retour dans le secteur du luxe. Au Canada par exemple, la moitié de la production de fourrure provient de prélèvements dans la nature, le reste étant issu d’élevages où le bien-être animal n’entre jamais en compte. Une peau de léopard des neiges peut ainsi se vendre à 70 000 €, tandis que la fabrication de châles en laine d’antilopes implique la mort d’environ 20 000 individus chaque année.

Quant aux animaux destinés à être vendus vivants, certains deviendront des animaux de compagnie comme au Koweït, où il est devenu fréquent de cohabiter avec un animal sauvage. Les autres, et notamment les primates, prendront la direction des laboratoires où les grands singes sont très recherchés pour leurs similitudes avec les êtres humains.

Les difficultés pour limiter le braconnage

De façon générale, les espèces sauvages sont intégrées à tellement de secteurs différents qu’il est très difficile de lutter contre des pratiques de ce type. D’un côté, nous avons les pays occidentaux ou les pays émergents d’Asie comme la Malaisie ou la Chine, qui contribuent à alimenter la demande et à soutenir économiquement ce marché parallèle. Et de l’autre, nous avons la pauvreté qui progresse en Afrique ou dans d’autres régions d’Asie. Le braconnage y représente pour beaucoup l’occasion de gagner un peu d’argent quitte à transgresser les réglementations établies.

En Tanzanie ou au Cameroun par exemple, le braconnage permet aux populations les plus pauvres d’acheter du sel, du carburant ou du savon, dans des régions où l’emploi est pratiquement au point mort sorti de l’exploitation minière et forestière.

D’autant que les armes modernes permettent une portée de tir de plus en plus précise, et que l’expansion des routes à travers les forêts facilite largement l’accès à des zones jusque-là relativement préservées.

Selon une évaluation de l’organisation WWF, seules 35 % des zones protégées maintiendraient effectivement un niveau minimum de protection face au braconnage. Et en parallèle, le trafic d’animaux sauvages passe de plus en plus par Internet, ce qui complique encore davantage le travail des autorités. Ces dernières années, environ 280 sites de vente en ligne répartis dans 16 pays différents ont été impliqués dans ce type de commerce illicite, à travers la diffusion de plusieurs milliers d’annonces le tout pour une valeur estimée à quelques millions d’euros.

Alors bien sûr, on enregistre quelques légères améliorations. Le développement des moyens de surveillance et d’une vraie coopération internationale a permis une nette diminution du nombre de rhinocéros tués en Afrique du Sud durant l’année 2019.

Le panda géant, dont l’habitat est très sensible au changement climatique, est également menacé par des actes de braconnage mais ne fait plus partie des espèces en danger. En contrepartie, c’est le panda roux qui est depuis peu devenu la nouvelle cible des braconniers.

Les éléphants d’Afrique quant à eux enregistraient un taux de mortalité lié au braconnage de 10 % en 2011. Ce chiffre est désormais tombé à 4 % mais reste encore beaucoup trop élevé pour permettre une nouvelle croissance de l’espèce. Les éléphants d’Afrique sont toujours menacés d’extinction.

Les autres causes

Il faut savoir que le braconnage commercial n’est que l’une des menaces qui pèsent sur la faune sauvage. À côté de ça, le développement constant des populations humaines grignote chaque année un peu plus les habitats naturels des autres espèces. La déforestation, pour l’agriculture ou l’habitation, entraîne la disparition des forêts de toutes sortes où résident pourtant une quantité colossale d’espèces. D’après Greenpeace, 25 orang-outans s’éteignent chaque jour en Indonésie, face à la progression des champs de palmiers à huile utilisés dans de nombreux produits du quotidien.

Et puisque l’espace vital de la faune sauvage se rétrécit, les animaux sont amenés à s’approcher un peu plus près des hommes mais la cohabitation est toujours difficile.

Alors les populations humaines autorisent ce que l’on appelle un «braconnage de représailles», sous prétexte de protéger leurs maisons et leurs activités. Au Botswana, la chasse aux éléphants interdite depuis 2014 a ainsi été rétablie pour stopper les animaux accusés de détruire les cultures.

Et la situation devrait se faire de plus en plus tendue dans les années à venir.

Les conséquences du braconnage

On parle déjà de la disparition probable des éléphants d’ici à 2050, et de la possibilité de ne plus voir aucun tigre à l’état sauvage d’ici 10 ans seulement. Toutes les espèces ont pourtant un rôle à jouer dans la nature, et l’extinction de certaines d’entre elles bouleverse le bon déroulement de fonctions écologiques essentielles.

Au Mozambique et dans d’autres pays lourdement marqués par le braconnage, on constate que de nombreux éléphants naissent désormais naturellement sans défenses. Elles leur sont pourtant indispensables pour creuser des trous à la recherche d’eau, et pour arracher un peu d’écorce à grignoter sur le tronc des arbres.

D’autre part, la viande de brousse, en plus d’être susceptible de transmettre des maladies à l’homme, met aussi en péril l’équilibre des écosystèmes naturels. Oiseaux, singes, chauve-souris, mammifères, tous participent à la régénération forestière en assurant la dissémination des graines.

En effet, au sein du règne végétal, certaines espèces de plantes ont appris à se disperser de manière autonome mais la plupart ont encore besoin du vent, de l’eau ou des animaux pour coloniser de nouveaux espaces.

Par le biais des déjections, des graines de fruits consommés, ou en s’accrochant simplement aux poils et aux plumes des habitants des forêts tropicales, elles parviennent ainsi à parcourir de longues distances pour se développer ailleurs. Entre 70 et 90 % des espèces de plantes à fruits dépendent des animaux pour la dispersion de leurs graines.

En tant que gros consommateurs de fruits, les primates et les éléphants ont un rôle tout particulier à jouer ici, d’autant qu’ils se déplacent très régulièrement. On constate d’ailleurs que certaines graines poussent mieux après avoir été ingérées.

Malheureusement, la disparition de la faune sauvage complique la dissémination des graines, et par extension la régénération des forêts. Celles-ci apportent pourtant une contribution incontournable à l’absorption du CO2 sur la planète, et à la lutte contre le réchauffement climatique qui nuit déjà à de nombreuses espèces.

D’autre part, la disparition des prédateurs au sein d’une chaîne alimentaire entraîne la multiplication des proies qui ont alors plus de difficultés à se nourrir et l’effet se répercute ainsi dans tous les maillons de la chaîne.

On estime que l’extinction d’une seule espèce peut conduire à la disparition d’une trentaine d’autres. Autrement dit, la préservation de la biodiversité est un point fondamental de toutes les politiques d’aujourd’hui.

Les mesures politiques pour changer les choses

De manière générale, les pays sont tombés d’accord sur la stratégie à adopter.

Il est question notamment de renforcer les sanctions à l’encontre des braconniers et d’améliorer les moyens de recherche et de défense des équipes de protection sur le terrain. Meilleure puissance de feu, drones, puces électroniques implantées directement dans les cornes des rhinocéros, écornage, analyses ADN, de quoi déjouer l’organisation des réseaux de trafiquants qui s’avèrent pour le moment extrêmement difficiles à contenir.

Depuis 2007, le dispositif TrailGuard permet également de détecter la présence d’armes dans un périmètre défini. Le Costa Rica y a déjà recours pour protéger ses oiseaux exotiques et ses jaguars.

Mais dans les faits, on constate que les discussions au sommet se révèlent beaucoup plus complexes.

Il y a quelques années, à la veille du vote sur l’interdiction du commerce du thon rouge lors de la 15ème Conférence des États Parties, l’ambassade du Japon organisait une réception au cours de laquelle étaient servis des sushis cuisinés à partir du fameux poisson. Le lendemain, l’interdiction commerciale était rejetée, de même que les demandes de protection des coraux et de certaines espèces de requins.

En 2013, ce sont les demandes de protection de rhinocéros et des raies qui n’aboutissaient pas, preuve selon beaucoup que la corruption joue un grand rôle jusque dans les prises de décision.

Certains produits issus de la faune sauvage sont même volés directement dans les stocks saisis, puis revendus au marché noir.

Malgré tout, la mise en place par le passé de certaines interdictions nous a déjà permis d’observer des conséquences positives. Depuis l’interdiction de la chasse à la baleine en 1982 par exemple, quelques populations d’espèces ont pu se rétablir. Les baleines grises sont passées de «en danger critique d’extinction» à «en danger», les baleines à bosse se reproduisent plus rapidement que prévu et les populations de rorqual commun, cousin des baleines, ont pratiquement doublé depuis les années 70.

Un constat positif, qui nous laisse à penser qu’un retour en arrière est toujours possible. Mais pour lutter efficacement contre le braconnage, c’est à chaque pays de renforcer sa propre législation et de réduire la demande locale. La Chine a d’ores et déjà interdit le commerce de l’ivoire depuis 2018 et il serait temps que l’Europe suive le même chemin puisque 75 % de l’ivoire sur le continent serait issu du commerce illicite.

D’ici là, il faudra aussi travailler à la préservation des habitats naturels et à la modification des comportements d’achat parmi les populations.

Les mesures individuelles à mettre en place

Diminuer simplement sa consommation de viande et de poisson par exemple permet de ne pas encourager la surpêche et l’élevage intensif qui nécessite d’ailleurs beaucoup d’eau et d’espace et qui pèse lourd dans la déforestation mondiale.

On en profitera également pour ne consommer que des fruits et des légumes de saison, dont la production préserve les rythmes de la nature et bio de préférence, pour éviter les pesticides responsables de la pollution des sols et des nappes d’eau souterraines.

Et puis bien-sûr, on bannira définitivement certains produits alimentaires, notamment ceux issus de l’huile de palme. Pour rappel, sa production, ainsi que celle du soja qui est principalement destiné à l’élevage bovin, génèrent 80 % de la déforestation que l’on observe aujourd’hui en Amazonie.

Les petits gestes peuvent se poursuivre en vacances en ne participant pas à des attractions animales ou bien au moment de renouveler sa garde-robe, en évitant soigneusement les vêtements fabriqués à partir de fourrure véritable.

En cas de travaux à la maison, on privilégiera les bois locaux comme le bois de chêne ou de châtaignier et l’on recherchera les labels FSC ou PEFC qui garantissent que le bois provient bien d’une gestion forestière durable.

Et puis l’on n’hésitera pas enfin à soutenir des projets de conservation de la nature, en s’engageant par exemple auprès d’un groupe local de défense de l’environnement et en partageant nos valeurs autour de nous pour tenter de convaincre le plus grand nombre.

Conclusion

Les possibilités sont nombreuses, mais elles sont toutes d’égale importance.

60 % des espèces sauvages de notre planète ont disparu en l’espace de 40 ans et au rythme actuel qui est le nôtre, il faudra beaucoup moins de temps pour voir s’éteindre le reste.

Face à l’urgence environnementale, tous les acteurs qu’il s’agisse des gouvernements, des industries ou des consommateurs, peuvent adopter les modes de comportement qui sauront faire une vraie différence. Reste à savoir quel rôle nous avons envie de jouer.

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