La poubelle verte

Afin de faciliter le tri, et d’instaurer de nouveaux réflexes, la France a mis en place un système de poubelles qui fonctionne par code couleur. Le but est d’inciter les habitants à trier leurs déchets, pour simplifier le système de traitement et de revalorisation en le faisant débuter à la source.

Il existe donc des poubelles pour les déchets courants, utilisées quotidiennement, et des poubelles plus spécifiques, généralement accessibles dans les lieux publics. En France, on compte quatre poubelles courantes, réparties grâce à un code couleur : poubelles vertes, noires, bleues et jaunes. Les poubelles vertes sont destinées au verre. Ces déchets, les bouteilles ou les pots de yaourt en verre, par exemple, ne doivent comporter ni couvercles ni bouchons, pour un recyclage optimal. En France, le verre est bien valorisé : plus de 3 bouteilles sur 4 sont collectées, et 100% de celles-ci sont recyclées.

Le recyclage du verre en France

Tous les ans, chaque Français jette environ 30 kilos de verre dans la poubelle verte. Celle-ci accueille les bouteilles (verre clair ou foncé) d’eau, de vin, de jus de fruits ou de bière, mais aussi les flacons, les pots et les bocaux en verre (conserves, yaourts, confiture…). Il est recommandé de les jeter sans les bouchons ni les couvercles, et de bien les vider avant. Ce déchet ménager est le seul qui se recycle à l’infini, à 100% et pour lequel aucune matière n’est perdue lors du recyclage. Cela permet entre autres d’économiser des matières premières comme le sable. Actuellement, c’est – et de loin – le processus de recyclage le plus abouti. Pourtant, 20% des déchets en verre échappent au recyclage, car ils sont jetés dans la poubelle d’ordures ménagères.

Attention aussi au mauvais tri. Certains objets ne se placent pas dans la poubelle en verre, même si leur côté « cassant » peut prêt à confusion. Ainsi, la vaisselle (plats, verres) ne se recycle pas de la même façon, sous toutes ses formes (porcelaine, céramique…). Les ampoules, les miroirs, les écrans et les vitres ne sont pas non plus à placer dans la poubelle en verre. Pour vous en débarrasser, visez plutôt le service d’encombrants de votre ville, qui saura en disposer d’une façon adéquate.

Le système de consignes, c’est-à-dire de contenants en verre qui sont ensuite rapportés au commerçant, a peu à peu disparu du paysage français, alors qu’il est toujours actif dans d’autres pays comme l’Allemagne. Ce système a l’avantage de ne produire que très peu de déchets, car il élimine les bouteilles en plastique qui sont aujourd’hui très fréquemment utilisées.

Quelles méthodes de recyclage pour les déchets plus polluants ?

On entend par l’expression « gestion de déchets » la collecte, le transport et le traitement des déchets conduisant à leur valorisation ou à leur élimination. Il existe différentes méthodes de gestion des déchets en France : le recyclage, l’enfouissement ou l’incinération.

Environ un tiers des déchets français sont incinérés, c’est-à-dire brûlés à haute température. Cette méthode divise, car elle présente des aspects positifs comme des côtés plus négatifs. Cette méthode a d’avantageux qu’elle permet de réduire rapidement un volume important de déchets : de plus, les résidus solides qui résultent de cette opération sont utilisés comme matériau de construction. Les déchets incinérés produisent en effet une sorte de béton appelé mâchefer. La réutilisation de ce résidu est positive, et peut même s’apparenter à du recyclage. Pourtant, l’incinération produit des fumées toxiques qui doivent être obligatoirement être traitées ; sinon, elles polluent l’air, les eaux et les sols qu’elles atteignent. De plus, l’incinération des déchets n’est pas une solution pérenne, car elle n’incite pas à diminuer le volume global de déchets produits.

Elle est toutefois préférable à l’enfouissement des déchets. Plus d’un quart d’entre eux sont encore gérés de la sorte en France : ils atterrissent dans des centres de stockage, voire des décharges sauvages. Dans les centres spécifiques, ces déchets sont compactés, puis enfouis dans le sol ou laissés à l’air libre pour une dégradation progressive. Cette méthode pose évidemment de gros problèmes de pollution : enfouis dans le sol, les déchets participent à la pollution des nappes phréatiques ; quant à ceux qui se dégradent à l’air libre, ils rejettent du méthane, un gaz très toxique connu pour être l’un des principaux contributeurs à l’effet de serre.