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Pollution



Le devenir des polluants dans l’écosystème





Le nombre de pollutions générées par l’homme est en constante augmentation, il est intéressant de se pencher sur le devenir de ces polluants. Les organismes animaux et végétaux absorbent, accumulent et concentrent un grand nombre de polluants.


Alors que le nombre de pollutions générées par l’homme est en constante augmentation, il est intéressant de se pencher sur le devenir de ces polluants. Les organismes animaux et végétaux absorbent, accumulent et concentrent un grand nombre de polluants. Trois voies d’absorptions sont à considérer :

* L’absorption trophique (ou alimentaire) consiste en l’absorption de polluants liquides ou solides. Elle se fait par voie digestive.
* L’absorption par voie tégumentaire (ou cutanée)
* L’absorption par voie pulmonaire (ou respiratoire) à cause des polluants gazeux comme les aérosols ou les gaz.

Une fois que le polluant est absorbé par l’organisme, il va passer dans le sang et se diriger vers les organismes cibles - que sont le foie, les reins et le cerveau – où il va être transformé par voie enzymatique. Parfois cette dégradation enzymatique rend le polluant toxique alors qu’il ne l’était pas au départ, c’est le phénomène de bioactivation. C’est le cas du DDT qui n’est pas toxique, alors que son produit de dégradation, le DDE, est toxique.

La biodisponibilité


La biodisponibilité est la forme sous laquelle la substance se présente dans le milieu et sa concentration. La toxicité est généralement corrélée avec la biodisponibilité, et est évaluée en termes d’effets nuisibles sur l’organisme (arrêt de la croissance, maladies,…).

Lors de la catastrophe de Tchernobyl, des radionucléides ont été mis dans l’atmosphère (Cs137 et Sr90). Ces derniers sont des produits de fission issus de la dégradation de l’uranium, et sont des polluants très nocifs avec une demi vie très longue (la demi vie est le temps mis par une substance pour que la moitié de sa masse disparaisse). Ils se sont fixés au niveau des minéraux secondaires, atténuant de ce fait leur biodisponibilité de façon considérable.

La bioconcentration


La bioconcentration correspond à l’accumulation d’une substance chimique dans un organisme à partir du milieu environnant.
Elle comprend plusieurs étapes : l’absorption de la substance chimique, la répartition interne au sein de l’organisme, la modification par le métabolisme et l’élimination.
L’organisme peut concentrer plusieurs dizaines de milliers de fois la concentration du milieu extérieur. C’est le cas par exemple des vers de terre qui absorbent plusieurs fois leur poids en détritus.

La bioaccumulation


La bioaccumulation désigne le processus par lequel les organismes vivants concentrent et extraient à la fois directement et indirectement à partir de leur milieu et à partir de leur nourriture.

La bioamplification


La bioamplification fait référence à l’accumulation progressive tout au long de la chaîne alimentaire d’un polluant. La concentration interne d’un polluant sera beaucoup plus importante chez un consommateur secondaire que chez un producteur primaire.

La biodégradation


La biodégradation est la dégradation des substances par les organismes qui peuvent assimiler les matières organiques et les transformer en matière vivante ou minérale.
Des bactéries de l’eau ou du sol vont jouer un rôle actif dans la décomposition. Ces substances capables d’être dégradées sont appelées substances biodégradables.
Il existe dans la nature une série de polluants non dégradables, comme les composés organophosphorés ou encore la majorité des matières plastiques. Ces substances contaminent l’ensemble des communautés animales et végétales.

La contamination


La contamination est l’introduction d’une substance physique, chimique ou biologique sans entraîner nécessairement un effet nocif. Elle se définit comme le passage d’une substance toxique dans l’organisme lors d’une exposition au polluant.

L’intoxication


L’intoxication est l’atteinte d’un organisme par une substance dite toxique ayant un effet sur l’organisme en entier ou sur un ou plusieurs organes de l’organisme.
Elle se manifeste lors d’une contamination exogène (comme les aliments, le tabac, les produits domestiques), lots de manifestations biologiques, lors d’une intoxication massive, et lors de contamination chronique (par exemple les canards qui se ingèrent du plomb provenant de la pèche et de la chasse lorsqu’ils se nourrissent).
Les signes d’une intoxication sont neurologiques, d’hépatoxicité, de néphrotoxicités et d’hématoxicité.

L’exposition


L’exposition concerne les individus qui sont directement exposés à une substance toxique. Elle prend son sens dans le cas de pollution environnementale. Des valeurs réglementaires à ne pas dépasser sont fixées par les autorités.

La toxicité


Une substance n’est pas toujours toxique dans un organisme. C’est le cas du mercure qui n’est toxique que sous sa forme réduite (ou méthylée), une forme extrêmement toxique pour les vertébrés supérieurs.

On peut distinguer trois formes de toxicité :

* La toxicité aiguë correspond à la manifestation la plus spectaculaire de nocivité d'un produit. On peut considérer dans ce cas comme toxique toute substance entraînant la mort de façon violente et rapide d'un individu ou d'une population. Cette toxicité est définit comme celle qui provoque la mort en une ou plusieurs fois, suite à une exposition très importante. Exemple : monoxyde de carbone, cyanure.
* La toxicité subaiguë, à la différence de la toxicité aiguë, bien que tous les individus aient montré les mêmes signes cliniques, seulement une proportion significative de la population survit à la contamination.
* La toxicité chronique (ou à long terme). Elle correspond à des effets toxiques qui entraînent des troubles graves irréversibles par une exposition répétée à des concentrations très faibles. Il y a accumulation des résidus de produits dans l'organisme.


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Auteur

GB

Ingénieur écologue
Directeur de la publication
Responsable et fondateur de Conservation-nature.fr

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