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75 mammifères en voie de disparition

Apparus avant que les dinosaures ne se soient éteints, les mammifères ont conquis toutes les régions de notre planète et se sont adaptés à la plupart des niches écologiques connues. D’un ancêtre commun issu du groupe des reptiles mammaliens ont émergé avec le temps des milliers d’évolutions qui ont donné naissance aux espèces avec lesquelles nous partageons aujourd’hui notre Terre.

Certaines se sont tournées vers un mode de vie aquatique, qu’il soit total comme pour la baleine ou le dauphin ou bien partiel comme c’est le cas chez l’ours blanc, le phoque ou la loutre. D’autres ont appris à défier les lois de la gravité grâce au vol, acquis par les chauves-souris par exemple.

Et pourtant, derrière les nombreuses diversifications observables, les mammifères n’en partagent pas moins certaines caractéristiques communes essentielles.

  • Un sang chaud, du moins pour la plupart.
  • Des poils ou de la fourrure. Cela vaut même pour les grands mammifères marins, dotés de vibrisses essentielles pour s’orienter dans leur environnement. Certaines espèces comme le pangolin ont en revanche abandonné leur pelage au profit d’écailles ou de piquants qui en font désormais des proies de choix pour les braconniers.
  • Des griffes ou des sabots, à l’exception des espèces totalement aquatiques.
  • Une respiration pulmonaire.

De manière générale, les mammifères appartiennent au groupe des animaux vertébrés. On les reconnaît également au fait que les femelles nourrissent leurs petits avec du lait, mais l’on observe ici aussi quelques exceptions. L’ornithorynque et les échidnés par exemple, que l’on croise encore en Australie ou en Nouvelle-Guinée, pondent encore des œufs !

On dénombre aujourd’hui près de 5500 espèces de mammifères et de nouvelles continuent d’être découvertes chaque année. Et malgré tout, compte tenu du rythme d’extinction effréné que l’on observe ces dernières décennies, beaucoup ne nous seront jamais connues.

Ce sont aujourd’hui environ 25% des mammifères qui sont considérés comme en danger, certains frôlant déjà la disparition totale comme le vison d’Europe, mammifère le plus menacé de France dont on ne compte plus désormais que 250 individus. La situation est d’ailleurs particulièrement préoccupante dans l’hexagone puisqu’une espèce de mammifères sur trois est sur le déclin.

Des efforts de conservation ont permis à certaines populations de voir leurs effectifs augmenter mais les loups ou les ours ne sont pas encore parvenus à quitter le groupe des espèces en danger, pas plus que les chauves-souris ou les mammifères marins.

Il faut dire que les menaces sont multiples et n’épargnent aucun des habitats de notre planète. Tandis que le braconnage, la destruction des milieux naturels et les bouleversements climatiques se poursuivent, il faut aussi compter sous les eaux sur la surpêche, dévastatrice pour les ressources alimentaires des espèces, ainsi que sur la pollution sonore et chimique. Les gros mammifères marins, de par leur position dans la chaîne alimentaire, sont tout particulièrement exposés.

Alors que les programmes de conservation se multiplient à travers le monde, les pressions se poursuivent en parallèle à un rythme plus rapide que jamais qui rend souvent difficile l’élaboration d’un état des lieux précis de la biodiversité. Plus de 800 espèces de mammifères sont toujours classées dans la catégorie «données insuffisantes».

Les primates en voie de disparition

L’ordre des primates auquel nous appartenons rassemble un large éventail de familles d’espèces très diverses du point de vue de la taille ou de l’habitat. Certains individus peinent à dépasser les quinze centimètres lorsque d’autres atteignent près de deux mètres. Tous se caractérisent en revanche par un mode de vie plutôt arboricole et des membres à cinq doigts complétés chez certains d’ongles et d’un pouce opposable à la manière de l’Homme.

Dotées d’un cerveau particulièrement développé, quelques espèces font preuve de facultés intellectuelles absolument étonnantes.

Hominidés

Au moins partiellement bipèdes et capables d’apprendre à réaliser des tâches complexes, les hominidés vivent en communauté selon une hiérarchie sociale bien définie. C’est la famille dont nous faisons partie et que nous partageons avec quelques grands singes et une poignée d’espèces aujourd’hui déjà éteintes.

Gorille de l’Est

Plus gros que son cousin de l’Ouest, le gorille de l’Est est le plus imposant de tous les hominidés et le plus proche de nous du point de vue de la génétique. L’espèce n’en reste pas moins pacifique, passant la plupart de son temps dans les forêts tropicales humides de très haute altitude où la quantité formidable d’insectes et de plantes lui assure une nourriture suffisante.

Au-delà de la destruction de son habitat, c’est aujourd’hui le braconnage pour sa viande qui menace le gorille de l’Est, déjà fragilisé par de précédentes épidémies qui ont décimé dans certaines régions près de 90% de ses populations.

Orang-outan de Bornéo

Strictement endémique de l’île d’Asie du Sud-Est de laquelle il tire son nom, l’orang-outan de Bornéo est reconnaissable à ses longs bras et à son pelage roux. Son alimentation, principalement composée de fruits, de fleurs et de champignons lui permet de jouer un rôle clé dans la dispersion des graines au cœur des forêts qu’il fréquente.

Déjà fragilisée par un rythme de reproduction extrêmement faible, l’espèce est menacée par l’expansion humaine qui entraîne la disparition de son habitat. Les populations d’orang-outans de Bornéo ont ainsi décliné de 25% en l’espace d’une dizaine d’années.

Chimpanzé

Répartis à travers l’Afrique sur de vastes territoires, les chimpanzés vivent en communautés de plusieurs dizaines d’individus. La journée est principalement consacrée à la recherche de nourriture, parfois à l’aide de petits outils que l’espèce a appris à fabriquer et à utiliser pour déloger les insectes de leur cachette par exemple.

La nuit se passe dans les arbres, dans des nids de branchages construits chaque soir par les adultes. De quoi se protéger des prédateurs naturels mais pas de l’activité humaine caractérisée par la déforestation et le braconnage.

90% des populations de chimpanzés se sont éteintes au cours des 50 dernières années.

Cercopithecidés

Répartis en Afrique et en Asie, les cercopithécidés se distinguent des autres primates par leur queue non-préhensile et parfois très courte comme c’est le cas du mandrill.

Nasique

Le nasique, ou singe à trompe, que l’on rencontre sur l’île de Bornéo est l’une des rares espèces de singes à se déplacer occasionnellement sur ses deux pattes arrière.

Habitué aux forêts humides et aux mangroves riches en nourriture, son nez caractéristique, particulièrement proéminent chez le mâle, constitue un formidable atout séduction durant la saison des amours.

Ce sont aujourd’hui la destruction de son environnement et la chasse qui font peser d’importantes menaces sur le nasique. Ses populations ne dépassaient pas il y a quelques années les 7000 individus.

Mandrill

Impossible de passer à côté du mandrill et de son étonnant visage teinté de bleu parcouru de rouge et de blanc. Un vrai symbole de santé et de beauté chez l’espèce, qui garantira aux individus les plus flamboyants d’attirer le regard de toutes les femelles.

Présent à travers l’Afrique dans les forêts de plaine principalement, le mandrill n’a que peu de prédateurs naturels hormis le guépard. L’extension des cultures et la déforestation ne cessent en revanche de grignoter son territoire et de l’exposer davantage à la chasse. L’important recul de ses populations ces dernières années le classe désormais parmi les espèces vulnérables.

Macaque de Barbarie

Le macaque de Barbarie, ou magot, est l’unique macaque vivant encore à l’état sauvage sur le continent africain, les autres se trouvant en Asie. Un petit groupe introduit par l’Homme se rencontre également à Gibraltar, le long de la côte sud hispanique.

Diurne et majoritairement terrestre, l’animal parcourt les forêts d’altitude des montagnes de l’Atlas dans lesquelles il puise sa nourriture, transportant dans son sillage les graines nécessaires à la régénération des forêts.

Si sa population a diminué de moitié en l’espace d’une trentaine d’années, c’est que son habitat se réduit et que le macaque de Barbarie est désormais une attraction touristique hautement recherchée.

Rhinopithèque de Roxellane

Reconnaissable à sa fourrure rousse soyeuse et son visage bleuté au nez retroussé, le rhinopithèque de Roxellane est un petit primate que l’on rencontre dans les forêts tempérées de montagne riches en ressources, à travers la Chine du sud-ouest.

Mais l’espèce se caractérise aussi par ses vocalises sonores auxquelles elle s’adonne tout au long de la journée et qui varieront selon le message à faire passer.

Perché la plupart du temps en hauteur dans les branches des arbres, ce sont la destruction des forêts et la chasse pour sa peau qui ont fait basculer le rhinopithèque de Roxellane parmi les espèces en danger.

Singe-lion

Sous ses allures de babouin, le singe-lion ou gélada se distingue de ses cousins par des mâchoires massives et un museau carré.

Nous le rencontrons encore sur les hauts plateaux éthiopiens où il vit en harems composés d’un mâle dominant et d’une poignée de femelles accompagnées de leurs petits. L’heure du repas donne régulièrement lieu au rassemblement de plusieurs bandes créant des groupes éphémères de quelques centaines d’individus.

Menacé par la destruction de son habitat, le singe-lion est aussi régulièrement tué pour sa crinière utilisée par les populations locales lors de cérémonies de passage à l’âge adulte.

Daubentonidés

Nocturnes et arboricoles, les daubentonidés sont une toute petite famille de primates ne comptant qu’une seule espèce : l’aye-aye.

Aye-aye

Endémique des forêts tropicales humides de Madagascar, l’aye-aye est un curieux primate reconnu principalement pour son physique disgracieux. Il faut dire que sa fourrure hirsute, ses grands yeux globuleux et ses longs doigts osseux munis de griffes ont depuis toujours joué contre lui, tout autant que son mode de vie nocturne et son étonnante tendance à taper le bois dans sa quête de nourriture.

L’animal, pourtant craintif et pacifique, souffre ainsi d’une mauvaise réputation auprès des populations locales qui lui a valu d’être chassé en masse par le passé.

C’est aujourd’hui la déforestation qui pèse particulièrement lourd sur l’aye-aye.

Lémuridés

Les lémuridés constituent l’une des cinq familles restantes de primates dits lémuriformes. Très agiles à travers les branches des arbres, leur nom dérivé du latin signifiant «spectre» est dû à leur rapidité qui les rend difficiles à observer.

Maki catta

Endémique du sud de Madagascar et présent dans une multitude de milieux riches en végétation, le maki catta est l’espèce la plus connue parmi les lémuriens.

Fait étonnant, c’est principalement au sol que nous le rencontrons, là où le pousse sa recherche de nourriture. Des glandes odorantes situées sur ses avant-bras lui permettent de marquer son territoire.

Considéré depuis quelques années comme l’un des 25 primates les plus menacés au monde, le maki catta souffre globalement du braconnage, de la chasse pour sa viande et de la perte de son habitat ainsi que de la capture domestique, apparue plus récemment.

Callithricidés

Vivants en groupe d’une poignée d’individus hautement spécialisés, les callithricidés englobent les plus petites espèces de primates de la planète.

Ouistiti pygmée

Reconnaissable à sa crinière et à sa fourrure grisâtre teintée de nuances orangées, le ouistiti pygmée ou ouistiti nain ne dépasse que rarement les 15 centimètres. Une petite taille qui ne l’empêche pas d’effectuer des bonds de plusieurs mètres pour se déplacer d’arbre en arbre à la recherche de sécrétions résineuses notamment, dont il est très friand.

Habitué aux forêts amazoniennes, toujours à proximité d’un cours d’eau, c’est évidemment la déforestation qui le classe parmi les espèces menacées mais aussi la capture domestique, le ouistiti pygmée étant très recherché comme animal de compagnie.

Indriidés

Comme tous les lémuriens, les indriidés sont endémiques de l’île de Madagascar. La famille englobe une dizaine d’espèces différentes dotées de quatre dents seulement au lieu des six habituellement présentes dans le peigne des lémuriens.

Indri

Aussi connu sous le nom de babakoto, l’indri est considéré comme le plus grand lémurien existant mais aussi l’un des plus en danger. L’absence de queue chez l’espèce est tout aussi remarquable que ses chants dissonants censés signaler sa présence et pouvant être entendus jusqu’à 3 km à la ronde.

Menacé notamment par l’exploitation de son habitat pour l’agriculture ou la collecte de bois, l’indri est en net recul et n’est plus observable aujourd’hui que dans une poignée de parcs nationaux.

Certaines estimations font état de 1000 à 5000 individus restants seulement.

Hylobatidés

Dépourvus de queue mais dotés de bras étonnamment longs, les hylobatidés se révèlent être des acrobates hors pair.

Siamang

Très proche du gibbon, le siamang est un singe arboricole de grande taille reconnaissable à sa poche vocale située au niveau du cou qui lui permet de décupler la portée de ses chants. Une particularité bien utile au moment de marquer son territoire et de se faire entendre de ses congénères dans les forêts denses.

Strictement monogames, les parents prendront soin de leurs petits jusqu’à 5-7 ans, âge auquel les jeunes prendront leur indépendance pour fonder leur propre famille.

La déforestation massive au profit de la culture de palmiers à huile notamment a déjà décimé 50% des populations de siamang en l’espace d’une quarantaine d’années.

Les autres mammifères terrestres en voie de disparition

Félins

Reconnaissables à leur tête plutôt ronde et à leur dentition puissante adaptée au régime carnivore qui est le leur, les félins sont de formidables chasseurs que l’on classe généralement en trois catégories.

Les petits félins, les grands félins et les félins à dents de sabre, aujourd’hui disparus. Les griffes sont rétractiles à l’exception de quelques animaux. Tous sont en revanche digitigrades, c’est-à-dire qu’ils se déplacent sur leurs doigts, sans poser le talon à terre.

Lion

Deuxième plus grand félin au monde, le lion laisse les femelles se charger de la chasse et pourtant, le roi des animaux peut dépasser les 80 km/h de vitesse de pointe.

À la différence de la plupart des autres félins, le lion vit en groupe d’une trentaine d’individus, dirigé par un mâle dominant. Une position convoitée par de nombreux prétendants au trône qui se chargeront, en cas de victoire, de tuer les lionceaux des portées précédentes afin d’assurer leur propre descendance.

Menacé par le braconnage et la modification de son habitat naturel au profit des cultures, le lion ne survit plus en Afrique que sur un territoire correspondant à 15% de son aire de répartition initiale.

Tigre

Impossible de passer à côté du tigre et de sa fourrure rousse rayée de noir. Reconnu comme l’un des plus grands prédateurs terrestres, c’est principalement en solitaire qu’il parcourt les habitats forestiers répartis à travers l’Asie, toujours loin des populations humaines.

En fonction de la disponibilité des proies sur le moment, il passera facilement d’une tanière à l’autre et ne rencontrera ses congénères que pour la reproduction. Mais les proies se font déjà rares dans certains pays et l’espèce doit également faire face à la destruction de son habitat naturel et au braconnage pour la médecine traditionnelle.

Guépard

Moins fort physiquement que les lions ou même les hyènes, le guépard a principalement misé sur la vitesse au cours de son évolution. Ses courses pouvant atteindre les 130 km/h sur de courtes distances en font un superprédateur et constituent l’un des atouts essentiels d’une technique de chasse parfaitement rodée.

S’il se rencontre aujourd’hui principalement en Afrique, plus de 90% de son territoire initial a d’ores et déjà disparu et 77% des guépards restants survivent hors des zones protégées. Des zones où la déforestation et le braconnage se poursuivent toujours à un rythme alarmant.

Panthère

Mystérieuse et solitaire, la panthère est en réalité un léopard à la pigmentation légèrement différente de celle que l’on se représente généralement. Elle reste comme ses congénères une chasseuse redoutable, aidée par sa silhouette élancée qui lui permet de grimper aux arbres et de sauter jusqu’à 3 mètres de hauteur.

Si elle se fait de plus en plus rare à travers l’Afrique et l’Asie, c’est que la progression des infrastructures humaines et l’exploitation du bois génèrent depuis de nombreuses années une déforestation colossale.

De quoi réduire la quantité de ses proies et l’exposer davantage au braconnage.

Panthère des neiges

La panthère des neiges est un animal si discret qu’on le surnomme régulièrement le «fantôme des montagnes». Il faut dire que son pelage blanc tâcheté l’aide à se fondre parfaitement dans son environnement qui inclut d’ailleurs certaines zones difficilement accessibles de très haute altitude.

Adaptée au climat rude des montagnes, ses poumons solides ne craignent pas la raréfaction de l’oxygène difficilement supportable à 5500 mètres de hauteur.

La réduction de son habitat naturel et le braconnage en font aujourd’hui une espèce particulièrement menacée, d’autant que son territoire est situé sur des zones sensibles au niveau politique, où la mise en place de programmes de conservation est encore délicate.

Chat pêcheur

Avec ses oreilles dirigées vers l’arrière, sa queue épaisse et ses pattes palmées, le chat pêcheur s’est parfaitement adapté à la vie en milieu aquatique. C’est justement là qu’il chasse la plupart du temps les poissons et les crustacés dont il se nourrit, même si quelques oiseaux et insectes trouvent parfois leur place dans ses menus.

La destruction et le drainage des zones humides qu’il occupe en Asie du Sud-Est ont déjà fait diminuer sa population d’environ 30% en une quinzaine d’années. Un déclin également engendré par la chasse, la chat pêcheur étant très apprécié pour sa viande et sa fourrure.

Chat à pieds noirs

Typique des zones semi-arides africaines, le chat à pieds noirs est un petit félin qui dépasse rarement les 50 centimètres de long. Une petite taille qui le rend particulièrement vulnérable face aux grands prédateurs et pourtant, l’animal nocturne est réputé pour être un chasseur et un tueur bien plus redoutable que le lion ou le léopard par exemple.

Mais d’autres menaces mettent aujourd’hui le chat à pieds noirs en danger. Au surpâturage qui détruit son habitat naturel s’ajoute aussi la lutte contre les nuisibles à laquelle les populations humaines se livrent sans distinction.

Lynx pardelle

Autrefois présent dans les Pyrénées et au Portugal, le lynx pardelle ou lynx ibérique n’existe plus aujourd’hui que dans le Sud-Est de l’Espagne. Les milieux méditerranéens dans lesquels il se rencontre regorgent de cachettes et d’espaces ouverts, parfaitement adaptés à son mode de vie et de chasse.

C’est là, grâce à ses bonds agiles et à son excellente ouïe, qu’il traque les lapins qui constituent 80 à 100% de son alimentation. La chasse et la réduction de son habitat pèsent cependant lourd sur le nombre de ses proies privilégiées.

Avec moins de 500 individus restants dans le monde, le lynx pardelle est désormais considéré comme en danger critique d’extinction.

Chat à tête plate

Difficilement observable dans la nature, le chat à tête plate se distingue du chat domestique dont il est très proche par un front aplati et des pattes palmées. Il faut dire que le petit félin affectionne particulièrement les zones humides d’Asie du Sud-Est, riches en amphibiens et en poissons de toutes sortes.

S’il est devenu l’une des espèces les plus menacées au monde, c’est que la destruction et la fragmentation de son habitat ont connu une progression exponentielle. Un habitat où la pollution des cours d’eau et la surpêche ne cessent aussi de réduire la quantité de nourriture disponible.

Canidés

Présents dans une multitude de milieux différents sur tous les continents à l’exception de l’Antarctique, les canidés sont des mammifères carnivores reconnaissables à leur museau pointu et à leurs griffes non rétractiles. Leur ouïe et leur odorat très développés en font de redoutables chasseurs.

Lycaon

Aussi appelé «loup peint» ou «chien sauvage africain», le lycaon est un animal physiquement proche de la hyène que l’on rencontre exclusivement en Afrique centrale et subsaharienne.

Comme bien d’autres espèces de la famille des canidés, c’est le plus souvent en meute que vit et chasse le lycaon, celle-ci constituant d’ailleurs un aspect essentiel de son quotidien et étant particulièrement bien organisée.

Mais l’animal souffre d’une réputation de tueur impitoyable tenace auprès de l’Homme qui l’a conduit il y a peu au bord de l’extinction. Également vulnérable face aux maladies infectieuses, l’espèce compte désormais moins de 3000 individus.

Renard Polaire

Petites oreilles, poils laineux sous les pattes, le renard polaire s’est adapté pour limiter au maximum les pertes de chaleur. Reconnaissable à son pelage blanc teinté de gris, le petit animal a élu domicile partout à travers l’Arctique. Sous le sol gelé, il parvient à déloger les rongeurs dont il se nourrit mais se régalera tout autant de baies ou de carcasses de phoques abandonnées par les ours polaires si l’opportunité se présente.

C’est principalement le changement climatique qui met aujourd’hui en danger le renard polaire. Tandis que les températures augmentent, de nouvelles espèces font leur apparition dans son habitat et notamment le renard roux, face auquel il ne fait généralement pas le poids.

Dhole

Très semblable à un chien de taille moyenne, le dhole s’est adapté à une multitude d’écosystèmes asiatiques, à l’exception des milieux arides. La période de novembre à mars marque généralement la saison des naissances qui permet à la meute de se compléter de petits membres supplémentaires. Tous verront le jour dans des tanières spécifiquement construites entre des rochers ou non loin d’un point d’eau.

Très sociable, l’espèce fait également preuve d’une formidable coopération à l’heure de la chasse. La fragmentation de son habitat et l’épuisement de ses proies font tout de même peser sur elle de lourdes menaces.

Loup rouge

Considéré comme le plus rare de tous les canidés au monde, le loup rouge, ou loup roux, est encore très mal connu. Son habitat, autrefois étendu à l’ensemble du sud-est des États-Unis, se limite désormais à quelques zones forestières vierges et régions montagneuses difficilement accessibles.

Il faut dire qu’en plus d’être la cible de nombreux prédateurs naturels, y compris de certains de ses congénères, le loup rouge a longtemps été persécuté par les éleveurs qui voyaient en lui une menace pour le bétail. Réintroduite dans la nature après avoir été déclarée éteinte à l’état sauvage en 1980, l’espèce ne compte aujourd’hui pas plus de 300 individus.

Loup d’Abyssinie

Le loup d’Abyssinie, ou loup d’Ethiopie, est la seule espèce de loup à vivre exclusivement en Afrique. S’il possède physiquement toutes les caractéristiques du loup, son pelage roux et sa silhouette élancée le rapprochent étonnamment du renard.

Regroupé le plus en souvent en meutes d’une dizaine d’individus, nous le rencontrons dans les hauts plateaux d’Afrique de l’Est. Des milieux d’altitude où l’Homme progresse également, transformant les paysages sauvages en terres agricoles. Après avoir frôlé l’extinction dans les années 90, le loup d’Abyssinie est désormais une espèce protégée bien que toujours très vulnérable.

Ailuridés

Le panda roux constitue l’unique représentant vivant de la famille des Ailuridés. Toutes les autres espèces sont des espèces fossiles.

Panda roux

Avec son pelage roux strié de noir au niveau des pattes, le panda roux est passé maître dans l’art du camouflage parmi les branches des arbres. Et cela tombe bien puisque ce sont essentiellement les forêts tempérées qu’il fréquente, parcourues de végétation, de racines et d’arbres creux dans lesquels le petit mammifère trouvera de quoi se rassasier.

L’alimentation constitue d’ailleurs l’activité principale de l’espèce et le bambou son mets de prédilection. Une dépendance responsable en partie du déclin du panda roux qui voit son habitat et sa source principale de nourriture se réduire année après année. Le braconnage pour sa fourrure et la capture domestique représentent aussi d’importantes menaces.

Ursidés

C’est dans la petite famille des ursidés que nous retrouvons les ours et les pandas sous leurs différentes espèces. Globalement non adaptés à la course ou à l’endurance, leur capacité à survivre dans de nombreux milieux différents constitue pour eux un véritable atout.

Ours polaire

Considéré comme l’un des plus grands mammifères carnivores de la planète, l’ours polaire s’est doté d’une constitution toute particulière afin de résister aux conditions extrêmes de la banquise.

Sa peau noire, parfaite pour retenir la chaleur du soleil, protège une épaisse couche de graisse corporelle le tout dissimulé sous une fourrure dense d’un blanc immaculé. De quoi se fondre parfaitement dans son environnement et surprendre les morses et les phoques qui lui offriront de quoi tenir plusieurs repas.

En entraînant la fonte des glaces et la diminution du nombre de ses proies, le réchauffement climatique impose malheureusement à l’ours polaire des périodes de jeûne de plus en plus longues.

Panda géant

Observable un peu partout sur la planète dans les parcs animaliers, le panda géant n’existe plus à l’état sauvage qu’en Chine du centre-sud, et notamment dans la province du Sichuan. S’il est affairé la plupart du temps à engloutir d’immenses quantités de bambou, le mammifère appartient pourtant bel et bien à l’ordre des carnivores et a bien des difficultés à digérer son aliment préféré.

De nombreux efforts de conservation ont permis de stabiliser les populations de panda géant mais l’espèce reste toujours hautement menacée par la déforestation et le changement climatique qui influent sur son habitat.

Ours à lunettes

Considéré comme l’unique espèce d’ursidé à vivre en Amérique du Sud, l’ours à lunettes est aussi l’espèce d’ours la plus menacée d’extinction.

Comme la plupart de ses congénères, le mammifère se révèle être un grimpeur hors pair et peut même passer plusieurs jours perché à une quinzaine de mètres de hauteur, dans une couchette faite de branchage. La progression de l’agriculture grignote malheureusement peu à peu les forêts humides d’altitude dans lesquelles l’ours à lunettes se réfugie.

Ailleurs comme au Pérou par exemple, l’animal est aussi menacé par la chasse pour sa fourrure, sa bile ou sa graisse.

Ours malais

Avec ses 1 à 1,4 mètres de longueur et un poids ne dépassant que rarement les soixante kilos, l’ours malais est le plus petit ours de la planète.

Habituée aux forêts tropicales d’Asie du sud-est, l’espèce joue un rôle essentiel dans la dispersion des graines et la régulation du nombre de parasites. En creusant les arbres avec ses griffes à la recherche de nourriture, le mammifère crée aussi de nouvelles cavités dans lesquelles de petits animaux pourront trouver un abri.

Autrement dit, la disparition de l’ours malais aurait de lourdes conséquences sur les forêts. La destruction de son habitat et la chasse pour sa bile, utilisée dans la médecine traditionnelle, remettent cependant en cause sa survie sur le long terme.

Phascolarctidés

Les phascolarctidés sont une famille de marsupiaux dont le koala est aujourd’hui l’unique espèce encore vivante.

Koala

Le koala ou paresseux australien est un petit mammifère phytophage c’est-à-dire qu’il ne boit jamais durant sa vie mais puise l’eau nécessaire à sa survie dans les feuilles d’eucalyptus qu’il consomme en grand nombre. Strictement endémique de l’Australie, son métabolisme lent le pousse à dormir près de 20 heures par jour même si le koala peut faire preuve d’une étonnante rapidité en cas de menace.

Par le passé, c’est la chasse pour sa fourrure qui a conduit l’espèce au bord de l’extinction. Désormais protégée, elle reste menacée par la destruction de son habitat.

Giraffidés

Les giraffidés sont une petite famille de mammifères ongulés (aux pattes terminées par des sabots) qui ne regroupe que deux espèces.

Girafe

Reconnaissable aux taches caractéristiques qu’elle possède dès la naissance, la girafe est le plus grand des animaux terrestres. C’est en Afrique que nous la rencontrons, entre les aires désertiques, les prairies et les savanes sèches où elle peut se nourrir de fleurs et de fruits, l’acacia restant sa source de nourriture privilégiée.

Imposante, rapide et dotée d’une bonne vue, la girafe n’est pas une proie facile pour ses prédateurs naturels. La chasse au trophée, le braconnage et la réduction de son habitat ont toutefois fait passer ses effectifs sous les 100 000 individus.

Okapi

Solitaire et craintif, l’okapi est un curieux animal qui a trouvé refuge dans les forêts denses au nord de la République démocratique du Congo où les fougères et les champignons poussent en abondance. Bien que classée à l’origine parmi les équidés, l’espèce partage en réalité de nombreuses similitudes avec la girafe : un long cou, deux cornes osseuses plantées au sommet du crâne et une langue dépassant parfois les 30 cm.

Si l’okapi est aujourd’hui considéré comme une espèce en voie de disparition, c’est que le braconnage et la déforestation, impulsés par la guerre civile, continuent de faire des ravages.

Hippopotamidés

Un corps massif, une large gueule et une habilité à se déplacer dans l’eau, les hippopotamidés englobent les deux espèces actuelles d’hippopotames.

Hippopotame

Avec un poids moyen de 1500 kg pour les spécimens mâles, l’hippopotame ou hippopotame amphibie est l’un des plus gros mammifères terrestres. Semi-aquatique, c’est dans la fraîcheur des marais et des fleuves qui sillonnent le continent africain qu’il passe ses journées, ne quittant l’eau que rarement pour brouter un peu d’herbe.

Derrière son aspect trapu et inoffensif, l’hippopotame est reconnu comme l’un des animaux les plus dangereux d’Afrique. Il reste malgré tout vulnérable face à la perte de son habitat et au braconnage pour sa viande ou ses canines constituées d’ivoire.

Hippopotame nain

Plus petit et moins adapté à la vie aquatique que son cousin, l’hippopotame nain possède tout de même lui aussi des oreilles et des narines particulières, capables de se refermer au moment de plonger. Il privilégiera toutefois les berges des fleuves et les sous-bois denses, riches en fougères, en fruits et en plantes aquatiques qu’il viendra grignoter la nuit.

Présent majoritairement au Libéria, l’hippopotame nain doit faire face à de nombreux prédateurs naturels du fait de son gabarit réduit. En tenant compte également du braconnage et de la destruction des forêts qu’il occupe, ce sont moins de 3000 individus qui vivent aujourd’hui encore à l’état sauvage.

Dasyuridés

Les dasyuridés constituent une vaste famille de marsupiaux originaires d’Australie et de Nouvelle-Guinée, reconnaissables pour la plupart à leur petite taille et leur absence de poche abdominale.

Diable de Tasmanie

Craintif et discret en dépit de son nom, le diable de Tasmanie est devenu un véritable symbole de l’Australie au point d’apparaître sur les pièces de monnaie locales ou dans les manifestations sportives, sous forme de mascotte.

Des forêts sèches aux abords des zones urbaines, c’est avant tout la nuit que sort le mammifère carnivore pour se nourrir, en groupe le plus souvent.

Un mode de vie nocturne qui favorise les collisions avec les véhicules lorsque le diable de Tasmanie tente de traverser la route. S’ajoutent aussi la fragmentation de son habitat, la propagation des maladies importées par l’Homme et l’introduction de nouvelles espèces prédatrices.

Macropodidés

Très diverses en taille, les espèces formant la famille des macropodidés se distinguent par des membres postérieurs très développés qui leur permettent de se déplacer par bonds rapides.

Quokka

C’est en Australie, dans les sous-bois et les zones marécageuses, que se rencontre « l’animal le plus heureux du monde ». Plutôt nocturne, le quokka est doté de longues griffes lui permettant de grimper, et d’une queue dans laquelle il stocke de la graisse en prévision des saisons rudes. Il peut survivre ainsi un mois, en ne grignotant que quelques succulentes gorgées d’eau.

Victime d’un grand nombre de prédateurs naturels, l’animal souffre également de la réduction progressive de son territoire. Il ne resterait désormais plus qu’environ 14 000 individus, répartis pour la plupart sur l’île de Rottnest, le long de la côte australienne occidentale.

Myrmécophagidés

Grands amateurs de fourmis et de termites, les myrmécophagidés sont dotés d’un museau remarquablement long, essentiel à leur recherche de nourriture.

Tamanoir

Le tamanoir ou grand fourmilier est un mammifère solitaire que l’on rencontre en Amérique du Sud. Cousin du paresseux, ce sont près de 16 heures qu’il passe à dormir chaque jour, enveloppé dans sa longue queue en panache comme dans une couverture.

Le reste du temps, ses longues griffes acérées et son odorat 40 fois plus développé que le nôtre lui permettent de dénicher sa nourriture cachée dans la terre ou dans les troncs creux. S’il n’a que peu de prédateurs naturels, le fourmilier est sur le déclin du fait du braconnage, de la destruction de son habitat et des incendies fréquents dans les zones qu’il occupe.

Mégachiroptères

Reconnaissables à leur museau pointu qui rappelle celui d’un renard, les mégachiroptères constituent l’un des deux sous-ordres existants de chauves-souris.

Renard volant

Le renard volant, ou roussette, que l’on croise dans les grottes et les forêts tropicales réparties à travers l’Afrique, l’Asie et l’Océanie est l’une des plus grandes espèces de chauves-souris au monde.

Actif la nuit, suspendu la tête en bas durant les phases de repos, l’animal peut atteindre plus d’1 mètre 50 d’envergure une fois les ailes déployées. Elles l’aideront à résister au froid en créant une double épaisseur et lui permettront de se rafraîchir lorsque nécessaire, en quelques battements.

Essentiel à la pollinisation, le renard volant est aujourd’hui mis en péril par le recul de son environnement et par le braconnage.

Manidés

Régime insectivore, corps allongé recouvert d’écailles, les manidés regroupent toutes les espèces de pangolins actuelles.

Pangolin de Chine

Avec son corps fuselé parfaitement adapté à la vie souterraine et sa longue langue gluante, le pangolin de Chine est un mammifère insectivore qui se met en chasse à la nuit tombée. Bien que terrestre, nous le retrouvons également parfois dans les arbres et même dans les points d’eau où il se révèle être un bon nageur.

Ce sont avant tout ses larges écailles faites de kératine qui ont poussé l’espèce jusqu’au danger critique d’extinction. Tué en masse pour l’alimentation ou la médecine traditionnelle, le pangolin de Chine est devenu l’animal le plus braconné au monde.

Grand pangolin d’Inde

Si les pangolins sont les animaux les plus braconnés au monde du fait de leurs écailles, le grand pangolin d’Inde qui possède les plus larges se révèle être particulièrement vulnérable.

Dépourvu de dents mais doté lui aussi d’une langue visqueuse qui lui permet d’attraper sans mal les insectes qui composent ses menus, nous le croisons dans les forêts à travers le Bangladesh, l’Inde ou le Sri Lanka où il prend toujours soin de creuser plusieurs terriers. Au braconnage et à la chasse, toujours pratiqués en masse par les populations locales, s’ajoute l’expansion des terres agricoles qui grignotent peu à peu le territoire de l’espèce.

Pangolin géant

Très semblable à ses cousins sur le plan physique, le pangolin géant est, comme son nom le suggère, le plus grand de tous les pangolins avec une taille pouvant atteindre les 180 centimètres. S’il ne possède pas d’oreilles, son ouïe et son odorat parfaitement développés lui permettent de se repérer et de se nourrir sans difficulté dans les savanes et les forêts tropicales humides d’Afrique équatoriale.

Des zones elles aussi soumises à la déforestation et où la chasse est toujours pratiquée en dehors de toute réglementation.

Éléphantidés

Reconnaissables à leur trompe caractéristique, les éléphantidés sont une famille de mammifères comprenant les éléphants actuels et à laquelle appartenait également le mammouth, dont la dernière espèce a disparu il y a environ 4000 ans.

Éléphant d’Asie

Reconnaissable à son dos bien rond et aux quatre ongles qu’il possède aux pattes arrières, l’éléphant d’Asie se distingue aussi de son cousin africain par des oreilles bien plus petites. Les femelles de l’espèce sont dépourvues de défenses et donnent naissance à un petit tous les 4 ans, après 22 mois de gestation.

Habitant emblématique des forêts tropicales, l’éléphant d’Asie passe la majeure partie de ses journées à grignoter fruits, racines et jeunes pousses, dont il peut avaler au quotidien jusqu’à 150 kilos.

La déforestation et la fragmentation de son habitat pèse toutefois lourd sur sa survie, tout autant que le braconnage pour ses défenses.

Éléphant d’Afrique

Avec un poids pouvant atteindre les 6,3 tonnes, l’éléphant d’Afrique est le plus gros de tous les mammifères terrestres.

On distingue généralement l’éléphant de forêt d’Afrique de l’éléphant de savane, plus connu, que l’on rencontre à travers la brousse et les régions semi-désertiques. Si l’espèce peut vivre jusqu’à 100 ans, la destruction de son habitat et le braconnage ont fait chuter ses populations de manière dramatique. On estime que ce sont aujourd’hui environ 420 000 éléphants qui survivent sur le continent africain.

Bovidés

Composés de mammifères herbivores, les bovidés regroupent 7 sous-familles dont les bovinés et les antilopes sous leurs nombreuses espèces.

Addax

Reconnaissable à son pelage clair et ses cornes torsadées pouvant mesurer jusqu’à un mètre de long, l’addax est une antilope particulièrement adaptée aux régions arides. C’est dans les milieux désertiques d’Afrique du Nord que nous la rencontrons généralement, occupée à brouter les feuilles desquelles elle tire aussi la majorité de son eau.

La chasse massive dont elle a été victime durant le XXème siècle la classe désormais parmi les espèces en danger critique d’extinction. Il y a quelques années, seuls 300 addax survivaient encore à l’état sauvage.

Saïga

Connu pour être l’unique espèce d’antilopes eurasiennes, le saïga possède un nez caractéristique qui lui permet à la fois de filtrer la poussière en été et de réchauffer l’air inspiré durant la saison hivernale. Il faut dire que le mammifère est habitué aux déserts semi-arides d’Asie centrale, qui l’ont poussé à déployer d’étonnants mécanismes d’adaptation.

À ses prédateurs naturels que sont le loup ou le léopard par exemple s’ajoute aussi l’Homme qui se livre depuis des années à un braconnage massif de l’espèce. Les cornes du saïga, supposée être aphrodisiaques, se vendent jusqu’à 100€ le kilo sur les marchés noirs asiatiques.

Bison d’Europe

À la différence du bison d’Amérique que l’on rencontre dans les grandes plaines, le bison européen apprécie tout particulièrement les forêts de feuillus où il participe à la dissémination des graines. La bosse caractéristique, moins prononcée que celle de son cousin, est recouverte d’une épaisse toison laineuse de couleur sombre.

Présent par le passé un peu partout à travers le continent européen, le bison d’Europe survit aujourd’hui principalement à l’est, là où il a été réintroduit dans les années 1950 après avoir frôlé l’extinction. Les troupeaux sauvages restants souffrent de la fragmentation de leur habitat qui nuit à leur diversité génétique.

Takin

Dans les montagnes à l’ouest de la Chine survit un curieux animal, témoin d’une faune ancienne aujourd’hui disparue. À mi-chemin entre le gnou africain et le bœuf musqué, le takin vit en troupeaux jusqu’à 4500 mètres d’altitude où ses poils imperméables lui offrent une excellente protection contre le froid.

Considérée comme vulnérable depuis quelques années, l’espèce est menacée par le braconnage pour sa chair et sa peau mais aussi par la chasse sportive qui séduit encore de nombreux touristes.

Saola

Très discret et difficilement observable, le saola n’a été découvert qu’en 1992 dans les forêts à la frontière entre le Laos et le Vietnam. Il possède, dans un repli de son museau, des glandes à musc qui lui permettent de marquer son territoire. Ses cornes recourbées vers l’arrière peuvent quant à elles atteindre les 45 centimètres, soit près d’un tiers de la taille totale de l’animal.

Considéré comme éteint il y a quelques années, le saola est finalement réapparu en 2010 mais reste extrêmement vulnérable. En cause, la chasse qui coûte la vie à une cinquantaine d’animaux par an alors que l’espèce ne compte pas plus de quelques centaines d’individus.

Porcins

Au-delà des porcs, la famille des porcins englobe une multitude d’espèces dotées d’une dentition dite complète, soit composée de 44 dents.

Babiroussa

Cousin du cochon et du sanglier, le babiroussa est reconnaissable entre tous avec ses impressionnantes défenses, typiques des spécimens mâles. Celles-ci ne cessent de pousser tout au long de sa vie au point parfois de percer le crâne, et d’entraîner la mort de l’animal.

Nous le rencontrons exclusivement en Indonésie, sur les berges des fleuves et dans les forêts tropicales où le sol est suffisamment malléable. Le museau du babiroussa est en effet bien moins solide que celui d’un cochon.

Chassée en masse depuis l’époque préhistorique, l’espèce est aussi menacée par la déforestation qui progresse peu à peu jusque dans les écosystèmes d’altitude.

Équidés

Vaste famille que celle des équidés, caractérisés pour la plupart par la présence d’une crinière et par leur capacité à courir sur de très longues distances sans s’essouffler.

Cheval de Przewalski

Découvert en 1879 dans le désert de Gobi, le cheval de Przewalski est considéré comme l’ancêtre de nos chevaux domestiques et le dernier cheval sauvage du monde. Une idée toute relative bien sûr, les populations restantes ayant été réintroduites par l’Homme au cours du siècle dernier après que l’espèce ait frôlé l’extinction sous l’effet d’une chasse intensive.

D’humeur changeante, l’animal n’a toutefois jamais été domestiqué et se rencontre encore principalement en Mongolie, où il vit en semi-liberté. Le cheval de Przewalski n’a pas encore reconstitué pleinement ses effectifs et reste hautement menacé.

Rhinocérotidés

Plutôt massifs et dotés d’une peau épaisse, les rhinocérotidés englobent toutes les espèces de rhinocéros connues.

Rhinocéros noir

Le rhinocéros noir parcourt majoritairement les savanes africaines et possède sur le mufle deux cornes faites de kératine qui le distinguent de son cousin asiatique qui lui, n’en possède qu’une.

Très solitaire, l’animal strictement herbivore ne se mêle à ses congénères que pour la reproduction. Les petits feront généralement une proie de choix pour les lions tandis que les spécimens adultes n’ont pas vraiment de prédateurs naturels.

S’il reste une espèce en danger, c’est que le rhinocéros noir subit le braconnage et la déforestation depuis de nombreuses années.

Rhinocéros de Sumatra

Bien que mesurant environ 2,5 mètres de long et pouvant peser jusqu’à une tonne, le rhinocéros de Sumatra est le plus petit de toutes les espèces de rhinocéros.

Cela ne l’empêche pas d’avaler près de 50 kilos de nourriture chaque jour, feuilles, fruits ou jeunes pousses qu’il consomme généralement le matin ou avant la tombée de la nuit. Les sources et les infiltrations d’eau salée proches de forêts tropicales qu’il fréquente lui fournissent quant à elles l’apport en sel dont il a besoin.

Considéré comme en danger critique d’extinction, le rhinocéros de Sumatra est encore lourdement menacé par le braconnage tandis que son habitat ne cesse de se réduire. Le dernier spécimen vivant en Malaisie s’est éteint en 2019.

Rhinocéros de Java

Il était répandu un peu partout à travers l’Asie, mais ne subsiste plus que dans le parc national Ujung Kulon, en Indonésie, où l’on ne compte plus qu’une soixantaine d’individus.

Reconnaissable à l’unique corne perchée sur son mufle, le rhinocéros de Java est le plus menacé parmi les rhinocéros. Bien que solitaire comme ses congénères, il arrive d’assister à des rassemblements hors période de reproduction, autour des mares boueuses.

Désormais protégé, le rhinocéros de Java souffre encore de la superficie réduite de son territoire qui le rend vulnérable face aux maladies et à l’appauvrissement génétique.

Talpidés

Majoritairement adaptés à la vie souterraine malgré une poignée d’espèces aquatiques, les talpidés forment une famille de mammifères insectivores.

Desman des Pyrénées

Endémique des montagnes qui lui ont donné son nom, le desman des Pyrénées ou rat-trompette est un petit mammifère insectivore aquatique. Certains ont pu l’observer jusqu’en haute altitude, dans les cours d’eau à débit régulier où son étonnante trompe lui permet d’attraper sa nourriture et de se repérer dans son environnement.

Très spécialisé, l’animal n’est pas doté d’une forte capacité d’adaptation ce qui le rend particulièrement vulnérable au recul de son aire de répartition initiale. L’aménagement des rivières et l’apparition de barrages ne cessent pourtant d’aller croissant.

Camélidés

Initialement apparus aux États-Unis avant de coloniser l’Asie et l’Afrique, les camélidés englobent les chameaux et les dromadaires que nous connaissons aujourd’hui.

Chameau de Bactriane

Le chameau de Bactriane, ou chameau à deux bosses que l’on rencontre dans les zones arides d’Asie centrale présente des capacités d’adaptation tout à fait étonnantes. Doté d’une laine très épaisse qui lui permet de résister aux hivers les plus rudes, il se contente aussi d’une nourriture pauvre en éléments nutritifs et peut survivre même en ayant perdu 40% de son eau.

S’il n’a pas de réel prédateur naturel, c’est en partie la dégradation de son habitat pour l’urbanisation ou la production d’énergie qui classe aujourd’hui le chameau de Bactriane parmi les animaux menacés. La chasse et le braconnage en dépit des mesures de protection dont bénéficie l’espèce ne doivent également pas être négligés.

Cricétidés

La famille des cricétidés appartient à l’ordre des rongeurs qui regroupe le plus grand nombre d’espèces différentes.

Campagnol Amphibie

Avec sa fourrure brune et son museau court, le campagnol amphibie compte parmi les plus grosses espèces de campagnols et l’un des rares rongeurs aquatiques vivant encore à l’état sauvage.

Leur vie est en effet étroitement liée aux rivières et aux berges qui leur servent d’abri et dans lesquelles ils puisent leur nourriture. Plutôt sociable, le campagnol amphibie vit en petits groupes et n’a, à la différence de ses cousins terrestres, aucun impact sur les activités agricoles.

L’espèce a pourtant été lourdement chassée et empoisonnée par le passé, tout en étant forcée de reculer toujours davantage face aux travaux d’aménagement des berges.

Dasypodidés

C’est dans la petite famille des dasypodidés que l’on retrouve toutes les espèces de tatous connues.

Tatou géant

Comme son nom le suggère, le tatou géant est le plus imposant de tous les tatous. Habitué notamment aux forêts tropicales réparties à travers l’Amérique du Sud, il ne s’éloigne que rarement des points d’eau qu’il rencontre et se lance dans la création d’un nouveau terrier tous les deux jours environ. Des terriers dans lesquels trouveront refuge bien d’autres animaux, ce qui fait du tatou géant une espèce clé dans son environnement.

Très recherché pour sa chair et sa cuirasse utilisée dans l’artisanat, le mammifère est aussi sur le déclin du fait de la disparition de son habitat.

Les cétacés en voie de disparition

À l’origine des espèces terrestres, les cétacés règnent en maîtres sur les mers et les océans du monde. Leur sang chaud et leur nageoire qu’ils agitent de bas en haut pour se déplacer les distinguent de la multitude de poissons avec qui ils partagent leur environnement.

S’ils ont besoin de remonter régulièrement à la surface pour accumuler un peu d’air dans leurs poumons, les cétacés n’en restent pas moins de redoutables prédateurs aujourd’hui largement menacés par les activités anthropiques. À la chasse qui a déjà mis à mal bon nombre d’espèces s’ajoutent aujourd’hui les pollutions diverses, le trafic maritime et le réchauffement climatique qui impacte lourdement certaines des principales sources de nourriture de ces géants des mers.

Monodontidés

La toute petite famille des monodontidés ne regroupe que deux espèces caractérisées par leur absence de nageoire dorsale.

Narval

Le narval, aussi appelé licorne des mers, doit son surnom à l’impressionnante corne faite d’ivoire que possèdent essentiellement les individus mâles. Relativement flexible, on suppose qu’elle sert à l’attaque et à la défense mais aussi qu’elle aide l’animal à se repérer dans son environnement.

Très proche de son cousin le béluga, le narval parcourt lui aussi les eaux froides de l’Arctique où son absence de nageoire dorsale lui permet de se déplacer sans difficulté sous les icebergs.

Mais le changement climatique rend la glace de plus en plus imprévisible et a favorisé une intensification des activités humaines qui n’est pas sans conséquences pour le mammifère.

Balénoptéridés

Présents dans tous les grands océans du globe au fil de leurs migrations, les balénoptéridés se distinguent des autres cétacés par leurs sillons ventraux qui partent de la gorge jusqu’au thorax.

Baleine bleue

Apparue il y a près de 9 millions d’années, la baleine bleue ou rorqual bleu est considérée comme le plus gros animal ayant jamais vécu sur Terre.

À l’exception de l’Arctique, nous la rencontrons dans tous les océans du globe, occupée à av aler des quantités colossales de krill et de plancton. Son corps long et mince la distingue des autres baleines et lui permet d’atteindre la vitesse de pointe de 50km/h lors de brèves accélérations.

La chasse à la baleine de ces dernières décennies a entraîné une diminution spectaculaire des effectifs de l’espèce. Désormais protégée quoique toujours vulnérable, la baleine bleue est aussi menacée par le réchauffement climatique qui entraîne la disparition du krill.

Rorqual commun

Le rorqual commun arrive juste derrière la baleine bleue en termes de taille mais la surpasse largement au niveau de la vitesse. Considéré comme l’espèce la plus rapide parmi les grandes baleines, l’animal peut descendre jusqu’à 500 mètres de profondeur et nager une vingtaine de minutes avant d’avoir besoin de remonter à la surface.

Dans les différents océans du globe comme en mer Méditerranée,le rorqual commun reste menacé par la chasse, les collisions avec les bateaux et les nuisances sonores qui perturbent son quotidien.

Iniidés

Les iniidés sont une famille de dauphins d’eau douce qui ne compte plus qu’un genre vivant, le genre Inia, dans lequel nous retrouvons environ trois espèces.

Dauphin rose

Le dauphin rose, ou boto, qui évolue dans l’Amazone doit son nom à la végétation qui le fait paraître rosé sous les eaux. Une fois à la surface, il se révèle plutôt gris pâle même si quelques nuances roses peuvent apparaître sur l’abdomen.

Plutôt habitué à vivre en couple, le mammifère se nourrit de plus d’une quarantaine de poissons différents qu’il repère notamment avec son museau couvert de vibrisses qui l’aident à capter les odeurs.

Les menaces qui pèsent sur le dauphin rose restent les mêmes, la déforestation et la dégradation de son habitat naturel qui devraient entraîner l’extinction de la moitié de ses populations d’ici 50 ans.

Physétéridés

C’est dans la famille des physétéridés que nous retrouvons les cachalots sous leurs différentes espèces.

Grand cachalot

S’il préfère les eaux équatoriales ou tropicales, le grand cachalot se rencontre dans tous les océans et mers de la planète qu’il parcourt au rythme de ses migrations. Ce sont d’ailleurs plutôt les mâles qui entreprennent ces grands voyages durant la saison de reproduction, pour relier les eaux polaires aux eaux plus chaudes, où ont tendance à rester les femelles.

Redoutable carnivore, ses sessions de chasse le font parfois plonger jusqu’à 3500 mètres de profondeur, où il peut rester en apnée près de 90 minutes.

Mais le grand cachalot est aussi une proie pour l’Homme qui utilise sa graisse pour confectionner cosmétiques, bougies ou crayons.

Balénidés

La famille des balénidés, ou baleines franches, regroupe les cétacés dotés de fanons par opposition aux cétacés pourvus de dents.

Baleine noire

La baleine noire que l’on rencontre dans l’Atlantique Nord est l’une des plus rares espèces de baleines au monde aussi est-elle encore relativement mal connue. Sous sa peau sombre, une couche de graisse d’une trentaine de centimètres l’aide à supporter les eaux froides tandis que sa tête présente d’étonnantes excroissances calleuses peuplées de crustacés microscopiques.

Plutôt lente et habituée aux eaux côtières peu profondes, la baleine noire a été par le passé la proie favorite des chasseurs au point que l’on ne dénombre aujourd’hui plus que 400 individus.

Les autres mammifères aquatiques en voie de disparition

Mustélidés

Essentiellement nocturne, la famille des mustélidés regroupe une multitude d’espèces carnivores aux pattes plutôt courtes et au corps allongé. Leur taille et leur alimentation sont, elles, très diverses.

Loutre de mer

Moins connues que leurs congénères d’eau douce, les loutres de mer se rencontrent le long des côtes du Pacifique nord où nous les observons parfois couchées sur le dos, se tenant par la patte pour ne pas dériver au loin.

Si le petit mammifère se distingue par un appétit particulièrement vorace, c’est qu’il lui faut consommer et brûler un grand nombre de calories afin de maintenir son corps à une température stable dans les eaux froides. Pour l’aider à rester au chaud, elle possède tout de même une fourrure extrêmement dense qui a rapidement attiré l’attention des braconniers au cours des siècles derniers.

Vison d’Europe

Sous son pelage chocolat légèrement grisonnant, le vison d’Europe est généralement considéré comme un animal semi-aquatique.

Difficile en effet de le croiser ailleurs qu’à proximité des rivières et des petits cours d’eau riches en proies de toutes sortes quelle que soit la saison. Une aubaine pour le petit mammifère dont les performances en tant que chasseur sont assez limitées.

Menacé par les campagnes d’empoisonnement, la chasse pour sa fourrure et la disparition des zones humides qui constituent son habitat naturel, le vison d’Europe est aujourd’hui l’une des espèces les plus menacées en France.

Loutre géante

Curieuse et peu craintive, la loutre géante ne vit à l’état sauvage qu’en Amérique du Sud. À la différence de la plupart des espèces de loutre, celle-ci vit en groupe ce qui lui permet de ne craindre pratiquement aucun prédateur naturel.

Un individu seul en revanche devrait rester prudent face aux jaguars par exemple, même si la loutre géante se transforme elle aussi en chasseuse redoutable pour ses propres proies. Le secret, des pattes et une queue adaptées à la vie aquatique qui lui permettent de dépasser les 30 km/h à la nage.

Chassée pour sa peau, l’espèce fait aussi face à la diminution du nombre de ses proies et à la pollution des cours d’eau dans lesquels elle évolue.

Viverridés

La famille des viverridés englobe une trentaine d’espèces différentes de taille moyenne, habituées majoritairement aux forêts tropicales et aux régions montagneuses. Plutôt nocturnes et solitaires, leur vue, leur ouïe et leur odorat sont particulièrement développés.

Binturong

Également appelé chat-ours de par sa démarche ou certaines caractéristiques physiques, le binturong ne partage pourtant aucun lien de parenté avec ces deux animaux.

Son corps long d’une soixantaine de centimètres est complété d’une queue préhensile parfois plus longue encore qui l’aide à se suspendre aux branches dans les forêts denses d’Asie du sud-est, là où sont accessibles les insectes et les fruits dont il est très friand.

C’est aujourd’hui la déforestation qui constitue la principale menace du binturong, également mis en danger par la chasse et la capture domestique.

Odobenidés

Le morse est aujourd’hui la seule espèce encore vivante de la famille des odobenidés. De nombreuses espèces fossiles ont cependant été découvertes.

Morse

Deux longues défenses et des déplacements mal assurés sur la glace, le morse est un animal emblématique de la banquise et des mers froides de l’Arctique.

S’il parvient à résister aux saisons les plus rudes, c’est en partie grâce à son épaisse couche de graisse qui représente parfois jusqu’à un tiers de son poids. Les vibrisses qui lui servent de moustaches l’aident quant à elles à repérer sa nourriture constituée de petits poissons et de crustacés.

Ce sont aujourd’hui la chasse et la pollution marine qui classent le morse parmi les espèces menacées.

Trichéchidés

Les trichéchidés correspondent à la famille des lamantins dans laquelle on dénombre encore quatre espèces vivantes.

Lamantin

Sous son aspect rondelet et sympathique, le lamantin est l’une des dernières espèces encore vivantes de l’ordre des siréniens. Son surnom de vache de mer, lui, est dû à la formidable quantité de végétaux qu’il grignote chaque jour, jusqu’à 50 kilos parfois, tandis qu’il parcourt nonchalamment les prairies sous-marines, ne dépassant que rarement les 7 km/h.

Plutôt solitaire, le lamantin rencontrera ses congénères de manière occasionnelle, pour la reproduction ou en cas de nourriture abondante dans un milieu donné. La pollution et la destruction de ces milieux par l’activité humaine complique toutefois l’accès à la nourriture de l’espèce.

Dugongidés

Au-delà du dugong que l’on rencontre le long des littoraux des océans Indien et Pacifique, la famille des dugongidés englobe aussi les rhytines, grands siréniens aujourd’hui disparus.

Dugong

Très proche du lamantin, le dugong se distingue de son cousin par une nageoire caudale très proche de celle des dauphins et un mode de vie strictement adapté aux milieux d’eau salée.

Son étonnante lèvre mobile lui permet de déraciner les végétaux qu’il sélectionne dans les herbiers sous-marins grâce à son odorat développé. Bien que végétarien, il avalera ainsi régulièrement au cours du processus les petits invertébrés fixés aux plantes.

À la chasse et à la destruction de l’habitat du dugong s’ajoute aussi le passage régulier de navires qui a plus d’une fois causé de lourdes blessures à l’animal.

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