L’ours polaire, symbole du réchauffement climatique

L’ours polaire, symbole du réchauffement climatique

Considéré comme un mammifère marin, l’ours polaire, ou ours blanc, est le plus grand carnivore terrestre de notre planète. Avec sa fourrure dense, sa peau noire et ses pattes légèrement palmées, il se révèle aussi à l’aise sur la glace que dans l’eau, et s’est parfaitement adapté à la vie sur la banquise répartie autour du Pôle Nord. 

Une spécialisation qui joue contre lui aujourd’hui, car le réchauffement climatique est plus rapide aux pôles que partout ailleurs sur la Terre. Lourdement menacé par la fonte des glaces, l’ours polaire pourrait avoir totalement disparu d’ici une centaine d’années.

  • Apparence : fourrure blanche, corps massif
  • Longueur du corps : de 200 à 250 cm
  • Hauteur au garrot : de 100 à 150 cm
  • Poids : de 300 à 500 kg
  • Longévité : environ 25 ans
  • Distribution : Canada, Russie, Danemark, Norvège, États-Unis
  • Régime alimentaire : phoques, poissons, renards, oiseaux

Zones de répartition naturelle de l’ours polaire

L’ours polaire se rencontre à travers les pays entourant le cercle arctique. Le Canada et les États-Unis (Alaska), mais aussi la Norvège, la Russie (Sibérie) et le Danemark (Groenland). 

La banquise qui lui sert à la fois de lieu de chasse, de repos et de reproduction s’accroît ou diminue au rythme des saisons, façonnant en permanence l’étendue de son territoire.

Pourquoi les ours polaires sont-ils en voie de disparition ?

Situés au sommet de leur chaîne alimentaire, les ours polaires n’ont pas de prédateur naturel mais sont directement impactés par les bouleversements qui s’opèrent au sein des écosystèmes marins arctiques. Tandis que la banquise recule d’environ 13,4% par décennie sous l’effet du réchauffement climatique, on observe également chez l’espèce d’importantes contaminations au mercure liées à la pollution chimique des eaux.

La fonte des glaces dûe au réchauffement climatique

Bien que très bon nageur, c’est sur la banquise que l’ours polaire passe la majeure partie de sa vie. C’est là qu’il prend un peu de repos, qu’il donne naissance et prend soin de ses petits, et attend patiemment, posté au bord des trous creusés par les phoques, que ses proies remontent à la surface pour respirer.

Un individu adulte a ainsi besoin de 50 à 60 phoques par an pour survivre.

Mais le réchauffement climatique ne cesse de réduire son territoire. La banquise se fait de plus en plus fragile, les périodes de chasse sont de plus en plus courtes et les périodes de jeûne toujours plus étendues. C’est pourtant de cette chasse que dépendent la survie et la reproduction de l’espèce. D’autant que la santé déclinante des spécimens adultes conduit à terme à une surmortalité des oursons dont l’alimentation trop pauvre en graisse ne suffit pas à combler leurs besoins fondamentaux. De nombreux épisodes de cannibalisme ont également été rapportés, les grands mâles allant jusqu’à attaquer les nouveaux nés en cas de jeûne prolongé.

Sous l’effet du réchauffement climatique, de vastes plaques de glace sont également emportées à la dérive, entraînant en pleine mer les ours qui s’y trouvaient. Contraints de nager ensuite sur de grandes distances, l’animal s’épuise en tentant de retrouver son chemin jusqu’à la terre ferme.

Au rythme actuel de la fonte des glaces, on estime que les populations d’ours polaires devraient avoir diminué de deux tiers d’ici le milieu du 21ème siècle. La banquise s’étant certainement réduite d’ici là de 40% durant les périodes estivales.

La pollution chimique

Bien qu’aujourd’hui interdites, bon nombre de substances toxiques contaminent encore les milieux polaires. Leur élimination, très lente, ne s’observera pas avant de nombreuses années et en attendant, des taux préoccupants de mercure continuent de s’accumuler dans les espèces occupant les écosystèmes locaux.

Situé tout en haut de la chaîne alimentaire, l’ours polaire en ingère d’importantes quantités ce qui peut, à terme, engendrer des anomalies congénitales et des troubles du système nerveux.

Encore trop peu connus, ces effets sont toujours à l’étude.

L’exploitation de ressources naturelles

Pour le gaz ou le pétrole, les Hommes sont de plus en plus présents dans les milieux désertiques, dérangeant la faune et bouleversant les paysages naturels. En plus de conflits entre les êtres humains et les animaux, les régions polaires ont régulièrement été le théâtre de marées noires et de pollutions par les hydrocarbures.

Désormais inscrit sur la liste rouge de l’UICN en tant qu’espèce vulnérable, l’ours polaire est un mammifère hautement menacé dont la survie dépendra d’une vraie coalition entre les pays. Si de nombreux programmes spécifiques ont vu le jour pour bon nombre d’espèces en danger, il est question ici d’une vraie lutte en profondeur contre le changement climatique qui nécessitera des efforts à toutes sortes de niveaux. 

Des objectifs auxquels nous pouvons tous prendre part en faisant évoluer progressivement nos habitudes de vie.

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