
Le genre Foeniculum appartient à la famille des Apiaceae (tribu des Apieae) et ne comprend qu’une seule espèce polymorphe : Foeniculum vulgare, le fenouil. Le nom dérive du latin foenum (foin), en référence à la finesse du feuillage rappelant le foin séché. Le genre fut formalisé par Miller en 1754. L’espèce est originaire du bassin méditerranéen et était déjà utilisée dans l’Antiquité égyptienne, grecque et romaine. Pline l’Ancien lui attribuait plus de 20 usages médicinaux. Trois variétés principales sont reconnues : var. vulgare (fenouil commun), var. azoricum (fenouil de Florence) et var. dulce (fenouil doux).
Foeniculum vulgare est une plante herbacée vivace de 1 à 2,5 mètres, à port dressé et ramifié. La tige est cylindrique, finement striée, glauque, creuse. Les feuilles sont alternes, très finement découpées en segments filiformes (capillaires), de 15 à 40 cm, à gaine basale ample et engainante. Chez var. azoricum, les gaines foliaires basales sont renflées et charnues, formant le « bulbe » comestible. Les ombelles composées portent 15 à 40 ombellules de petites fleurs jaunes pentamères, sans involucre ni involucelle. Le fruit est un diakène ovoïde, côtelé, contenant des canaux sécréteurs d’huile essentielle riche en anéthol (60-80%) et en fenchone, conférant l’arôme anisé caractéristique.
Foeniculum vulgare est natif du pourtour méditerranéen, de la Macaronésie au Caucase. Il colonise les friches, les bords de routes, les falaises littorales et les terrains vagues sur sols secs et bien drainés. L’espèce s’est largement naturalisée dans les régions à climat tempéré chaud du monde entier et est considérée comme envahissante en Californie, en Australie et en Afrique du Sud, où elle domine certains écosystèmes côtiers. Le fenouil est mellifère et ses ombelles attirent une entomofaune diversifiée, notamment des syrphes et des coccinelles. Les chenilles du machaon (Papilio machaon) se développent sur son feuillage en Europe.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 18 avril 2026.
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