Quelles sont les conséquences d’une alimentation déséquilibrée ?

Une alimentation déséquilibrée peut signifier un excès de sucres, sel ou gras, mais aussi une consommation insuffisante ou excessive de certains nutriments essentiels.

Trop de protéines ou de vitamine C par exemple peut endommager les reins tandis qu’un excès de vitamine B3 peut conduire à des troubles du foie. À l’inverse, une carence en calcium peut favoriser le développement de l’ostéoporose tandis qu’une trop grande quantité de graisses saturées peut provoquer des maladies cardiovasculaires et favoriser l’obésité ou l’hypertension artérielle. Trop peu de fruits et de légumes sont quant à eux associés à une incidence accrue de cancer.

Prolongée, une alimentation déséquilibrée entraîne fatigue, baisse d’énergie et affaiblissement du système immunitaire, qu’il s’agisse de carences en zinc, fer ou magnésium.

Un impact colossal sur l’environnement

Une alimentation déséquilibrée affecte bien plus que notre santé. Les systèmes alimentaires mondiaux ont également des impacts majeurs sur l’environnement. 

Tandis que la demande alimentaire va croissant et que nous privilégions les denrées les plus gourmandes en ressources, ce sont les pressions environnementales qui explosent. On estime que le secteur alimentaire représente à lui seul entre 19 et 29 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, et environ 70 % de l’utilisation mondiale d’eau douce.

Les aliments à faible impact écologique tels que les céréales complètes, les noix, les légumes, les fruits ou les légumineuses sont aussi ceux associés généralement à de meilleurs effets sur la santé. À l’inverse, les produits transformés ou la viande rouge, connus pour leur effet environnemental négatif, sont aussi susceptibles d’entraîner le plus de problèmes de santé.

Et pourtant, la dernière décennie a vu peu de progrès dans l’amélioration des régimes alimentaires. Les apports en céréales et en fruits et légumes n’ont augmenté que de 2 % à l’échelle mondiale et la consommation de légumineuses a reculé en moyenne de 4 % tandis que la consommation de boissons sucrées a augmenté de 4 % et celle de viande rouge de 3%. 

Or, nous savons que les régimes non végétariens produisent jusqu’à 59 fois plus d’émissions de gaz à effet de serre que les régimes végétariens. Le bœuf et l’agneau par exemple engendrent dix fois plus d’émissions de gaz à effet de serre que le porc, la volaille et les produits laitiers, qui eux sont dix fois plus polluants que les aliments à base de plantes. Au-delà des ressources sollicitées, cette supériorité s’explique aussi par les émissions directes du fumier et par celles, indirectes, issues de la digestion des ruminants. 

Le constat est le même pour l’eau. L’empreinte eau douce moyenne par tonne de produit d’origine animale est supérieure à celle des produits d’origine végétale, à l’exception des fruits à coque, qui ont une empreinte eau relativement élevée. 

La suralimentation favorise l’obésité, soutient la production intensive et génère du gaspillage alimentaire, sans compter le transport et l’emballage.