Les Sciadopityaceae constituent une famille monotypique de conifères ne comprenant qu’un seul genre et une seule espèce vivante : Sciadopitys verticillata, le pin parasol du Japon. Le nom dérive du grec skiadion (parasol) et pitys (pin). La famille est phylogénétiquement isolée parmi les conifères, constituant le seul membre de l’ordre des Sciadopityales. Les analyses moléculaires suggèrent une divergence très ancienne, au Permien ou au Trias (environ 230 millions d’années). Des fossiles apparentés ont été trouvés en Europe, en Amérique du Nord et en Asie, indiquant une distribution bien plus vaste au Mésozoïque.
Sciadopitys verticillata est un conifère sempervirent de 15 à 30 mètres, à port étroitement conique et à croissance très lente. L’écorce est gris-brun, se détachant en longues lanières. La caractéristique la plus remarquable est la nature des « aiguilles » : ce ne sont pas de vraies feuilles mais des cladodes (tiges aplaties) résultant de la fusion de deux aiguilles, disposées en verticilles rayonnants de 10 à 30, rappelant les baleines d’un parasol ouvert. Les vraies feuilles sont réduites à de minuscules écailles brunes appliquées sur les rameaux. Les cônes mâles sont terminaux, groupés. Les cônes femelles sont ovoïdes, de 6 à 11 cm, à écailles épaisses et ligneuses, mûrissant en deux ans.
Sciadopitys verticillata est endémique du Japon (Honshu, Shikoku, Kyushu), où il pousse dans les forêts montagnardes mixtes entre 300 et 1600 mètres d’altitude, souvent associé aux Chamaecyparis, Tsuga et Cryptomeria. Il préfère les sols humides, profonds et bien drainés, dans des atmosphères brumeuses. L’espèce est devenue rare à l’état sauvage au Japon, classée Vulnérable sur la liste rouge japonaise. Le bois, résistant à l’eau, était traditionnellement utilisé pour les cuves de bains et les constructions navales au Japon. Sciadopitys est considéré comme l’un des conifères les plus isolés phylogénétiquement, un véritable fossile vivant sans parent proche parmi les espèces actuelles.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 44.7% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 14 avril 2026.
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