Les Saururaceae constituent une famille de plantes à fleurs de l’ordre des Piperales, comprenant 5 genres et environ 7 espèces. Le nom dérive du grec saura (lézard) et oura (queue). La famille est l’une des plus basales des angiospermes, partageant des caractères primitifs avec les Piperaceae : fleurs sans périanthe, carpelles plus ou moins libres. Les genres incluent Saururus, Houttuynia, Anemopsis, Gymnotheca et Circaeocarpus. La distribution est disjointe entre l’Amérique du Nord et l’Asie orientale.
Les Saururaceae sont des plantes herbacées vivaces rhizomateuses, de 30 à 100 cm, aquatiques ou palustres. Les feuilles sont alternes, simples, cordiformes, pétiolées, à nervation palmée. Les fleurs sont réduites, apétales, groupées en épis denses. Chez Houttuynia cordata, l’épi est entouré de 4 bractées blanches pétaloïdes simulant un périanthe (comme un cornouiller). Chez Anemopsis californica, une grande bractée involucrante blanche entoure le cône floral. Les fleurs individuelles possèdent 3 à 8 étamines et 3 à 4 carpelles. Le fruit est un schizocarpe ou une capsule. Houttuynia cordata dégage une forte odeur de poisson lorsqu’elle est froissée, d’où son nom commun de « plante poisson ».
Les Saururaceae présentent une distribution disjointe Amérique du Nord/Asie orientale. Saururus cernuus et Anemopsis californica sont nord-américains. Houttuynia cordata, Gymnotheca et Circaeocarpus sont est-asiatiques. Houttuynia cordata est une plante alimentaire importante en Asie du Sud-Est (rau diếp cá au Vietnam, dokudami au Japon, yuxingcao en Chine), utilisée comme légume-feuille et en médecine traditionnelle. Anemopsis californica (yerba mansa) est une plante médicinale amérindienne du sud-ouest des États-Unis, colonisant les zones humides alcalines. Les Saururaceae illustrent les connexions floristiques tertiaires entre l’Asie orientale et l’Amérique du Nord.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 44.7% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 14 avril 2026.
Si le sujet vous intéresse, vous pouvez découvrir notre analyse détaillée pour comprendre les raisons de leur extinction, les enjeux écologiques et les solutions possibles pour que chacun puisse agir à son échelle dès aujourd'hui.