Le genre Saururus appartient à la famille des Saururaceae et comprend 2 espèces : S. cernuus (queue de lézard, Amérique du Nord) et S. chinensis (Asie orientale). Le nom dérive du grec saura (lézard) et oura (queue), décrivant l’épi floral arqué et effilé. Les Saururaceae sont une famille basale d’angiospermes de l’ordre des Piperales, comprenant 5 genres et 7 espèces. La distribution disjointe Amérique du Nord/Asie orientale de Saururus est un schéma biogéographique classique témoignant de connexions tertiaires.
Saururus cernuus est une plante herbacée vivace de 30 à 100 cm, à rhizome rampant. Les tiges sont dressées, noueuses, ramifiées. Les feuilles sont alternes, pétiolées, cordiformes, de 5 à 15 cm, à nervation palmée. L’inflorescence est un épi terminal dense de 10 à 20 cm, gracieusement courbé (cernuus = penché), portant de nombreuses petites fleurs blanches. Les fleurs sont apétales et asépales, constituées uniquement d’étamines (6 à 8) et de carpelles (3 à 4, partiellement soudés à la base). Les bractées blanches et les filaments blancs des étamines donnent à l’épi un aspect plumeux et spectaculaire. Le fruit est un schizocarpe de 3 à 4 méricarpes ridés.
S. cernuus est natif de l’est de l’Amérique du Nord, du Québec au Texas, colonisant les marécages, les berges de cours d’eau, les marais et les bois inondables. S. chinensis occupe des habitats similaires en Chine, en Corée et au Japon. Les deux espèces sont strictement hygrophiles, formant des peuplements denses en eau peu profonde. S. chinensis est une plante médicinale importante en pharmacopée traditionnelle coréenne et chinoise (sam-baek-cho). Les Saururaceae, avec leurs fleurs sans périanthe et leur structure carpellaire libre, sont considérées comme un groupe primitif illustrant des caractères ancestraux des angiospermes.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 44.7% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 14 avril 2026.
Si le sujet vous intéresse, vous pouvez découvrir notre analyse détaillée pour comprendre les raisons de leur extinction, les enjeux écologiques et les solutions possibles pour que chacun puisse agir à son échelle dès aujourd'hui.