
Le genre Petroselinum appartient à la famille des Apiaceae (ombellifères) et ne comprend que 2 espèces, dont Petroselinum crispum, le persil cultivé, est l’une des plantes aromatiques les plus utilisées au monde. Le nom dérive du grec petros (pierre) et selinon (céleri), signifiant « céleri des rochers ». L’espèce est originaire du bassin méditerranéen central et oriental, probablement de Sardaigne ou du sud de la Grèce. Sa culture remonte à l’Antiquité grecque et romaine, d’abord comme plante médicinale et rituelle avant de devenir condimentaire.
Petroselinum crispum est une plante herbacée bisannuelle de 30 à 80 cm. La première année, elle développe une rosette de feuilles et une racine pivotante. Les feuilles sont composées, 2-3 fois pennatiséquées, à segments cunéiformes vert foncé brillant. Il existe trois variétés principales : var. crispum (feuillage frisé), var. neapolitanum (persil plat, feuillage plan plus aromatique) et var. tuberosum (persil tubéreux, à racine charnue comestible). La deuxième année, la hampe florale porte des ombelles composées de petites fleurs jaune verdâtre. Les fruits sont des diakènes ovoïdes, côtelés, aromatiques. Toute la plante est riche en apiol, myristicine et vitamines (A, C, K).
Petroselinum crispum est originaire des zones rocailleuses et des garrigues du bassin méditerranéen, probablement de Sardaigne, de Sicile et de Grèce. La plante sauvage pousse dans les fissures calcaires, les vieux murs et les éboulis littoraux. Cultivé mondialement depuis l’Antiquité, le persil est naturalisé dans une grande partie de l’Europe, de l’Amérique et de l’Asie. En culture, il exige un sol riche et frais et tolère la mi-ombre. La germination est notoirement lente (2-4 semaines), retardée par des inhibiteurs chimiques dans le tégument. Le persil est la plante hôte du machaon (Papilio machaon) et d’autres papillons de la famille des Papilionidae. La consommation de persil en grande quantité est déconseillée aux femmes enceintes en raison de ses propriétés emménagogues.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 15 avril 2026.
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