
Le genre Helenium appartient à la famille des Asteraceae et regroupe environ 40 espèces de plantes herbacées vivaces ou annuelles. Le nom dérive du grec ancien « helenion », en référence à Hélène de Troie, selon la légende cette plante aurait poussé là où tombèrent ses larmes. Ces espèces sont originaires d’Amérique du Nord et d’Amérique centrale, avec une concentration particulière dans les régions tempérées et subtropicales.
Les hélénies sont des plantes dressées pouvant atteindre 30 centimètres à 1,5 mètre de hauteur selon les espèces. Leurs tiges sont généralement ramifiées et portent des feuilles alternes, lancéolées à elliptiques, souvent décurrentes sur la tige. Le feuillage présente une texture légèrement rugueuse et une coloration vert moyen à vert foncé.
Les inflorescences caractéristiques sont des capitules solitaires ou regroupés en corymbes terminaux. Les fleurs ligulées périphériques, de couleur jaune, orange ou rouge-brun, entourent un disque central proéminent de fleurons tubulés. Les fruits sont des akènes surmontés d’une aigrette de soies. La floraison s’étale généralement de la fin de l’été à l’automne.
Les hélénies colonisent naturellement les prairies humides, les marécages, les bords de cours d’eau et les terrains perturbés. Ces plantes mellifères attirent de nombreux pollinisateurs, notamment les abeilles, les papillons et les diptères, jouant un rôle important dans les écosystèmes nord-américains. Certaines espèces comme Helenium amarum sont considérées comme toxiques pour le bétail en raison de leur teneur en lactones sesquiterpéniques.