
Le genre Gasteria appartient à la famille des Asphodelaceae (sous-famille des Asphodeloideae, anciennement Aloaceae) et comprend environ 26 espèces. Le nom dérive du latin gaster (ventre, estomac), en référence à la forme ventrue de la base de la corolle. Toutes les espèces sont endémiques d’Afrique du Sud, principalement dans la province du Cap-Oriental. Gasteria est étroitement apparenté à Aloe et Haworthia, les trois genres s’hybridant facilement entre eux (×Gasteraloe, ×Gasterhaworthia). La révision de Ernst van Jaarsveld (2007) a stabilisé la taxonomie du genre.
Les Gasteria sont des plantes succulentes en rosette, généralement petites (5-30 cm). Les feuilles sont distiques (en 2 rangs opposés) chez les jeunes plantes, devenant parfois spiralées chez les adultes. Elles sont charnues, linguiformes (en forme de langue), souvent maculées ou tachetées de blanc, à surface lisse ou rugueuse (tubercules). Le caractère diagnostique du genre est la fleur : la corolle tubulaire est renflée en forme de petit estomac à la base, puis rétrécie avant de s’ouvrir en 6 lobes courts verdâtres à rosés. Les inflorescences sont des racèmes simples ou ramifiés, dressés, de 30 à 100 cm. Les fleurs pendantes sont roses à orangées. Le fruit est une capsule triloculaire.
Les Gasteria sont endémiques de la moitié orientale de l’Afrique du Sud, du Limpopo au Cap-Occidental, avec une concentration maximale dans les vallées sèches du Karoo et de la province du Cap-Oriental. Ils occupent des habitats ombragés : falaises rocheuses, éboulis, sous-bois épineux, souvent en exposition sud (ombre en hémisphère sud). Cette préférence pour l’ombre les distingue des Aloe. Plusieurs espèces sont lithophytes, poussant dans les fissures de grès ou de quartzite. En culture, les Gasteria sont des plantes d’intérieur et de collection idéales : tolérants à l’ombre (rare chez les succulentes), compacts et d’entretien minimal. Plusieurs espèces sont menacées par la destruction de leur habitat et le prélèvement illégal : G. baylissiana ne compte qu’une poignée de populations sauvages.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 44.7% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 14 avril 2026.
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