Les Aloaceae (aloéacées) sont une famille aujourd’hui intégrée dans les Asphodelaceae (sous-famille des Asphodeloideae) selon la classification APG. Le genre Aloe, avec environ 550 espèces, est le plus diversifié de l’ancienne famille. Aux côtés d’Aloe, les genres apparentés incluent Haworthia, Gasteria, Haworthiopsis et Tulista. Le nom Aloe dérive de l’arabe alloeh ou de l’hébreu ahalim, faisant référence à la substance amère et brillante extraite des feuilles. Le centre de diversité se situe en Afrique australe et orientale, avec des extensions à Madagascar et dans la péninsule Arabique.
Les aloès présentent une morphologie extrêmement diverse : rosettes acaules miniatures (Haworthia), arbustes de taille moyenne (A. arborescens) et arbres de 15 m (A. barberae). Les feuilles sont succulentes, charnues, disposées en rosette, souvent armées de dents marginales épineuses, et contiennent un gel mucilageux transparent et un latex jaune amer (aloïne). Les fleurs sont tubulaires, pendantes, groupées en racèmes ou panicules dressés, dans des teintes allant du jaune à l’orange et au rouge corail. La pollinisation est ornithophile (oiseaux) dans la grande majorité des espèces. Le fruit est une capsule loculicide contenant des graines ailées ou anguleuses.
Les aloès sont principalement africains, avec un centre de diversité en Afrique du Sud (environ 150 espèces), à Madagascar (~130 espèces endémiques) et en Afrique de l’Est. Ils occupent une gamme d’habitats allant des déserts aux forêts tropicales, en passant par les pelouses alpines d’Afrique orientale. Aloe vera (probablement originaire de la péninsule Arabique) est cultivée commercialement à grande échelle dans les régions tropicales et subtropicales du monde entier pour son gel cosmétique et médicinal. A. dichotoma (arbre carquois) est un arbre emblématique du Namaqualand. De nombreuses espèces sont menacées par la perte d’habitat et le commerce illicite, et le genre entier est inscrit à l’Annexe II de la CITES (sauf A. vera). Les aloès jouent un rôle écologique crucial comme source de nectar pour les oiseaux nectarivores en Afrique.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 44.7% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 14 avril 2026.
Si le sujet vous intéresse, vous pouvez découvrir notre analyse détaillée pour comprendre les raisons de leur extinction, les enjeux écologiques et les solutions possibles pour que chacun puisse agir à son échelle dès aujourd'hui.