Les Chrysobalanaceae sont une famille de dicotylédones de l’ordre des Malpighiales, comprenant environ 530 espèces en 18 genres. Le nom dérive du grec chrysos (or) et balanos (gland), en référence aux fruits de certaines espèces. Les genres principaux sont Licania (~200 espèces), Hirtella (~100 espèces), Couepia et Parinari. Autrefois incluse dans les Rosaceae au sens large en raison du réceptacle en coupe similaire, la famille est clairement distincte par ses ovules basaux et ses caractéristiques moléculaires, et se place dans les Malpighiales et non dans les Rosales.
Les Chrysobalanaceae sont des arbres ou arbustes tropicaux, rarement des lianes. Les feuilles sont alternes, simples, entières, coriaces, souvent avec des stipules et des glandes sur le pétiole. L’inflorescence est un racème, un corymbe ou une panicule. Les fleurs sont légèrement zygomorphes, avec un hypanthium (réceptacle en coupe) portant 5 sépales et 5 pétales souvent inégaux. Les étamines sont variables en nombre (3 à 300), parfois unilatérales. L’ovaire est inséré latéralement dans l’hypanthium. Le fruit est typiquement une drupe à mésocarpe charnu ou fibreux et un endocarpe dur et ligneux. Certaines espèces accumulent de la silice dans leurs tissus.
Les Chrysobalanaceae sont pantropicales, avec un centre de diversité exceptionnel dans les forêts amazoniennes et guyanaises, où Licania est l’un des genres d’arbres les plus communs de la canopée. En Afrique tropicale, Parinari excelsa est un arbre dominant des forêts semi-décidues. Les espèces de Chrysobalanus colonisent les arrière-plages et les mangroves. L’importance économique inclut Chrysobalanus icaco (icaque), dont les fruits sont consommés dans les Caraïbes, et Licania rigida (oiticica), source d’huile siccative au Brésil. Les bois de Licania sont extrêmement durs et denses, résistant aux termites, utilisés en construction lourde dans les tropiques.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 44.7% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 14 avril 2026.
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