
Le genre Anthriscus appartient à la famille des Apiaceae et rassemble une quinzaine d’espèces de plantes herbacées annuelles ou vivaces. Ce genre tire son nom du grec ancien « anthriskos », terme utilisé par Pline l’Ancien pour désigner une ombellifère aromatique. L’aire d’origine du genre s’étend principalement sur l’Europe, l’Asie occidentale et l’Afrique du Nord.
Les Anthriscus constituent un genre bien individualisé au sein des Apiaceae, caractérisé par ses fruits allongés et glabres. Le genre comprend des espèces aux statuts écologiques variés, depuis les adventices communes comme Anthriscus caucalis jusqu’aux espèces cultivées ancestrales telles que Anthriscus cerefolium, le cerfeuil commun utilisé depuis l’Antiquité.
Ces plantes herbacées présentent un port dressé pouvant atteindre 50 centimètres à 1,5 mètre selon les espèces. Les tiges sont creuses, striées et souvent ramifiées. Le feuillage se compose de feuilles finement divisées, bi à tripennées, donnant un aspect délicat et plumeux caractéristique du genre.
Les inflorescences forment des ombelles composées typiques des Apiaceae, portant de petites fleurs blanches à cinq pétales. Les fruits, appelés diakènes, sont allongés, lisses et dépourvus de côtes saillantes, ce qui constitue un caractère distinctif du genre Anthriscus par rapport aux autres ombellifères.
Les anthrisques colonisent des milieux variés, depuis les lisières forestières et les prairies humides jusqu’aux terrains vagues et décombres pour les espèces les plus communes. Ces plantes mellifères attirent de nombreux insectes pollinisateurs, particulièrement les diptères et les petits hyménoptères. Le genre joue un rôle écologique important comme plante nourricière pour diverses espèces de lépidoptères. Remarquablement, Anthriscus cerefolium a perdu sa capacité de reproduction par graines et ne subsiste qu’en culture, témoignant d’une domestication millénaire.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 07 avril 2026.
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