Hoodia gordonii est une plante vivace succculente appartenant à la famille des Apocynaceae, originaire des régions arides d'Afrique australe, notamment du désert du Kalahari. Cette espèce se distingue par sa morphologie particulière : elle présente une tige charnue, dépourvue de feuilles, d'une teinte gris-vert, hérissée de tubercules épineux qui lui donnent un port compact et dressé. La plante atteint généralement 30 à 60 centimètres de hauteur. Elle produit des fleurs remarquables en avril, de forme étoilée, présentant une palette chromatique variant du rouge, orange, violet au brun, avec une texture charnue caractéristique des Apocynaceae. Son système racinaire peu développé reflète son adaptation aux milieux désertiques pauvres en eau.
Hoodia gordonii occupe une niche écologique spécifique dans les écosystèmes arides d'Afrique australe, où elle joue un rôle dans la stabilisation des sols sableux et rocheux. Ses fleurs atypiques attirent des pollinisateurs spécialisés, notamment des mouches et des insectes du désert. Cette espèce fait face à des menaces significatives liées à la disparition des plantes sauvages, résultant de la surexploitation pour le marché international des suppléments alimentaires et de l'expansion humaine dans ses habitats naturels. Le réchauffement climatique menace également les précipitations aléatoires dont dépendent ces écosystèmes désertiques fragiles, exacerbant la pression sur les populations naturelles restantes.
Hoodia gordonii est réputée dans la médecine traditionnelle sud-africaine pour ses propriétés d'suppresseur d'appétit naturel. Ses constituants chimiques, particulièrement les glycosides stéroïdiens, seraient responsables de ses effets anorexigènes reconnus depuis des siècles par les peuples Khoisan du Kalahari. La plante est largement commercialisée sous forme de suppléments alimentaires pour favoriser la perte de poids et la gestion du poids corporel. En tant que membre de la famille des Apocynaceae, elle partage certaines propriétés biologiquement actives communes à cette famille riche en alcaloïdes. L'intérêt cosmétique et pharmaceutique pour cette espèce s'est considérablement accru au cours des deux dernières décennies, bien que les études cliniques sur son efficacité et sa sécurité restent limitées.
Hoodia gordonii nécessite une exposition en mi-ombre et tolère mal l'ensoleillement direct intense des régions méditerranéennes en été. L'arrosage doit être très faible, voire minimaliste, reproduisant les conditions désertiques naturelles : un arrosage mensuel en période de croissance et aucun apport d'eau en hiver suffisent. La rusticité semi-rustique impose une protection contre les gelées en région froide, un hivernage hors-gel ou une culture en pot mobile. Le sol doit être très bien drainant, composé de sable grossier, gravillons et terreau pour cactées. La plantation s'effectue au printemps après les derniers risques de gel. Cette plante vivace ne demande aucune taille et préfère les conditions de sécheresse prolongée. Éviter l'accumulation d'humidité qui provoque rapidement l'apparition de pourriture racinaire.