
Le genre Viscum appartient à la famille des Loranthaceae et regroupe environ 70 espèces de plantes parasites semi-épiphytes. Le nom latin Viscum dérive du mot latin « viscus » signifiant « glu », en référence à la substance visqueuse des fruits utilisée traditionnellement pour fabriquer de la glu. Ce genre trouve son origine dans les régions tempérées et subtropicales d’Europe, d’Asie et d’Afrique, avec une diversité particulièrement importante en Afrique australe.
Les Viscum sont des arbustes parasites persistants de petite taille, généralement de 20 à 100 centimètres de hauteur, formant des touffes sphériques caractéristiques sur les branches de leurs hôtes. Leurs tiges vertes, articulées et dichotomes, portent des feuilles opposées, coriaces et oblongues, souvent réduites à de simples écailles chez certaines espèces. Le système racinaire est modifié en suçoirs qui pénètrent dans les tissus de l’arbre hôte.
Les fleurs sont petites, unisexuées et dioïques, groupées en glomérules axillaires discrets, généralement jaunâtres ou verdâtres. Les fruits sont des baies globuleuses translucides, blanc nacré à maturité chez Viscum album, contenant une pulpe visqueuse entourant une graine unique. Cette viscosité particulière constitue une adaptation remarquable à la dispersion par les oiseaux.
Les espèces de Viscum colonisent principalement les arbres feuillus et plus rarement les conifères, se fixant sur leurs branches par des haustorias spécialisés. Leur dispersion est assurée exclusivement par les oiseaux frugivores, notamment les grives, qui ingèrent les baies et déposent les graines collantes lors de leurs déjections. Ces plantes hémiparasites exercent un rôle écologique complexe, pouvant affaiblir leurs hôtes tout en constituant une ressource alimentaire hivernale précieuse pour l’avifaune. Le gui européen Viscum album présente un statut de conservation stable, bien que localement menacé par la gestion intensive des espaces boisés.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 17 mars 2026.
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