
Le genre Lathyrus appartient à la famille des Fabaceae (sous-famille des Faboideae, tribu des Fabeae) et comprend environ 160 espèces. Le nom dérive du grec lathyros, terme utilisé par Théophraste pour une plante à graines comestibles. Le genre est communément désigné sous le nom de gesse ou pois vivace. Les Lathyrus sont étroitement apparentés aux genres Pisum (pois) et Vicia (vesces). Le centre de diversité principal est le bassin méditerranéen et l’Asie occidentale, avec des extensions en Amérique du Nord et du Sud.
Les Lathyrus sont des plantes herbacées annuelles ou vivaces, grimpantes par des vrilles foliaires, rampantes ou dressées. Les tiges sont souvent ailées (caractère distinctif). Les feuilles sont paripennées, terminées par une vrille simple ou ramifiée (parfois réduite à un mucron). Les stipules sont généralement grandes, foliacées, semi-sagittées. Les fleurs sont papilionacées typiques, solitaires ou en grappes axillaires, dans une gamme de couleurs remarquable : rose, rouge, bleu, violet, blanc, jaune ou bicolore. L. odoratus (pois de senteur) possède un parfum suave dû à des composés phénylpropanoïdes. Le fruit est une gousse déhiscente contenant des graines globuleuses. Certaines espèces contiennent des acides aminés neurotoxiques (ODAP), responsables du lathyrisme.
Les Lathyrus sont principalement holarctiques, avec des extensions en Afrique orientale et en Amérique du Sud. L. pratensis (gesse des prés) est commun dans les prairies mésophiles européennes. L. latifolius (gesse à larges feuilles) colonise les haies et les talus. L. sativus (gesse cultivée) est un légumineuse de survie en Éthiopie et en Inde, résistante à la sécheresse mais responsable de lathyrisme (paralysie des membres inférieurs) en cas de consommation exclusive prolongée. L. odoratus, originaire de Sicile, est devenu l’une des fleurs les plus populaires en horticulture britannique depuis le XVIIIe siècle, et fut l’organisme d’étude de William Bateson pour les premiers travaux en génétique mendélienne.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 17 mars 2026.
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