
Le genre Draba appartient à la famille des Brassicaceae (crucifères) et constitue l’un des genres les plus diversifiés de la famille avec environ 370 espèces. Le nom dérive du grec drabe (âcre), en référence au goût piquant des feuilles. C’est le genre de Brassicaceae le plus répandu dans les régions arctiques-alpines de l’hémisphère nord, avec des centres de diversité en Asie centrale, dans les Rocheuses et dans les Andes. La taxonomie est notoirement complexe en raison de la fréquence de l’apomixie (reproduction asexuée par graines) et de la polyploïdie, générant de nombreuses microespèces.
Les Draba sont des plantes herbacées annuelles ou vivaces, généralement de petite taille (2-30 cm). Les vivaces forment souvent des coussins denses et compacts, adaptés aux conditions alpines venteuses. Les feuilles basales sont en rosette, spatulées à linéaires, souvent pubescentes (poils simples, étoilés ou bifurqués). Les fleurs sont petites (3-8 mm), à 4 pétales blancs, jaunes ou rarement roses, disposés en croix typique des Brassicaceae. L’inflorescence est un racème compact s’allongeant à la fructification. Le fruit est une silicule elliptique à oblongue, aplatie ou tordue, contenant de petites graines brunes. Le port en coussin et la pilosité dense sont des adaptations au froid, au vent et au rayonnement UV intense des habitats alpins.
Les Draba sont des plantes caractéristiques des habitats arctiques-alpins de l’hémisphère nord. D. aizoides est une espèce emblématique des falaises calcaires et des éboulis des Alpes européennes, formant des coussins jaune vif dès la fonte des neiges. D. incana est circumboréale-arctique, atteignant le Svalbard et le Groenland. Dans les Andes, D. aretioides forme des coussins denses à plus de 4 000 m d’altitude. D. verna (drave printanière) est une petite annuelle commune des pelouses sèches et des murs d’Europe tempérée, fleurissant dès février. Les Draba alpines sont parmi les premières plantes à fleurir après la fonte des neiges, fournissant une ressource nectarifère précoce aux pollinisateurs montagnards. Le changement climatique menace les espèces de haute altitude par la migration vers le haut des compétiteurs.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 13 mars 2026.
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