
Le genre Bupleurum appartient à la famille des Apiaceae et compte environ 190 espèces réparties principalement dans l’hémisphère nord. Le nom dérive du grec ancien « bous » signifiant bœuf et « pleuron » désignant la côte, en référence à la forme nervurée des feuilles de certaines espèces. Ce genre se distingue au sein des Apiacées par ses feuilles entières, caractère inhabituel dans cette famille où dominent les feuilles découpées. L’aire d’origine s’étend de l’Europe au bassin méditerranéen et à l’Asie.
Les buplèvres présentent une grande diversité morphologique, depuis les espèces herbacées annuelles de quelques centimètres comme Bupleurum lancifolium jusqu’aux arbustes persistants atteignant 2 mètres tels que Bupleurum fruticosum. Les tiges sont généralement dressées et ramifiées, portant des feuilles alternes, simples et entières, aux nervures parallèles caractéristiques. Les feuilles varient considérablement en forme selon les espèces : linéaires chez Bupleurum praealtum, ovales chez Bupleurum longifolium.
L’inflorescence typique est une ombelle composée de petites fleurs jaunes ou verdâtres, dépourvues de pétales développés. Les fruits sont des diakènes allongés, portant des côtes saillantes. Une particularité remarquable du genre réside dans la présence d’involucres et d’involucelles souvent colorés et persistants, qui compensent l’absence de corolle voyante pour attirer les pollinisateurs.
Les buplèvres colonisent des habitats variés, depuis les prairies de montagne jusqu’aux garrigues méditerranéennes et aux falaises littorales. Bupleurum falcatum affectionne les pelouses calcaires sèches, tandis que Bupleurum fruticosum prospère dans les formations arbustives côtières. Ces plantes jouent un rôle écologique important en tant que ressources nectarifères pour de nombreux insectes, particulièrement les diptères et les hyménoptères. Plusieurs espèces présentent des statuts de conservation préoccupants en raison de la régression de leurs habitats naturels.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 07 avril 2026.
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