
Le genre Bromelia appartient à la famille des Bromeliaceae et regroupe environ 65 espèces de plantes herbacées vivaces. Le nom Bromelia rend hommage au botaniste suédois Olof Bromelius (1639-1705), contemporain de Linné. Ce genre représente l’un des plus anciens groupes de Broméliacées, avec une origine probable remontant à l’Oligocène. L’aire de répartition naturelle s’étend du Mexique jusqu’en Argentine, avec une diversité particulièrement élevée dans les régions tropicales et subtropicales d’Amérique du Sud.
Les espèces du genre Bromelia sont des plantes terrestres caractérisées par leurs rosettes basales de feuilles coriaces et épineuses. La taille varie considérablement selon les espèces, de quelques décimètres pour Bromelia humilis jusqu’à plus de deux mètres de diamètre pour Bromelia serra. Les feuilles, disposées en spirale, présentent des marges dentées munies d’épines acérées et une surface souvent couverte d’écailles argentées.
L’inflorescence terminale, généralement sessile, produit des fleurs hermaphrodites à trois pétales libres, habituellement de couleur rouge, rose ou violette. Le fruit est une baie charnue qui se développe au centre de la rosette, souvent entourée par les bractées colorées. Les graines sont petites et munies d’un arille facilitant leur dispersion par les animaux frugivores.
Les Bromelia colonisent principalement les formations végétales ouvertes comme les savanes, les prairies et les lisières forestières, depuis le niveau de la mer jusqu’à 1500 mètres d’altitude. Ces plantes jouent un rôle écologique important en offrant refuge et nourriture à de nombreux vertébrés, leurs rosettes servant d’habitat à diverses espèces de grenouilles et d’insectes. La pollinisation est principalement assurée par les colibris, attirés par les bractées colorées et le nectar abondant. Remarquablement, plusieurs espèces comme Bromelia antiacantha forment des colonies denses quasi impénétrables, créant des microhabitats uniques dans les écosystèmes néotropicaux.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 07 avril 2026.
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