Les Aponogetonaceae sont une famille de monocotylédones aquatiques de l’ordre des Alismatales, ne comprenant qu’un seul genre : Aponogeton, avec environ 57 espèces. Le nom pourrait dériver du latin Aquae Aponi (les eaux d’Abano, source thermale italienne) ou du celtique apon (eau). La famille est étroitement apparentée aux Potamogetonaceae. Le centre de diversité se situe en Afrique australe et à Madagascar (~40 espèces), avec des extensions en Asie du Sud-Est, en Australie et une espèce en Inde. L’espèce la plus spectaculaire est A. madagascariensis, la plante-dentelle de Madagascar.
Les Aponogeton sont des plantes aquatiques vivaces, enracinées dans la vase par un tubercule ou un rhizome charnu. Les feuilles sont basales, pétiolées, submergées ou flottantes, de forme très variable : lancéolées, oblongues, rubanées ou fenêtrées (perforées). A. madagascariensis possède des feuilles dont le limbe est entièrement réduit à un réseau de nervures formant une dentelle spectaculaire, sans tissu intercostal. L’inflorescence est un épi dense émergé, simple ou bifurqué, porté au-dessus de l’eau, avec de petites fleurs souvent parfumées. Les fleurs ont 1-3 tépales colorés (blancs, roses ou jaunes) et 6 étamines. Le fruit est un follicule contenant 1-8 graines.
Les Aponogeton habitent les eaux douces calmes des régions tropicales et subtropicales de l’Ancien Monde. La diversité est maximale à Madagascar (espèces endémiques spectaculaires) et en Afrique australe. A. distachyos (vanille d’eau), d’Afrique du Sud, est la seule espèce largement cultivée en Europe, fleurissant en automne-hiver dans les bassins avec un parfum de vanille. Plusieurs espèces malgaches sont menacées par la destruction des cours d’eau et la surrécolte pour le commerce aquariophile : A. madagascariensis est en danger critique. A. crispus et A. ulvaceus sont populaires en aquariophilie tropicale. En Afrique du Sud, les tubercules de certaines espèces étaient consommés par les populations locales, et les fleurs d’A. distachyos (waterblommetjies) sont un ingrédient traditionnel du bredie du Cap.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 44.7% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 14 avril 2026.
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