Le Chenopodium bonus-henricus, appelé Chénopode bon-henri, est une plante vivace herbacée appartenant à la famille des Chenopodiaceae. Originaire d'Europe centrale et méridionale, cette espèce atteint 30 à 60 cm de hauteur. Ses feuilles triangulaires à hastées, d'un vert intense, présentent une texture farineuse caractéristique des chénopodes. La plante produit des inflorescences verdâtres discrètes en épis ramifiés, sans pétales colorés. Son système racinaire profond lui confère une bonne capacité d'adaptation. Autrefois largement cultivée comme légume feuille, elle demeure rustique et peu exigeante, pouvant s'adapter à divers types de sols.
Le Chénopode bon-henri joue un rôle modeste mais utile dans les écosystèmes locaux. Ses fleurs, bien que peu spectaculaires, attirent de petits insectes pollinisateurs et hyménoptères. Cette espèce constitue une ressource alimentaire pour diverses larves d'insectes herbivores. À l'état naturel, elle colonise les décombres, les friches et les zones perturbées, facilitant ainsi une première étape de recolonisation des sols dégradés. Dans une perspective de transition alimentaire, sa réintroduction dans les potagers familiaux contribue à renforcer la résilience des systèmes alimentaires locaux. Bien qu'elle ne soit pas menacée, sa disparition du paysage agricole reflète l'uniformisation des cultures vivrières.
Espèce observée dans 19 pays à travers le monde.
Le Chénopode bon-henri est un légume feuille nutritif, riche en vitamines A, C et minéraux (fer, calcium, magnésium). Ses feuilles, récoltées jeunes, offrent une saveur douce et légèrement épicée, consommées crues en salade ou cuites comme les épinards. Traditionnellement, il était aussi appelé « épinard sauvage » en raison de sa composition nutritionnelle comparable. La famille des Chenopodiaceae partage des propriétés reminéralisantes. Toutes les parties aériennes sont comestibles. Sur le plan médicinal, il a historiquement été employé pour ses vertus laxatives douces et tonifiantes. Son usage demeure essentiellement culinaire et nutritionnel, s'inscrivant dans une alimentation naturelle équilibrée.
Le Chénopode bon-henri s'adapte aisément à diverses conditions de culture. Il prospère en exposition ensoleillée et tolère les sols argileux, sableux ou limoneux, dépourvu d'exigences de fertilité exceptionnelle. Un arrosage modéré suffit : il préfère les sols ni trop secs ni saturés d'eau. La plantation s'effectue au printemps directement en pleine terre ou par semis échelonnés pour étaler les récoltes de mai à août. Cette vivace rustique supporte les hivers froids et redémarre au printemps. Elle se régénère naturellement par ses racines profondes. Une taille régulière des jeunes pousses encourage le développement d'un port touffu et prolonge la production feuillière. Peu sensible aux maladies, elle demeure une culture facile, même en agriculture familiale.