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Monographies



Lézard vert





Le lézard vert (Lacerta viridis) est un grand lézard, d'environ 30 cm de long. Les mâles ont la tête plus forte, une coloration verte uniforme avec de petites ponctuations plus foncées sur le dos. La gorge est bleutée chez les mâles adultes et chez une partie des femelles. La femelle plus fine est d'un vert plus uniforme et porte souvent 2 ou 4 bandes claires bordées de taches noires.


Description de l’espèce

Le Lézard vert (Lacerta bilineata) appartient à la famille des Lacertidae. C’est un grand lézard à la tête assez courte et haute. Les mâles sont presqu’entièrement verts avec de petits points noirs sur la face dorsale, la tête est plus foncée avec des points clairs. La femelle est de couleur très variable avec le corps vert ou marron, uni ou tacheté, avec couramment deux ou quatre lignes claires et étroites, parfois bordées de lignes ou de points noirs. La gorge est bleue chez le mâle mature et chez certaines femelles. Les juvéniles sont souvent beiges, unis ou avec quelques taches claires sur les flancs, ou avec deux à quatre étroites lignes claires. Ils mesurent jusqu’à 13 cm de longueur, la queue est souvent deux fois plus longue que le corps.

Confusions possibles

Le Lézard vert occidental, présent dans nos régions, est semblable au Lézard vert oriental mais ne présente pas la teinte brune sur les pattes arrières et l’arrière du dos. Le meilleur moyen d’identifier l’espèce est la couleur de la gorge des juvéniles : vert pomme chez le lézard vert occidental et blanchâtre chez le lézard vert oriental. On peut également le confondre avec le Lézard des souches (Lacerta agilis). Ce dernier a la couleur verte limitée aux flancs (le reste étant brun) alors que chez le lézard vert elle est étendue sur une bonne partie du corps.

Biologie

Ecologie

Le Lézard vert est présent dans et autour d’une dense végétation buissonneuse bien exposée au soleil, tels que les bois clairs, haies, lisières, bord de champs, ronciers et talus enfrichés…Dans le Nord, il est parfois rencontré dans les landes, à condition qu’il y ait quelques buissons… Il chasse et grimpe parmi la végétation dense, mais en sort pour se chauffer. Agressé, il se réfugie dans les buissons, terriers de rongeurs, fissures,…

Reproduction

Au moment de la reproduction, le mâle arbore une livrée magnifique. Sa gorge se teinte d’un magnifique bleu vif. Il peut y avoir de très violents combats entre les mâles pour une femelle, pouvant aboutir parfois à la mort de l’un d’entre eux. Le mâle mord la femelle à la base de la queue, puis le flanc, et la maintient avec ses membres postérieurs. Un mâle peut féconder plusieurs femelles et celles-ci s‘accouplent plusieurs fois avant chaque ovulation. Une femelle peut pondre 2 fois au cours de la saison. La première ponte a lieu généralement vers la fin mai et la seconde vers la fin juin.
La femelle pond au mois de mai – juin de 6 à 23 œufs blanchâtres de forme ovales, dans le sol ou à l’abri sous un tas de végétaux. L’éclosion a lieu au bout de 7 à 15 semaines environ. Les nouveaux nés mesurent 3-4 cm (7-9 cm au total). Ils sont parfois la proie des adultes. La longévité de l‘espèce est comprise entre 5 et 15 ans. La maturité sexuelle a lieu au deuxième printemps.

Régime alimentaire

Il se nourrit surtout de petits animaux : des insectes et leurs larves, des araignées, des vers de terre. Il mange parfois des petits fruits juteux et sucrés et peut, mais très occasionnellement, piller des nids d’oiseaux pour dévorer les œufs et les jeunes. Il capture occasionnellement des lézards et des rongeurs nouveau-nés. Il boit souvent et absorbe les gouttes de rosée sur les végétaux ou se rapproche de l‘eau en période de sécheresse.

Répartition géographique

On le rencontre dans la plus grande partie Europe ; au nord, il atteint les îles anglo-normandes mais est absent de Grande-Bretagne ; vers l’Est, il atteint la vallée du Rhin à la faveur des coteaux exposés favorables aux vignobles. Au sud, on le rencontre jusqu’en Espagne du nord, en Sicile et en Grèce ; il est nettement plus rare dans le Midi où il est remplacé par le lézard ocellé ; il y est localisé dans les zones humides, plus fraîches.

Menaces

De nombreux habitats de cette espèce sont détruits (haies, friches,…) pour le développement des cultures ou encore l’urbanisation.

Statut de l’espèce

Amphibien et Reptile protégé (Article 1)
Convention de Berne (Annexe 2)

Bibliographie

S. Danflous, P. Geniez, N. Arnold & D. Ovenden (2004).Le guide herpéto : 199 amphibiens et reptiles d'Europe. Editions Delachaux et Niestlé. 288 p.


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Auteur

GB

Ingénieur écologue
Directeur de la publication
Responsable et fondateur de Conservation-nature.fr

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