
Le genre Trigonella appartient à la famille des Fabaceae (légumineuses), sous-famille des Papilionoideae, tribu des Trifolieae. Le nom dérive du grec trigonon (triangle), en référence à la forme des fleurs ou des gousses de certaines espèces. Le genre comprend environ 135 espèces, distribuées principalement dans le bassin méditerranéen, l’Afrique de l’Est et l’Asie occidentale. L’espèce la plus connue est Trigonella foenum-graecum, le fenugrec, l’une des plus anciennes plantes cultivées, domestiquée au Proche-Orient il y a au moins 6 000 ans. Le genre est étroitement apparenté à Medicago (luzerne) et Melilotus (mélilot).
Trigonella foenum-graecum est une plante herbacée annuelle de 30 à 60 cm, dressée et peu ramifiée. Les feuilles sont trifoliées (comme le trèfle), à folioles obovales denticulées. Les fleurs papilionacées sont petites (1-1,5 cm), blanches à jaunâtres, solitaires ou par paires à l’aisselle des feuilles. Le fruit est une gousse allongée (8-15 cm), étroite, droite ou légèrement falciforme, terminée par un bec pointu, contenant 10-20 graines dures, rhomboïdales, jaune brun. Les graines possèdent une odeur caractéristique forte et sucrée due à la sotolon, une lactone également responsable de l’arôme du sirop d’érable et du curry.
Trigonella foenum-graecum est originaire du Proche-Orient et du bassin méditerranéen oriental. Le fenugrec a été retrouvé dans les tombes égyptiennes (1 500 av. J.-C.) et est mentionné dans les papyrus d’Ebers. Aujourd’hui, l’Inde est le premier producteur mondial, suivie de l’Éthiopie, de l’Égypte et du Maroc. En Inde, les graines et les feuilles sont des composants essentiels du curry et de la cuisine quotidienne. En phytothérapie, le fenugrec est étudié pour ses effets hypoglycémiants (réduction du glucose sanguin) et galactogènes (stimulation de la lactation). Comme légumineuse, il fixe l’azote atmosphérique et est utilisé comme engrais vert et culture de couverture, améliorant la fertilité des sols dans les systèmes de rotation traditionnels.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 17 mars 2026.
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