
Le genre Thlaspi appartient à la famille des Brassicaceae et regroupe environ 60 espèces de plantes herbacées annuelles ou vivaces. Le nom Thlaspi dérive du grec ancien « thlaspis », désignant une plante à graines aplaties, en référence à la forme caractéristique de leurs fruits. Ces espèces sont originaires principalement des régions tempérées de l’hémisphère nord, avec une diversité particulièrement importante dans les zones montagneuses d’Europe et d’Asie.
Les tabourets sont des plantes herbacées de petite à moyenne taille, généralement de 10 à 50 centimètres de hauteur. Leurs tiges sont dressées, souvent ramifiées, et portent des feuilles alternes simples. Les feuilles basales forment parfois une rosette, tandis que les feuilles caulinaires peuvent être embrassantes ou perfoliées selon les espèces, comme chez Thlaspi perfoliatum.
Les fleurs, typiques des Brassicaceae, sont petites et blanches, organisées en grappes terminales. Elles possèdent quatre pétales disposés en croix et six étamines. Le fruit caractéristique est une silicule aplatie, souvent échancrée au sommet, contenant généralement deux graines par loge. Cette forme particulière du fruit, ressemblant à une petite bourse, a valu à certaines espèces le nom vernaculaire de « monnoyère ».
Les espèces du genre Thlaspi colonisent des habitats variés, depuis les terres cultivées et les friches pour Thlaspi arvense, jusqu’aux pelouses alpines et aux éboulis montagnards pour Thlaspi alpestre. Ces plantes pionnières jouent un rôle écologique important dans la stabilisation des sols perturbés et constituent une source de nectar précoce pour les insectes pollinisateurs, notamment les petits diptères et hyménoptères. Remarquablement, certaines espèces comme Thlaspi caerulescens sont hyperaccumulatrices de métaux lourds, ce qui leur confère un potentiel intéressant pour la phytoremédiation des sols contaminés.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 15 mars 2026.
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