
Le genre Rudbeckia appartient à la famille des Asteraceae, tribu des Heliantheae, et comprend environ 25 espèces. Le genre fut nommé par Linné en l’honneur de ses professeurs Olof Rudbeck père et fils, botanistes suédois de l’université d’Uppsala. Toutes les espèces sont originaires d’Amérique du Nord. Le genre est apparenté à Echinacea et Ratibida. Les rudbeckias ont été introduites en Europe au XVIIe siècle et sont devenues parmi les vivaces ornementales les plus populaires. Rudbeckia hirta (rudbeckie hérissée) est la fleur officielle de l’État du Maryland.
Les Rudbeckia sont des plantes herbacées annuelles, bisannuelles ou vivaces, de 30 cm à 3 m selon les espèces. Les tiges sont dressées, ramifiées, souvent hispides (poils raides). Les feuilles sont alternes, simples à composées, ovales à lancéolées, souvent rugueuses. Les capitules sont solitaires ou en corymbes lâches, caractérisés par un disque central (réceptacle) conique à hémisphérique, brun foncé à noir (d’où le nom anglais « black-eyed Susan »), entouré de ligules rayonnantes jaune d’or à orangé. R. fulgida var. sullivantii ‘Goldsturm’ est probablement le cultivar de vivace le plus vendu au monde. R. laciniata est la plus grande espèce (3 m), à feuilles profondément découpées et fleurs jaune verdâtre.
Les Rudbeckia sont natives des prairies, bois clairs et zones humides d’Amérique du Nord, du sud du Canada au Mexique. R. hirta est l’espèce la plus répandue, colonisant les prairies, les friches et les bords de routes dans presque tout le continent. R. fulgida habite les prairies humides et les lisières de l’est des États-Unis. R. laciniata est circumboréale, présente dans les plaines inondables et les zones humides boisées. En Europe, R. laciniata est devenue invasive dans certaines régions, formant des peuplements denses le long des cours d’eau. Les rudbeckias sont des plantes mellifères majeures, attirant abeilles, papillons et syrphes. Les graines sont consommées par les oiseaux granivores en hiver, notamment les chardonnerets.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 45.2% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 18 mars 2026.
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