
Le genre Mauritia appartient à la famille des Arecaceae et comprend une petite quinzaine d’espèces de palmiers. Le nom Mauritia dérive du latin et honore le prince Maurice de Nassau, gouverneur du Brésil au XVIIe siècle. Ces palmiers sont originaires des régions tropicales d’Amérique du Sud, particulièrement du bassin amazonien et des Guyanes, où ils constituent des éléments caractéristiques de la flore néotropicale.
Les Mauritia sont des palmiers de grande taille pouvant atteindre 25 à 35 mètres de hauteur, caractérisés par un stipe solitaire et massif. Leurs feuilles palmées, portées par de longs pétioles, forment une couronne dense au sommet du tronc. Le limbe foliaire, de forme circulaire, est profondément divisé en segments rayonnants qui lui confèrent un aspect en éventail très caractéristique.
L’inflorescence se développe entre les feuilles sous forme de spadices ramifiés. Les fleurs, unisexuées, sont réparties sur des individus séparés, ces palmiers étant dioïques. Les fruits, de couleur brun-rouge à maturité, sont ovoïdes et recouverts d’écailles imbriquées. La pulpe, riche en vitamines et en huiles, entoure une graine unique de grande taille.
Ces palmiers colonisent principalement les zones marécageuses, les plaines inondables et les berges des cours d’eau des bassins amazonien et orénoquien. Ils forment souvent des peuplements monospécifiques appelés « morichales » qui constituent des écosystèmes particuliers. Les Mauritia jouent un rôle écologique majeur en tant qu’espèces clés de voûte, leurs fruits nourrissant de nombreuses espèces animales, notamment les primates, les oiseaux et les poissons. Remarquablement, Mauritia flexuosa est surnommé « l’arbre de vie » par les populations locales en raison de ses multiples usages traditionnels.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 19 mars 2026.
Si le sujet vous intéresse, vous pouvez découvrir notre analyse détaillée pour comprendre les raisons de leur extinction, les enjeux écologiques et les solutions possibles pour que chacun puisse agir à son échelle dès aujourd'hui.