
Le genre Houttuynia appartient à la famille des Saururacées, une petite famille de plantes herbacées vivaces comprenant seulement quatre genres. Ce genre monotypique ne compte qu’une seule espèce, Houttuynia cordata, ce qui en fait l’un des genres les plus restreints de sa famille. Le nom Houttuynia rend hommage au botaniste et médecin hollandais Martinus Houttuyn (1720-1798), qui contribua significativement à l’étude de la flore asiatique au XVIIIe siècle. L’espèce est originaire d’Asie de l’Est, où elle croît naturellement depuis l’Himalaya jusqu’au Japon, en passant par la Chine et l’Asie du Sud-Est.
Houttuynia cordata est une plante herbacée vivace de 20 à 60 centimètres de hauteur, caractérisée par son port rampant et ses tiges dressées. Les feuilles sont alternes, cordiformes à la base, d’où l’épithète spécifique « cordata », et mesurent 3 à 8 centimètres de longueur. Elles dégagent une odeur particulière rappelant celle du poisson lorsqu’elles sont froissées, ce qui lui vaut le surnom de « plante poisson » dans certaines régions.
Les fleurs, très petites et dépourvues de pétales, sont regroupées en épis cylindriques denses surmontés de 4 à 6 bractées blanches pétaloïdes qui jouent le rôle d’attracteur pour les pollinisateurs. Les fruits sont de petites capsules contenant de nombreuses graines minuscules. La plante se propage principalement par ses rhizomes souterrains, formant rapidement des colonies denses.
Houttuynia cordata colonise naturellement les zones humides et ombragées, telles que les berges de cours d’eau, les fossés, les sous-bois humides et les prairies marécageuses. Cette espèce préfère les sols riches en matière organique et tolère bien les variations du niveau d’eau. Elle joue un rôle écologique important en stabilisant les berges grâce à son système racinaire dense et en fournissant un habitat pour de nombreux invertébrés aquatiques et terrestres. Bien qu’elle ne soit pas menacée dans son aire de répartition naturelle, Houttuynia cordata est considérée comme une espèce envahissante dans certaines régions où elle a été introduite, notamment en raison de sa capacité remarquable à se régénérer à partir de fragments de rhizomes.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 07 avril 2026.
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