
Le genre Hesperis appartient à la famille des Brassicaceae (crucifères) et comprend environ 30 espèces. Le nom dérive du grec hesperos (soir, vespéral), en référence au parfum nocturne de l’espèce type. Hesperis matronalis (julienne des dames) est la plus connue, cultivée en Europe depuis le Moyen Âge. Le genre est distribué en Europe, en Asie occidentale et centrale. Hesperis est classé dans la tribu des Hesperideae, apparenté à Matthiola (giroflée) et Erysimum (vélar). La julienne des dames fut une plante de jardin très prisée à la Renaissance et à l’époque baroque.
Hesperis matronalis est une plante herbacée bisannuelle ou vivace de 60 à 120 cm. La tige est dressée, ramifiée, pubescente. Les feuilles sont alternes, lancéolées, dentées, sessiles ou brièvement pétiolées. Les fleurs sont groupées en racèmes terminaux allongés, de 2 à 3 cm de diamètre, à 4 pétales disposés en croix, dans des teintes allant du blanc au violet en passant par le rose et le lilas, parfois bicolores. Le parfum est intense, suave et épicé, rappelant le clou de girofle, émis principalement le soir et la nuit pour attirer les papillons nocturnes pollinisateurs. Le fruit est une silique allongée et cylindrique (5-10 cm), légèrement sinueuse, contenant de nombreuses graines brunes.
Hesperis matronalis est originaire d’Europe méridionale et centrale, d’Asie Mineure et du Caucase. Elle pousse dans les haies, les lisières forestières et les prairies humides sur sols riches. Largement cultivée comme ornementale depuis le XVe siècle, elle s’est naturalisée dans une grande partie de l’Europe du Nord et de l’Amérique du Nord, où elle peut devenir envahissante dans les sous-bois humides, notamment au Canada et dans le Midwest américain. Elle est interdite dans certains États. Le parfum vespéral attire les sphinx et les noctuelles. Au jardin, la julienne des dames est appréciée dans les massifs informels, les jardins cottage et les jardins de senteur. Se ressemant abondamment, elle crée des tapis colorés en mai-juin. Les formes doubles, très prisées à l’époque victorienne, sont devenues rares.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 13 mars 2026.
Si le sujet vous intéresse, vous pouvez découvrir notre analyse détaillée pour comprendre les raisons de leur extinction, les enjeux écologiques et les solutions possibles pour que chacun puisse agir à son échelle dès aujourd'hui.