
Le genre Equisetum est le seul genre survivant de la famille des Equisetaceae et de l’ordre des Equisetales, comprenant environ 15 espèces. Le nom dérive du latin equus (cheval) et seta (soie, crin), en référence à la ressemblance des tiges ramifiées avec une queue de cheval. Les Equisetales représentent l’une des lignées végétales les plus anciennes encore existantes, avec des fossiles remontant au Dévonien supérieur (environ 370 millions d’années). Au Carbonifère, les Calamites, ancêtres arborescents des prêles, atteignaient 20 à 30 mètres de hauteur et dominaient les forêts marécageuses.
Les Equisetum sont des plantes herbacées vivaces rhizomateuses de 10 cm à 8 mètres (E. giganteum en Amérique tropicale). Les tiges sont articulées, cannelées, creuses (sauf aux nœuds), et remarquablement imprégnées de silice dans l’épiderme, leur conférant une surface abrasive. Les feuilles sont réduites à de petites écailles verticillées soudées en gaine (manchon) à chaque nœud. Les rameaux, quand présents, sont verticillés et émanent des nœuds. La reproduction s’effectue par des strobiles terminaux contenant des sporangiophores peltés portant des sporanges. Les spores possèdent des élatères — appendices hygroscopiques spiralés qui s’enroulent et se déroulent selon l’humidité, facilitant la dispersion.
Les Equisetum sont quasi-cosmopolites, absents seulement d’Australasie et de l’Antarctique. Ils colonisent les zones humides, les berges, les fossés, les bords de voies ferrées et les terrains vagues, du niveau de la mer à plus de 4000 mètres. E. arvense (prêle des champs) est la plus commune en région tempérée, considérée comme une mauvaise herbe tenace en raison de ses rhizomes profonds (jusqu’à 2 mètres). E. hyemale (prêle d’hiver) était utilisée pour polir le bois et les métaux grâce à sa teneur en silice. Les prêles sont des fossiles vivants emblématiques, témoins de 370 millions d’années d’évolution végétale pratiquement inchangée.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 07 avril 2026.
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