
Le genre Elsholtzia appartient à la famille des Lamiaceae (lamiacées) et comprend environ 40 espèces. Le genre fut nommé en l’honneur du botaniste prussien Johann Sigismund Elsholtz (1623-1688). La distribution est principalement asiatique, centrée sur la Chine (environ 30 espèces) avec des extensions en Asie centrale, en Europe et en Éthiopie. Elsholtzia fait partie de la sous-famille des Nepetoideae, apparenté à Perilla et Mosla. L’espèce la plus connue en Europe est E. ciliata (menthe vietnamienne ou baume d’automne), naturalisée dans de nombreuses régions tempérées.
Les Elsholtzia sont des plantes herbacées annuelles ou vivaces, rarement des sous-arbrisseaux, de 20 à 100 cm. Les tiges sont quadrangulaires (caractère typique des Lamiaceae), ramifiées, souvent pubescentes. Les feuilles sont opposées, ovales à lancéolées, dentées, aromatiques, contenant des huiles essentielles. Les inflorescences sont des épis terminaux unilatéraux (fleurs tournées d’un seul côté), denses et cylindriques, caractéristiques du genre. Les fleurs sont petites (5-8 mm), bilabiées, roses, pourpres ou blanches, avec 4 étamines. L’arôme varie selon les espèces : mentholé, citronné ou épicé. Le fruit est composé de 4 nucules lisses. E. stauntonii est un sous-arbrisseau de 1,5 m, ligneux à la base.
Elsholtzia est principalement distribué en Asie tempérée et subtropicale, avec un centre de diversité en Chine. E. ciliata s’est largement naturalisée en Europe et en Amérique du Nord, colonisant les friches, les berges et les jardins abandonnés. E. stauntonii est cultivée comme arbuste ornemental d’automne en Europe et en Amérique du Nord, appréciée pour sa floraison tardive (septembre-octobre) en épis roses parfumés quand peu d’autres arbustes fleurissent. En cuisine asiatique, E. ciliata est utilisée comme condiment aromatique au Vietnam et en Corée (variété de shiso). Plusieurs espèces chinoises sont utilisées en médecine traditionnelle comme diaphorétiques et antifébriles. E. haichowensis est étudiée en phytoremédiation pour sa tolérance aux sols contaminés par le cuivre.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 09 mars 2026.
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