
Le genre Cinnamomum appartient à la famille des Lauraceae et comprend environ 250 espèces d’arbres et arbustes aromatiques. Le nom dérive du grec kinnamomon, lui-même emprunté à l’hébreu qinnamon. Le genre est l’un des plus importants des Lauraceae, avec des espèces d’intérêt économique majeur. Le cannelier (C. verum) et le cassia (C. cassia) figurent parmi les épices les plus anciennes et les plus précieuses du commerce mondial, mentionnées dans des textes égyptiens datant de 1500 av. J.-C. Le centre de diversité est l’Asie du Sud et du Sud-Est.
Les Cinnamomum sont des arbres sempervirents de 5 à 30 mètres, à écorce aromatique. Les feuilles sont opposées ou subopposées, coriaces, à nervation caractéristique avec 3 nervures principales partant de la base et convergentes vers l’apex (nervation acrodrome). Les jeunes feuilles sont souvent rougeâtres ou rosées. Les fleurs sont petites, blanc verdâtre ou jaunâtres, groupées en panicules axillaires ou terminales, à 6 tépales. Les 9 étamines fertiles sont disposées en 3 verticilles, les anthères des deux verticilles externes s’ouvrant vers l’intérieur et celles du troisième vers l’extérieur. Le fruit est une drupe ovoïde contenue dans un cupule tronqué, noir violacé à maturité. L’huile essentielle est riche en cinnamaldéhyde (écorce) ou en eugénol (feuilles) selon les espèces.
Les Cinnamomum sont distribués dans les régions tropicales et subtropicales d’Asie, d’Australasie et de quelques îles du Pacifique. Ils occupent les forêts tropicales humides de plaine et de montagne. C. verum (cannelle de Ceylan) est originaire du Sri Lanka. C. cassia (casse de Chine) est natif du sud de la Chine. C. camphora (camphrier) est l’arbre emblématique des paysages d’Asie orientale, source de camphre naturel. Ce dernier est devenu invasif dans certaines régions subtropicales (Australie, Hawaï, sud-est des États-Unis). Le commerce de la cannelle a été l’un des moteurs de l’exploration européenne vers l’Orient et a façonné l’histoire coloniale du Sri Lanka.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 13 mars 2026.
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