Le Gui (Viscum album) est un arbuste parasite semi-persistant appartenant à la famille des Loranthaceae. Mesurant généralement 30 à 100 cm de diamètre, il se développe en boule compacte sur les branches des arbres hôtes, principalement les pommiers, poiriers, peupliers et saules. Doté d'un feuillage vert jaunâtre persistant composé de feuilles opposées et charnues, le Gui se distingue par ses petites fleurs jaunes discrètes qui fleurissent de février à avril. Originaire d'Europe, d'Afrique du Nord et d'Asie occidentale, il se propage par ses baies blanc translucide contenant des graines très collantes. Son mode de vie parasitaire lui permet de s'enraciner profondément dans l'écorce de ses hôtes pour y puiser eau et nutriments.
Le Gui joue un rôle écologique ambivalent dans les écosystèmes forestiers et agricoles. Bien que parasite, il constitue une source alimentaire précieuse pour de nombreux oiseaux, notamment les grives et merles, qui se nourrissent de ses baies et contribuent à sa dispersion. Ces oiseaux consomment les baies et dispersent les graines gluantes à travers leurs fientes, permettant la colonisation de nouveaux arbres hôtes. Cependant, son développement excessif peut affaiblir les arbres infestés, réduisant leur vigueur. Le Gui est traditionnel dans les écosystèmes tempérés européens et représente une composante importante de la diversité végétale. Son abondance dépend de la présence d'arbres hôtes appropriés et des populations d'oiseaux disséminateurs.
Espèce observée dans 54 pays à travers le monde.
Historiquement, le Gui est célèbre dans les traditions populaires et celtiques comme plante aux propriétés magiques et médicinales. En médecine traditionnelle, des extraits de Gui ont été utilisés pour traiter l'hypertension, renforcer le système immunitaire et possèderaient des propriétés antitumorales en phase d'étude. Les baies contiennent de la viscotoxine, molécule complexe responsable à la fois de ses effets thérapeutiques potentiels et de sa toxicité. La plante a longtemps intéressé la pharmacologie moderne, notamment en Europe centrale. Toutefois, ses bienfaits supposés ne justifient jamais une consommation directe, en raison de l'extrême dangerosité de ses baies. Son usage demeure réservé à des préparations pharmaceutiques contrôlées.
Le Gui ne se cultive pas au sens classique : c'est un parasite obligatoire qui nécessite un arbre hôte vivant pour se développer. Il prospère en exposition variable (soleil, mi-ombre, ombre) et demande un arrosage moyen naturellement fourni par l'humidité de l'écorce hôte. Totalement rustique, il supporte tous les types de sols car il se nourrit via ses racines parasites. Le feuillage persistant le rend visible toute l'année. Pour l'établir, il faut broyer des baies fraîches sur l'écorce d'un arbre compatible en hiver. La floraison et la fructification interviennent naturellement en février-avril, sans intervention humaine nécessaire. Aucun entretien n'est requis, bien que certains arbor icultures éliminent les infestations trop importantes pour préserver la santé de leurs arbres fruitiers.