Aeluropus littoralis, communément appelé Dactyle des grèves, est une graminée vivace appartenant à la famille des Poaceae. Cette herbe de petite à moyenne taille développe un port touffu et compact, caractérisé par des feuilles fines et linéaires de couleur vert-gris. Elle atteint généralement 30 à 60 cm de hauteur. Native des régions côtières méditerranéennes et des zones littorales de l'Afrique du Nord, cette espèce s'est adaptée aux environnements extrêmement salés et sableux. Le nom « littoralis » évoque précisément son habitat naturel des rivages maritimes. Elle produit des épillets caractéristiques des graminées, disposés en inflorescences étroites et allongées. Son feuillage est caduc, ce qui signifie qu'elle perd ses parties aériennes en hiver dans les régions tempérées.
Le Dactyle des grèves joue un rôle important dans la stabilisation des écosystèmes côtiers et halophiles. Ses racines profondes contribuent à la fixation des sédiments sableux et à la prévention de l'érosion des rivages. Cette graminée tolère l'exposition directe au sel marin et les conditions extrêmes du littoral, formant souvent des peuplements pionniers sur les cordons littoraux. Elle constitue un fourrage naturel pour les herbivores côtiers et propose une ressource alimentaire limitée aux insectes spécialisés des zones salées. Face aux pressions anthropiques, notamment la pollution des océans et l'urbanisation croissante des littoraux, les populations d'Aeluropus littoralis subissent un déclin. Le réchauffement climatique affecte aussi indirectement ces écosystèmes sensibles aux variations du niveau des mers.
Espèce observée dans 18 pays à travers le monde.
Bien que peu utilisée en phytothérapie occidentale traditionnelle, Aeluropus littoralis présente des intérêts pour la phytoremédiation et l'amélioration des sols dégradés en contexte côtier. Comme les autres Poaceae, elle possède des propriétés de consolidation des sols grâce à son système racinaire développé. Cette graminée a été explorée pour sa capacité à tolérer et accumiler les sels, la rendant intéressante pour la réhabilitation de terres salinisées. En médecine traditionnelle nord-africaine, certaines graminées littorales sont utilisées de façon marginale. Son principal intérêt réside dans ses applications écologiques : stabilisation des dunes, fixation des sables et création d'habitats côtiers pour la faune. Elle offre également une valeur ornementale modérée pour les jardins côtiers méditerranéens.
Aeluropus littoralis excelle dans les conditions extrêmes où peu de plantes survient. Elle demande une exposition en plein soleil pour un développement optimal et s'adapte parfaitement aux sols sableux et côtiers. L'arrosage doit être faible, car cette espèce tolère bien la sécheresse et les brumes salées marines ; un excès d'humidité peut s'avérer néfaste. Sa semi-rusticité implique une protection dans les régions aux hivers très rigoureux, bien qu'elle résiste généralement aux gelées modérées. La plantation s'effectue de préférence au printemps. Aucun engrais n'est nécessaire ; cette herbe s'épanouit sur sols pauvres et très salés. Son entretien est minimal après l'établissement. La floraison intervient de mai à août, produisant des épillets discrets mais caractéristiques. Cette plante vivace devient idéale pour les jardins côtiers méditerranéens, les restaurations de littoraux ou les applications de génie écologique.