Interview d’Arnaud Bruckler : Fondateur du site Conservation Nature

Arnaud Bruckler est un entrepreneur français passionné par les projets web à impact. Fondateur de la société Kaviar Creative, il a créé Conservation Nature, un média en ligne dédié à l’écologie et à la biodiversité. De l’encyclopédie des plantes aux animaux en voie de disparition, en passant par des podcasts sur l’écologie, son projet réunit aujourd’hui une communauté engagée autour des enjeux environnementaux. Rencontre avec un créateur qui allie expertise technique et engagement écologique.

Est-ce que tu peux te présenter ?

Je m’appelle Arnaud Bruckler et j’ai commencé à travailler dans le domaine du web en 2010. Je propose notamment des services en tant que consultant SEO depuis 2012 pour différentes startups en France et à l’international. À côté de ça, j’ai monté la société « Kaviar Creative » qui me permet d’éditer des médias en ligne comme celui de Conservation Nature. Je suis avant tout passionné par l’idée de monter des projets complexes en utilisant de grands volumes de données pour répondre à des besoins spécifiques des internautes. C’est ce qui m’a notamment permis de créer toute la partie « encyclopédie des plantes » sur ce site, ou encore le site « Geek Planet« , qui est la plus grande plateforme en France pour les objets de collection liés à la pop culture.

Est-ce que tu peux nous parler un peu plus de cette encyclopédie des plantes ?

Oui, bien sûr ! Comme j’en parle dans cette interview de 2019, le projet s’appelait initialement « Floralia Nature » et le but était de proposer une encyclopédie avec plus de 10 000 espèces de plantes. J’ai ajouté progressivement un moteur de recherche très complet pour filtrer les résultats suivant différents critères comme la période de floraison, la couleur des fleurs, le besoin en eau, l’exposition lumineuse, ou encore la forme végétale (arbres, arbustes, graminées, etc.), avec la possibilité de combiner plusieurs filtres. On peut par exemple chercher un arbuste à floraison violette, qui demande peu d’eau et qui fleurit en juillet, afin de trouver la lavande. Une recherche par nom (latin ou français) est aussi possible. L’objectif était de permettre à n’importe qui de trouver rapidement la plante adaptée à son besoin, puis d’accéder à des fiches d’entretien claires et actionnables. Le projet a par la suite changé de nom pour devenir « Conservation Nature » en raison de plusieurs problèmes techniques, mais l’encyclopédie des plantes est toujours présente.

Ce changement de nom a aussi été l’occasion pour toi de faire évoluer le projet ?

Effectivement, j’ai par la suite ajouté une partie encyclopédie sur les animaux en voie de disparition, une grande section sur l’écologie avec de nombreux épisodes de podcast qui sont encore aujourd’hui consultés sur notre chaîne YouTube, ainsi que toute une partie sur le bien-être naturel. L’idée était de montrer que tout est lié et que nos modes de consommation ont un impact jusqu’à l’autre bout du monde. Que ce soit l’appauvrissement des écosystèmes ou les menaces sur la biodiversité, nous avions à cœur, avec mon équipe, de sensibiliser chaque jour de nouvelles personnes aux menaces écologiques qui pèsent sur notre planète. À force de créer du contenu, on arrive progressivement à lier le tout, comme par exemple avec notre espace « fruits » dans lequel on arrive à lier l’ananas avec son origine botanique, ses bienfaits pour le corps, son usage (que ce soit en cuisine ou en phytothérapie), ou encore des conseils pour choisir les meilleurs produits ainsi que les défis écologiques qui y sont liés.

Comment fais-tu pour financer le projet ?

Initialement, tout le projet a été conçu avec mon argent personnel ainsi que sur mon temps libre. Après, il a tout de même fallu rémunérer les experts qui ont produit du contenu ; cette monétisation est passée par la publicité. On la retrouve au fil des articles, mais aussi grâce à une section « idées cadeaux » où l’on propose une sélection des meilleurs produits que nous avons repérés sur les plus grandes boutiques en ligne. Ce système de rémunération est appelé « affiliation » : il consiste à toucher une commission si une personne clique sur un des liens et passe un achat, sans que ça ne lui coûte plus cher. C’est au final un système de recommandation qui reste assez sain, surtout par rapport aux produits qui sont recommandés. Une dernière partie concerne la publication de contenu pour les marques, mais on essaie toujours de sélectionner celles qui sont alignées avec nos valeurs, tout en produisant des contenus de qualité.

Quelle est la chose qui te rend le plus fier sur ce projet ?

En dehors de la super équipe qui me permet de porter le projet au quotidien, je dirais que c’est la fidélité des internautes envers notre démarche ainsi que la confiance des marques avec lesquelles on a collaboré. Pour en citer quelques-unes comme Jardiland, Gamm vert, Kusmi Tea, Nature & Découvertes, ou encore Maisons du Monde, je suis vraiment ravi que notre collaboration ait pu permettre de diffuser nos valeurs communes.

Comment vois-tu l’avenir du projet ?

On va faire notre possible pour maintenir un travail de haute qualité sur les contenus que nous produisons, garder un équilibre financier sur la durée pour que le projet continue de fonctionner, et diffuser toujours plus loin notre message de sensibilisation.