
Le genre Theobroma appartient à la famille des Malvaceae (ordre des Malvales, anciennement classé dans les Sterculiaceae) et comprend une vingtaine d’espèces d’arbres tropicaux. Son nom, forgé par Linné en 1753, signifie littéralement « nourriture des dieux » en grec (theos = dieu, broma = nourriture). Le genre est originaire des forêts tropicales humides d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud, avec un centre de diversité en haute Amazonie.
Les Theobroma sont des arbres de sous-bois sempervirents, atteignant 4 à 20 m de hauteur selon les espèces, adaptés à la vie sous couvert forestier. Les feuilles sont simples, alternes, grandes et pendantes, à limbe entier ou légèrement lobé. L’écorce est lisse et grisâtre. Une caractéristique remarquable du genre est la cauliflorie : les fleurs et les fruits poussent directement sur le tronc et les branches principales, adaptation facilitant la pollinisation par les insectes du sous-bois.
Les fleurs sont petites (1 à 2 cm), à 5 pétales complexes en capuchon, de couleur blanche à rosée, portées en bouquets sur le bois ancien. La pollinisation est assurée par de minuscules moucherons du genre Forcipomyia (Ceratopogonidae), seuls insectes assez petits pour accéder à la fleur. Le fruit est une grosse baie indéhiscente appelée cabosse chez T. cacao, contenant 20 à 60 graines enrobées d’une pulpe mucilagineuse blanche et sucrée. Ces graines, après fermentation et séchage, constituent les fèves de cacao.
Le cacaoyer (T. cacao) est domestiqué depuis plus de 5 000 ans par les civilisations mésoaméricaines : Olmèques, Mayas et Aztèques l’utilisaient comme monnaie d’échange et boisson rituelle (xocolātl). Aujourd’hui, la production mondiale de cacao dépasse 5 millions de tonnes, principalement en Afrique de l’Ouest (Côte d’Ivoire et Ghana assurent plus de 60 % de la production). Les populations sauvages de plusieurs espèces du genre sont menacées par la déforestation en Amazonie. T. grandiflorum (cupuaçu) est un fruit populaire au Brésil dont la pulpe sert à produire boissons, glaces et une pâte comparable au chocolat.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 05 mars 2026.
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