
Le genre Stokesia appartient à la famille des Asteraceae, tribu des Vernonieae, et ne comprend qu’une seule espèce : Stokesia laevis, l’aster de Stokes. Le genre fut nommé en l’honneur du médecin et botaniste anglais Jonathan Stokes (1755-1831). C’est la seule espèce de Vernonieae indigène d’Amérique du Nord, les autres membres de la tribu étant principalement tropicaux. La position isolée de Stokesia dans les Vernonieae nord-américaines a conduit certains auteurs à proposer une tribu distincte (Stokesieae), mais les analyses moléculaires maintiennent le genre dans les Vernonieae.
Stokesia laevis est une plante herbacée vivace de 30 à 60 cm, formant une rosette basale persistante. Les feuilles basales sont oblancéolées, entières, coriaces, de 15 à 20 cm, à nervure médiane blanche proéminente, épineuses à la base. Les feuilles caulinaires sont progressivement réduites et épineuses-dentées. Les capitules sont solitaires ou peu nombreux, terminaux, de grande taille (7 à 10 cm de diamètre), spectaculaires pour une Asteraceae. Les fleurs marginales ont des corolles profondément divisées en lobes rayonnants allongés, bleu lavande (le plus commun), blanches, roses, jaunes ou pourpres. Les fleurs centrales sont plus petites. L’involucre est entouré de bractées foliacées épineuses.
Stokesia laevis est endémique des plaines côtières du sud-est des États-Unis, de la Caroline du Sud à la Louisiane et au nord de la Floride. Elle pousse dans les savanes à pins humides, les prairies ouvertes et les fossés sur sols acides et sableux, souvent en association avec Pinus palustris (pin des marais). Ces habitats de savane humide sont parmi les plus menacés d’Amérique du Nord, dépendant des feux réguliers pour maintenir leur ouverture. En culture, Stokesia est une vivace populaire des jardins tempérés, facile à cultiver, tolérante à la chaleur et à l’humidité, fleurissant de juin à septembre. Les cultivars modernes offrent une gamme de couleurs élargie et des formes naines adaptées aux bordures.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 45.2% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 18 mars 2026.
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