
Le genre Scorzonera appartient à la famille des Asteraceae et comprend environ 160 espèces réparties principalement en Europe, Asie occidentale et Afrique du Nord. Le nom Scorzonera dérive de l’italien « scorzone », signifiant vipère, en référence aux propriétés supposées de certaines espèces contre les morsures de serpents. Ce genre de plantes herbacées vivaces se caractérise par ses racines pivotantes souvent charnues et ses capitules solitaires de fleurs ligulées jaunes.
Les scorsonères présentent un port dressé pouvant atteindre 30 à 120 centimètres de hauteur selon les espèces. Leurs tiges sont généralement simples ou peu ramifiées, creuses et contiennent un latex blanc. Les feuilles, disposées en rosette basale et alternes le long de la tige, sont entières, linéaires à oblongues, parfois profondément découpées comme chez Scorzonera laciniata.
Les capitules terminaux, portés par des pédoncules souvent renflés, ne contiennent que des fleurs ligulées jaunes hermaphrodites. L’involucre est formé de bractées imbriquées sur plusieurs rangs. Les fruits sont des akènes allongés, côtelés, surmontés d’une aigrette de soies plumeuses facilitant la dispersion par le vent. La racine pivotante, particulièrement développée chez Scorzonera hispanica, constitue un organe de réserve riche en inuline.
Les scorsonères colonisent principalement les prairies sèches, les pelouses calcaires, les friches et les bords de chemins. Ces plantes héliophiles s’adaptent aux sols pauvres et bien drainés, souvent calcaires. Leurs fleurs attirent de nombreux insectes pollinisateurs, notamment les abeilles, les papillons et les diptères. Plusieurs espèces comme Scorzonera humilis constituent des indicatrices de prairies oligotrophes en régression, justifiant leur statut de protection dans certaines régions européennes.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 17 mars 2026.
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