
Le genre Sclerocarya appartient à la famille des Anacardiacées et comprend une seule espèce reconnue, Sclerocarya birrea, communément appelée marula. Le nom générique dérive du grec « skleros » signifiant dur et « karyon » désignant le noyau, en référence au noyau lignifié très résistant de ses fruits. Ce genre monotypique trouve son origine dans les régions tropicales et subtropicales d’Afrique, où il constitue un élément caractéristique de la flore indigène depuis des millénaires.
Sclerocarya birrea se présente sous la forme d’un arbre de taille moyenne à grande, pouvant atteindre 15 à 20 mètres de hauteur. Son tronc développe une écorce gris-brun caractéristique qui se desquame en plaques. Les feuilles composées, pennées et caduques, comptent généralement 7 à 23 folioles oblongues à elliptiques, d’un vert brillant pendant la saison de croissance.
Les fleurs, de couleur blanc-verdâtre à rose pâle, apparaissent avant ou en même temps que les nouvelles feuilles, disposées en panicules terminales. Cette espèce est dioïque, présentant des fleurs mâles et femelles sur des individus séparés. Les fruits sont des drupes jaunâtres de 2 à 4 centimètres de diamètre, contenant un noyau très dur qui renferme une à trois graines oléagineuses.
Sclerocarya birrea prospère dans les savanes boisées, les forêts claires et les zones semi-arides d’Afrique subsaharienne, depuis le Sénégal jusqu’en Afrique du Sud. Cette espèce tolère remarquablement bien la sécheresse et les sols pauvres, jouant un rôle écologique important en fournissant nourriture et abri à de nombreuses espèces animales. Les fruits constituent une ressource alimentaire cruciale pour les éléphants, les primates et de nombreux oiseaux qui assurent la dispersion des graines. L’arbre revêt une importance culturelle et économique majeure pour les populations locales, ses fruits étant utilisés pour produire une boisson alcoolisée traditionnelle.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 07 avril 2026.
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