Les Phormiaceae constituaient une famille de plantes monocotylédones aujourd’hui généralement intégrée dans les Asphodelaceae (ou les Hemerocallidaceae) selon les classifications APG. Le genre principal Phormium comprend 2 espèces endémiques de Nouvelle-Zélande. Le nom dérive du grec phormion (petite natte, corbeille), en référence à l’utilisation traditionnelle des fibres foliaires par les Māori. Le genre fut décrit par Johann Reinhold Forster et Georg Forster en 1776, lors du second voyage du capitaine Cook dans le Pacifique.
Les Phormium sont des plantes herbacées vivaces, rhizomateuses, formant de grandes touffes denses. Les feuilles sont basales, distiques (en éventail), ensiformes, coriaces et fibreuses, pouvant atteindre 3 mètres de longueur chez P. tenax (lin de Nouvelle-Zélande). Elles sont pliées en V à la base et contiennent des fibres parmi les plus résistantes du règne végétal. La hampe florale, de 2 à 5 mètres, porte une panicule de fleurs tubulaires, rouge foncé à orangées chez P. tenax, jaune verdâtre chez P. cookianum. Les étamines sont longuement exsertes. Le fruit est une capsule triloculaire pendante, noire, contenant des graines ailées noires et brillantes.
Phormium tenax et P. cookianum sont tous deux endémiques de Nouvelle-Zélande et des îles subantarctiques néo-zélandaises. P. tenax colonise les marécages, les berges de cours d’eau, les zones côtières et les terrains humides de basse altitude. P. cookianum occupe les pentes rocheuses et les forêts de montagne. Les fleurs sont pollinisées par les oiseaux nectarivores (tui, bellbird) et produisent un abondant nectar. Le lin de Nouvelle-Zélande était la plante la plus importante de la culture Māori après le kūmara, ses fibres (muka) servant à fabriquer cordes, filets de pêche, vêtements et voiles de pirogue. L’espèce s’est naturalisée dans plusieurs régions tempérées océaniques du monde.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 45.2% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 18 mars 2026.
Si le sujet vous intéresse, vous pouvez découvrir notre analyse détaillée pour comprendre les raisons de leur extinction, les enjeux écologiques et les solutions possibles pour que chacun puisse agir à son échelle dès aujourd'hui.