
Le genre Parrotia appartient à la famille des Hamamelidaceae et fut nommé en l’honneur du naturaliste allemand Friedrich Parrot (1791-1841), célèbre pour sa première ascension du mont Ararat. Le genre ne comprend classiquement qu’une seule espèce, Parrotia persica, l’arbre de fer de Perse, bien qu’une seconde espèce, P. subaequalis, ait été décrite en Chine orientale. Cette distribution disjointe Iran-Chine est un exemple classique de relique tertiaire, témoignant de la vaste aire de répartition du genre avant les glaciations quaternaires qui ont fragmenté son habitat.
Parrotia persica est un arbre caduc de 6 à 15 m, souvent multi-tronc, à l’écorce remarquable se desquamant en plaques pour révéler des nuances de crème, vert olive et brun rosé, rappelant celle du platane. Les feuilles sont alternes, obovales, ondulées, de 6-12 cm, d’abord pourpre bronze au débourrement printanier. C’est en automne que l’arbre excelle : le feuillage se pare d’un dégradé extraordinaire de jaune, orange, écarlate et pourpre, souvent sur la même feuille. Les fleurs, sans pétales, apparaissent en fin d’hiver avant les feuilles, formant de petits glomérules d’étamines rouge vif entourées de bractées brunes veloutées.
Parrotia persica est endémique des forêts hyrcaniennes du nord de l’Iran et de l’Azerbaïdjan, le long de la côte sud de la mer Caspienne. Ces forêts relictuelles, classées au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2019, abritent une flore tertiaire remarquablement préservée grâce au microclimat humide de la région. Parrotia y forme des peuplements mixtes avec Zelkova, Pterocarya et Albizia. L’arbre tolère une large gamme de sols, résiste au froid (-25°C) et aux maladies, ce qui en fait un arbre ornemental d’avenir pour les villes européennes face au changement climatique. La déforestation et la conversion agricole menacent ses populations naturelles.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 45.2% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 18 mars 2026.
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