
Le genre Othonna appartient à la famille des Asteraceae et comprend environ 120 espèces de plantes succulentes. Le nom Othonna dérive du grec ancien « othonê » signifiant toile de lin, probablement en référence à l’aspect cotonneux de certaines espèces. Ce genre est endémique d’Afrique australe, avec une concentration particulière dans la région du Cap en Afrique du Sud, où la majorité des espèces ont évolué dans des conditions climatiques semi-arides.
Les Othonna présentent une grande diversité morphologique, allant de petites plantes herbacées à des arbustes pouvant atteindre 2 mètres de hauteur. Leurs tiges sont souvent charnues et leurs feuilles, généralement alternes, peuvent être cylindriques, spatulées ou linéaires selon les espèces. Othonna capensis développe des feuilles en forme de pickle, tandis qu’Othonna arbuscula forme un petit arbuste aux tiges épaisses.
Les inflorescences sont des capitules typiques des Asteraceae, généralement jaunes et solitaires ou groupées en corymbes. Les fleurs ligulées périphériques entourent un disque central de fleurs tubulées. Les fruits sont des akènes munis d’un pappus plumeux facilitant la dispersion par le vent. Certaines espèces comme Othonna herrei présentent des adaptations remarquables à la sécheresse avec des tiges fortement succulentes.
Les Othonna colonisent principalement les régions arides et semi-arides d’Afrique australe, particulièrement les affleurements rocheux, les pentes rocailleuses et les zones côtières. Ces plantes ont développé des stratégies d’adaptation remarquables aux conditions xériques, stockant l’eau dans leurs tissus succulents. La pollinisation est principalement assurée par les insectes, notamment les abeilles et les papillons, attirés par leurs capitules colorés. Bien que localement abondantes, certaines espèces présentent des aires de répartition très restreintes, les rendant vulnérables aux perturbations anthropiques et aux changements climatiques.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 45.2% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 18 mars 2026.
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