
Le genre Oryza appartient à la famille des Poaceae (sous-famille des Oryzoideae, tribu des Oryzeae) et comprend environ 22 espèces. Le nom dérive du grec oryza, emprunté à un terme asiatique ancien. Le genre comprend deux espèces cultivées : O. sativa (riz asiatique, domestiqué en Chine il y a environ 9000 ans) et O. glaberrima (riz africain, domestiqué en Afrique de l’Ouest il y a environ 3000 ans). Le riz asiatique se divise en deux sous-espèces principales : indica (à grains longs) et japonica (à grains ronds). Le riz nourrit plus de la moitié de la population mondiale.
Les Oryza sont des graminées annuelles ou vivaces, de 50 à 180 cm. Les tiges (chaumes) sont dressées, creuses, avec des nœuds proéminents. Les feuilles sont alternes, à limbe linéaire-lancéolé de 30 à 60 cm, à ligule membraneuse bifide caractéristique et auricules falciformes embrassant la tige. L’inflorescence est une panicule terminale de 20 à 30 cm, lâche ou compacte. Chaque épillet contient une seule fleur fertile enfermée entre deux glumelles : la lemma (souvent aristée) et la paléa. Le caryopse (grain) est entouré par les glumelles persistantes formant la balle. Le grain décortiqué est le riz brun ; poli, il devient le riz blanc. Le système racinaire développe un aérenchyme extensif permettant la survie en conditions anaérobies.
Les espèces sauvages d’Oryza sont réparties dans les régions tropicales et subtropicales d’Asie, d’Afrique, d’Australie et d’Amérique du Sud. Les ancêtres sauvages du riz cultivé (O. rufipogon, O. nivara) poussent dans les zones marécageuses d’Asie du Sud et du Sud-Est. Le riz cultivé est unique parmi les céréales par sa culture en conditions inondées (riziculture irriguée), exploitant l’adaptation physiologique du genre aux sols saturés d’eau. Les rizières inondées constituent l’un des plus vastes écosystèmes agricoles de la planète, couvrant plus de 160 millions d’hectares. Les espèces sauvages constituent un réservoir génétique crucial pour l’amélioration de la résistance aux maladies et aux stress abiotiques.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 15 avril 2026.
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