
Le genre Nidularium appartient à la famille des Bromeliaceae et comprend environ quarante espèces de plantes épiphytes néotropicales. Le nom latin Nidularium dérive du latin « nidulus » signifiant « petit nid », en référence à la disposition caractéristique des feuilles centrales qui forment une rosette compacte rappelant un nid. Ce genre fut établi en 1854 par le botaniste français Charles Antoine Lemaire. L’aire d’origine du genre s’étend principalement sur la façade atlantique du Brésil, avec quelques espèces présentes en Guyane française et au Venezuela.
Les Nidularium sont des broméliacées épiphytes de taille moyenne, mesurant généralement entre 30 et 60 centimètres de diamètre. Leurs feuilles coriaces, disposées en rosette basale, présentent souvent des marges dentées et une coloration vert foncé marquée de bandes transversales plus claires. La base élargie des feuilles forme une citerne naturelle qui collecte l’eau de pluie et les débris organiques.
L’inflorescence, de type capitule, émerge du centre de la rosette et reste généralement cachée par les bractées colorées. Les fleurs, petites et tubulaires, sont habituellement blanches ou violacées. Les fruits sont des baies charnues contenant de nombreuses graines ailées. Une particularité remarquable du genre réside dans la coloration spectaculaire des bractées centrales qui deviennent rouge vif, rose ou orange lors de la floraison.
Dans leur milieu naturel, les Nidularium colonisent principalement les forêts tropicales humides de basse et moyenne altitude, où ils croissent en épiphytes sur les troncs et branches des arbres. Ces broméliacées jouent un rôle écologique important en créant des micro-écosystèmes aquatiques dans leurs citernes foliaires, abritant diverses espèces de micro-organismes, d’insectes et parfois de petites grenouilles. La pollinisation est généralement assurée par les colibris, attirés par les bractées colorées et le nectar des fleurs. Bien que certaines espèces soient encore communes localement, la déforestation menace plusieurs populations de Nidularium, particulièrement celles endémiques à des zones restreintes de la Mata Atlântica brésilienne.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 07 avril 2026.
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