
Le genre Mespilus appartient à la famille des Rosaceae (sous-famille des Amygdaloideae, tribu des Maleae) et ne comprend qu’une seule espèce : Mespilus germanica, le néflier commun. Le nom Mespilus dérive du grec mespilon, attesté chez Théophraste. Malgré son épithète germanica, l’espèce est originaire d’Asie Mineure et de la région du Caucase. Les analyses moléculaires ont révélé que Mespilus est très proche du genre Crataegus (aubépines), au point que certains auteurs proposent de l’y intégrer.
Mespilus germanica est un petit arbre ou grand arbuste caduc de 3 à 6 mètres, souvent tortueux, à écorce gris-brun fissurée. Les feuilles sont alternes, grandes (8 à 15 cm), oblongues-lancéolées, pubescentes en dessous, à marge finement dentée. Les fleurs solitaires, terminales, sont grandes (3 à 5 cm de diamètre), à cinq pétales blancs et nombreuses étamines à anthères rouges. Le fruit (nèfle) est un piridion brun de 2 à 3 cm, couronné par les sépales persistants et étalés formant une structure ouverte caractéristique. La chair est dure et astringente à la récolte ; elle devient consommable après blettissement, un processus de sénescence contrôlée qui ramollit les tissus et transforme les tanins.
Mespilus germanica est originaire des forêts claires et lisières de la région irano-touranienne, du Caucase et d’Asie Mineure. L’espèce fut introduite en Europe par les Romains et s’est naturalisée dans le sud et le centre du continent. Elle occupe les haies, les lisières forestières et les terrains calcaires bien drainés. Le blettissement naturel des fruits, nécessitant les premières gelées, est facilité par la pourriture brune (Monilinia). Le néflier fut un arbre fruitier courant au Moyen Âge européen, mentionné par Charlemagne dans le Capitulaire De Villis, avant de décliner face aux fruits exotiques importés.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 13 mars 2026.
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